Dominique Kosseyo
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Dominique Kosseyo, né en 1919 près de Bria en Oubangui-Chari, mort le , est un militaire centrafricain.
Tirailleur exemplaire dans les Bataillons de marche pendant la Seconde Guerre mondiale au service de la France libre, il est Compagnon de la Libération dès 1941, chevalier de la Légion d'honneur, titulaire de la Médaille militaire et de la croix de guerre.
Il est le premier Africain titulaire de la croix de la Libération, qui lui est remise personnellement par le général de Gaulle.
Tirailleur
Dominique Kosseyo est natif de Kanago, localité du district de Bria, en Oubangui-Chari, actuellement République centrafricaine. Né vraisemblablement en 1919, il est d'une famille de cultivateurs[1].
Kosseyo est incorporé comme tirailleur en à Bria au sein de la 3e compagnie du Bataillon de tirailleurs de l'Oubangui-Chari. En juin suivant, il passe à la première compagnie du même bataillon[1].
Le , au début de la Seconde Guerre mondiale, il est nommé à la quatrième compagnie mixte de dépôt[1]. Il embarque ensuite à Bangui le , faisant partie du détachement de renforts no 2 pour la métropole française, et arrive à Brazzaville où il est nommé d'abord au dépôt de la Guerre du Moyen-Congo, puis le à la deuxième compagnie de marche[1].
Combattant de la France libre

Le Tchad est la première colonie française à se rallier à la France libre du général de Gaulle, le , à l'initiative de son gouverneur Félix Éboué, formant ainsi le début de l'Afrique française libre. Le Cameroun s'y rallie le lendemain, sous l'impulsion de Leclerc envoyé par de Gaulle.
Le Congo français se rallie à son tour à la France libre le , Dominique Kosseyo s'y rallie aussi, le même jour. Il intègre le Bataillon de marche no 1 en à sa formation[1].
Il participe à la campagne du Gabon, contre les troupes vichystes[2]. Il y est blessé le devant Lambaréné, atteint par une balle[1]. Une fois remis, après sa sortie de l'hôpital, il est nommé à la 2e compagnie du Bataillon du Pool de Brazzaville[1].
Ses mérites lui valent d'être nommé Compagnon de la Libération. Il reçoit à Brazzaville la croix de la Libération le , des mains même du général de Gaulle[1],[3]. Il est le premier Africain décoré de cet ordre prestigieux[3],[4], où très peu de combattants africains seront admis[5].
Nommé de nouveau au dépôt de la guerre du Moyen-Congo le , Dominique Kosseyo passe le à la 10e compagnie du régiment de tirailleurs du Cameroun. Sa compagnie devient le la 2e compagnie du Bataillon de marche no 9, envoyé à Djibouti où il parvient en . Kosseyo y est blessé le en service commandé, dans un accident de camion[1].
Nommé en à la Compagnie lourde du Bataillon de marche no 9, il est en garnison à Beyrouth jusqu'à la fin de la guerre. Il termine son service actif en , au bout de sept ans et trois mois de service[1].
Après-guerre
Après la Seconde Guerre mondiale, Dominique Kosseyo retourne à Bria, où il est cultivateur[1], comme son père[2],[4].
À titre exceptionnel, il reçoit la Médaille militaire en 1947. Il est caporal de réserve[1].
En 1960, il déplore ne toucher aucune pension, contrairement à plusieurs de ses camarades d'armes de la même localité[6]. Au moment de sa mort, il touche la maigre pension de 2,26 francs par jour octroyée par le gouvernement français[6],[7].
Dominique Kosseyo meurt à Bria le . C'est là qu'il est enterré[1].