Dominique Aplogan

médecin et homme politique béninois From Wikipedia, the free encyclopedia

Dominique Aplogan, né le à Abomey au Dahomey (actuel Bénin) et mort en au Bénin, est un médecin et homme politique béninois.

PrésidentChristophe Soglo
PrédécesseurMarcel Dadjo
SuccesseurIssa Raïmi Lawani
PrésidentChristophe Soglo
Faits en bref Fonctions, Ministre des Transports et des Postes et Télécommunications ...
Dominique Aplogan
Fonctions
Ministre des Transports et des Postes et Télécommunications

(7 mois et 1 jour)
Président Christophe Soglo
Prédécesseur Marcel Dadjo
Successeur Issa Raïmi Lawani
Ministre délégué à la Présidence, chargé de la Défense nationale

(1 mois et 16 jours)
Président Christophe Soglo
Prédécesseur Philippe Aho
Successeur Christophe Soglo
Ministre des Postes et Télécommunications

(1 mois et 17 jours)
Président Hubert Maga
Prédécesseur Victorien Gbaguidi
Successeur Hubert Maga
Secrétaire d'État chargé des Affaires africaines et malgaches

(9 mois et 16 jours)
Président Hubert Maga
Prédécesseur Fonction créée
Député

(1 an, 8 mois et 9 jours)
Élection Législatives
Premier ministre Hubert Maga[n 1]
Conseiller général

(5 ans, 2 mois et 25 jours)
Élection Législatives
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Abomey (Dahomey)
Date de décès (à 76 ans)
Lieu de décès Bénin
Nationalité Béninoise
Parti politique UPD
BPA
Diplômé de École normale William-Ponty
École de médecine de l'AOF
Profession Médecin
Distinctions Commandeur de l'ordre national du Bénin (1963)
Grand officier de l'ordre national du Bénin (1967)

Signature de Dominique Aplogan
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Biographie

Issu d'une famille de chefs influents, Dominique Aplogan naît le à Abomey, au Dahomey[1],[2]. Il effectue ses études secondaires à l'École primaire supérieure Victor-Ballot à Porto-Novo ; il est de la promotion 1927[3]. Il intègre ensuite l'École normale William-Ponty au Sénégal[4], puis rentre à l'École de médecine de l'AOF[5]. Issu de la promotion 1935, il devient « médecin africain »[n 2],[5],[6].

Engagé lors la Seconde Guerre mondiale, Dominique Aplogan en sort mutilé[5]. De retour au Dahomey pour y exercer son métier[7], il entre rapidement en politique. Sous l'étiquette de l'Union progressiste dahoméenne, il se présente aux premières élections territoriales de son pays[8],[n 3]. Il est élu conseiller général le 5 janvier 1947[9]. Il échoue à se faire réélire aux élections suivantes en 1952 mais devient député en 1959 lors des dernières législatives organisées sous tutelle française avant l'indépendance du Dahomey[6].

Entre temps, il est le colistier d'Émile Poisson (tête de liste du Bloc populaire africain) aux élections législatives françaises de 1951[10] mais la paire ne parvient pas à gagner et s'efface devant Sourou Migan Apithy de l'Union française[n 4] et Hubert Maga du Groupement ethnique du Nord-Dahomey[n 5], devenant les deux représentants du Dahomey à la Chambre des députés française.

Malgré son engagement politique, Dominique Aplogan ne cesse pas de pratiquer son activité professionnelle, il est d'ailleurs promu, le , médecin-chef de la circonscription médicale de Cotonou[11]. Quelques mois plus tard, Hubert Maga l'appelle à rejoindre son gouvernement, d'abord en tant que secrétaire d'État chargé des Affaires africaines et malgaches, le [12], puis comme ministre des Postes et Télécommunications, à partir du [13]. Il conserve sa fonction jusqu'au suivant et le coup d'État orchestré par le colonel Christophe Soglo[14]. Ce dernier le nomme, le , ministre délégué à la Présidence, chargé de la Défense nationale[15] puis, le de la même année, ministre des Transports et des Postes et Télécommunications[16]. Il le demeure jusqu'à la chute de Christophe Soglo, victime à son tour d'un putsch militaire, le . Dominique Aplogan est remplacé par le capitaine Issa Raïmi Lawani[17].

Dominique Aplogan meurt au Bénin le [1].

Distinctions

Notes et références

Bibliographie

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