Dominique Laffin

actrice française From Wikipedia, the free encyclopedia

Dominique Laffin, née le à Saint-Mandé et morte le à Paris 12e, est une actrice française.

Nom de naissance
Dominique Élisabeth LaffinVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Dominique Laffin
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Nom de naissance
Dominique Élisabeth LaffinVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Elle est née en . Le père de Dominique Laffin, André Laffin, chirurgien-dentiste ayant exercé durant la campagne d'Indochine et homme politique d'extrême droite, né à Sallanches, en Haute-Savoie, député de l'Yonne et cofondateur du Front national pour l'Algérie française avec Jean-Marie Le Pen, meurt à l'âge de 43 ans, alors qu'elle en a 14[1]. Elle pratique divers métiers (baby-sitter, fleuriste, hôtesse, standardiste[2]...). Dans les années 70, elle fait le choix de devenir actrice. « À 22 ans, j'avais l'impression d'en avoir cinquante ! J'étais mariée, mère d'une petite fille et isolée en banlieue sans voiture. Un moment, j'ai eu l'impression que la vie s'était arrêtée. Et quand, tout d'un coup, j'ai décidé de changer de vie et de devenir comédienne, je me suis libérée tellement brutalement et avec une telle force, que rien ne pouvait plus m'arrêter. J'ai couru de production en production en sentant que cela allait être payant et effectivement, sans jamais rien avoir appris de ce métier, j'ai été engagée pour jouer dans Dites-lui que je l'aime[3]. »

En 1977, elle tourne son premier film, La nuit, tous les chats sont gris de Gérard Zingg, dans lequel elle rencontre Gérard Depardieu qu'elle retrouve la même année dans Dites-lui que je l'aime de Claude Miller. On la voit par la suite dans la seule comédie où elle joue, Les Petits Câlins de Jean-Marie Poiré, avec Josiane Balasko.

Elle est nommée en 1980 pour le César de la meilleure actrice pour son interprétation dans La Femme qui pleure de Jacques Doillon. C'est finalement Miou-Miou qui obtient le César pour La Dérobade. En 1980, elle reçoit le prix Suzanne-Bianchetti, qui récompense la jeune actrice la plus prometteuse.

Elle se cantonne ensuite à des films exigeants mais peu diffusés, dont certains restés inédits[4] , comme À propos de neige fondue (1979) de Gilles Katz, Instants de vie — Instincts de femme (1980) de Claude Othnin-Girard ou Un homme à l'endroit, un homme à l'envers (1983) de Madeleine Laïk. Elle tourne dans d'autres premiers films comme Félicité de Christine Pascal ou Tapage nocturne de Catherine Breillat. Elle refuse la proposition d'Alain Delon de jouer avec lui dans Le Toubib à cause de divergences idéologiques[4]. Selon le récit qu'en fait Clémentine Autain : « Tu étais quand même cette femme qui avait jeté son verre à la tête d’Alain Delon dans une soirée. Il avait tenu un propos sexiste, tu lui avais balancé le verre à la tête – et pas seulement l’alcool, tout le verre. »[1]. Elle fait un détour par le cinéma allemand avec La Main dans l'ombre (System ohne Schatten) de Rudolf Thome, et par le cinéma italien avec Pipicacadodo (Chiedo asilo) de Marco Ferreri. Elle revient en France avec L'Empreinte des géants de Robert Enrico, L'Œil du maître de Stéphane Kurc, Liberty belle de Pascal Kané et surtout Garçon ! de Claude Sautet.

Tombe de Dominique Laffin au cimetière de Montmartre (21e division), à Paris.

Dominique Laffin meurt subitement d'une crise cardiaque, huit jours après son trente-troisième anniversaire, le , dans son appartement du Faubourg Saint-Antoine à Paris[5],[6],[7] , où elle est retrouvée dans sa baignoire. Sa tombe se trouve au cimetière de Montmartre, en plein cœur de la 21e division, près de celle de François Truffaut[8].

Laurent Perrin, qui l'a dirigée dans Passage secret, réalise un documentaire sur elle en 2007. Dans son livre Le Festival de Cannes[9], Frédéric Mitterrand revient sur cette actrice dont il garde un souvenir ému.

Elle est l'épouse du chanteur Yvan Dautin et la mère de la femme politique Clémentine Autain, radicalement opposée à son grand-père André Laffin sur le spectre idéologique. Sa fille Clémentine a consacré un livre à la relation qu'elle a entretenue avec sa mère, Dites-lui que je l'aime, publié chez Grasset en 2019[10] et adapté au cinéma par Romane Bohringer en 2025[11].

Filmographie

Cinéma

Longs métrages

Courts métrages

Télévision

Notes et références

Annexes

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