Dominique Sopo
militant français
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Dominique Sopo, né le à Valenciennes, est un enseignant et militant français. Ancien membre du Parti socialiste, il est président de SOS Racisme de 2003 à 2012, puis à nouveau depuis 2014.
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Biographie
Enfance et études
Dominique Sopo est né à Valenciennes d'une mère native du Nord, Bernadette Sopo, une institutrice[1], maire (PS) de La Sentinelle[2] jusqu'en 2020, date à laquelle elle occupe le poste de secrétaire de section du PS dans cette même ville[3], et d’un père d'origine togolaise, Sanlaguidja Sopo[4], agent de maîtrise de l'industrie automobile[4], naturalisé français en 1993.
Il réalise toute sa scolarité jusqu'au baccalauréat à Valenciennes, puis se rend à Paris pour suivre des études de sciences politiques à l'IEP de Paris, dont il sort diplômé en 1997[5]. Il réalise également des études d’économie à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, où il obtient un DEA d'épistémologie économique.
En 2003, il est reçu à l'agrégation de sciences économiques et sociales[6]. Il enseigne les sciences économiques et sociales au lycée Claude-Monet, à Paris, dans le 13e arrondissement.
Militantisme
Dominique Sopo commence à s’investir dans des associations en 1995-1996 par du syndicalisme étudiant au sein de l’UNEF-ID, dont il est le responsable pour la région parisienne en 1998-1999. Il devient l'attaché parlementaire de Julien Dray. Il adhère au Mouvement des jeunes socialistes à la même époque et à SOS Racisme en 1996. Il s'investit davantage dans l'association trois ans plus tard quand Malek Boutih devient président.
En , il est nommé président de SOS Racisme[5]. Cette nomination provoque une séparation d'une dizaine de comités de l'organisation-mère, ces comités déplorant l'arrivée à leur tête de Sopo, considéré « inconnu jusqu'alors à SOS Racisme » et « une figure du MJS »[7].
Le , Dominique Sopo accepte, avec Patrick Gaubert, président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, une « mission de médiation » dans l'affaire des expulsés de Cachan.
En 2007, il est — aux côtés notamment d'Élisabeth Badinter, François Hollande, Antoine Sfeir, François Bayrou… — l'un des témoins au « procès des caricatures » intenté contre Charlie Hebdo par plusieurs organisations religieuses[8]. Il prend la défense de la publication des caricatures de Mahomet au nom de la liberté d'expression et du droit à la satire[9].
Il a été, avec SOS Racisme, un des initiateurs de la création, en , du Collectif Urgence Darfour[6], ce qui le mène, au cours de la campagne présidentielle de 2007, à être un des initiateurs, à la Mutualité, d'un meeting d'interpellation publique des candidats quant à leur politique à l'égard du conflit au Darfour.

Durant cette campagne présidentielle, il publie Le Manifeste pour l'égalité qui se veut une série de propositions visant à rétablir l'égalité mise à mal par les logiques de ghettoïsation et de discriminations. Quelques mois après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, il rédige la pétition « Touche pas à mon ADN » pour contester l'amendement Mariani visant à instaurer des tests ADN dans le cadre du regroupement familial[10]. Cette pétition est publiée en collaboration avec Charlie Hebdo et Libération[11][source insuffisante]. Elle réunit 316 486 signatures[12] et débouche sur un meeting-concert au Zénith, en présence de nombreuses personnalités politiques, artistiques, dont Isabelle Adjani, Renaud ou encore Bénabar[13].
En , dans le cadre de l'enquête sur des mouvements de fonds suspects sur les comptes du député Julien Dray, ce dernier, Dominique Sopo et six autres personnes font l'objet d'un rappel à la loi[14].
En tant que directeur de publication du site internet de SOS Racisme, Dominique Sopo est poursuivi par Marine Le Pen pour diffamation à la suite d'un communiqué de presse du qui accusait la présidente du FN d'avoir participé à un « bal immonde » en Autriche coïncidant « avec le 67e anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz »[15]. Après une condamnation en première instance, il est relaxé par la Cour d'appel de Paris en [16]. En , Marine Le Pen voit son pourvoi rejeté par la Cour de cassation[17].
Après s'être retiré de la présidence de SOS Racisme en 2012, il revient à la tête de l'association le [18].

Publications
- SOS Antiracisme, éditeur Denoël, 2005
- La Grande Peur des belles âmes, Grasset, 2014