Don Bacon
homme politique américain
From Wikipedia, the free encyclopedia
Donald J. Bacon dit Don Bacon, né le à Momence (Illinois), est un homme politique américain, élu républicain du Nebraska à la Chambre des représentants des États-Unis lors des élections de 2016.
| Don Bacon | ||
Portrait officiel (2025) | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| Représentant des États-Unis | ||
| En fonction depuis le (9 ans, 2 mois et 12 jours) |
||
| Élection | 8 novembre 2016 | |
| Réélection | 6 novembre 2018 3 novembre 2020 8 novembre 2022 5 novembre 2024 |
|
| Circonscription | 2e district du Nebraska | |
| Législature | 115e, 116e, 117e, 118e et 119e | |
| Prédécesseur | Brad Ashford | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | Donald John Bacon | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Momence (Illinois, États-Unis) | |
| Nationalité | Américaine | |
| Parti politique | Parti républicain | |
| Diplômé de | Université de Northern Illinois Université de Phoenix National War College |
|
| Religion | Protestantisme | |
| Site web | House website | |
|
|
||
| modifier |
||
Biographie
Don Bacon sert pendant 29 ans dans la United States Air Force[1]. Il a notamment dirigé la Offutt Air Force Base dans le Nebraska[2]. Il quitte l'armée en 2014 avec le grade de brigadier général et s'installe à Papillion près d'Omaha[3]. Il enseigne alors à l'université de Bellevue[1].
En 2016, il se présente à la Chambre des représentants des États-Unis dans le 2e district du Nebraska, autour d'Omaha, face au démocrate sortant Brad Ashford. Durant la primaire républicaine, il affronte le candidat du Tea Party Chip Maxwell. Pour faciliter la réélection d'Ashford, les démocrates font diffuser des publicités en faveur de Maxwell. De son côté, Bacon reçoit le soutien de l'establishment républicain. Il remporte facilement la primaire en rassemblent deux tiers des voix[3]. L'élection devient l'une des plus scrutées du pays, dans un district qui a majoritairement voté pour Mitt Romney en 2012[4] et qui était détenu par les républicains pendant 20 ans avant la victoire d'Ashford en 2014[3]. Durant la campagne, Bacon insiste sur sa carrière de militaire. Il remporte l'élection avec deux points d'avance sur Ashford[5].
Lors des élections de 2018, Bacon est candidat à un second mandat. Il remporte la primaire républicaine sans opposition. Alors qu'Ashford cherche à prendre sa revanche, il est battu durant la primaire démocrate par Kara Eastman, plus à gauche[6]. Si l'élection est plutôt serrée, le républicain résiste à la « vague démocrate » nationale et est réélu avec à nouveau deux points d'avance. Il doit sa victoire au comté de Sarpy, le comté de Douglas ayant voté pour Eastman[7].
En , il fait partie des 35 républicains de la Chambre des représentants à se joindre aux démocrates pour voter en faveur d'une large commission, sur le modèle de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis établie après les attentats du 11 septembre, pour enquêter sur l'assaut du Capitole par des partisans de Donald Trump[8]. Les sénateurs républicains bloquent toutefois la mise en place de cette commission, et Bacon vote ensuite contre l'établissement d'une commission d'enquête issue de la seule Chambre des représentants[9],[10].
Bacon est réélu pour un quatrième mandat lors des élections de 2022 en battant le démocrate Tony Vargas, élu à la législature d'État du Nebraska, avec trois points d'avance[11].
Bacon remporte un cinquième mandat lors des élections de 2024, de nouveau contre le démocrate Tony Vargas, bien que Kamala Harris ait battu Donald Trump dans le district lors l'élection présidentielle tenue simultanément[12].
En , il annonce qu'il ne briguera pas de sixième mandat lors des élections de mi-mandat de [13].
Positions politiques
Don Bacon se présente comme un conservateur social et fiscal. Il est opposé à l'avortement, souhaite réformer la sécurité sociale et Medicare et baisser les impôts pour les entreprises[1]. Sur la question de l'immigration, il estime que les immigrés illégaux devraient avoir des solutions pour acquérir un statut légal, mais refuse un passage vers la citoyenneté[2].
En 2020, à la suite des nombreuses manifestations déclenchées par le meurtre de George Floyd, Don Bacon soutient la commission bipartisane de renommage des installations militaires portant des noms de personnalités esclavagistes et sudistes[14]. S'opposant alors au président Donald Trump, il déclare : « nous sommes le parti de Lincoln, le parti de l'émancipation ; nous ne sommes pas le parti de Jim Crow »[15].
Le , il fait partie des 13 républicains de la Chambre des représentants à se joindre à la majorité des démocrates pour voter en faveur du vaste projet d'investissement dans les infrastructures soutenu par le président Joe Biden. Leur vote était décisif à l'adoption du projet après que plusieurs démocrates de l'aile gauche du parti aient refusé de soutenir le texte sans des engagements de la part des sénateurs sur l'adoption du Build Back Better Plan[16].
En , il fait partie des 39 républicains de la Chambre des représentants à se joindre aux démocrates pour voter en faveur de l'adoption finale du Respect for Marriage Act (en), la loi protégeant le statut marital des couples de même sexe et des couples mixtes[17].
En janvier 2026, en pleine Crise du Groenland, il s'associe à une initiative bipartisane initiée par William R. Keating, visant à interdire toute invasion d’un autre État membre de l’Otan. Elle regroupe 60 parlementaires au 19 janvier 2026, dont seulement deux républicains, Thomas Massie et lui-même[18],[19]. Bacon affirme également qu'il envisagerait de soutenir une procédure de destitution contre Donald Trump s'il lançait une action militaire pour s'emparer du territoire autonome[20].