Droue-sur-Drouette
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Situation
Le village est situé à 3 km à l'est d'Épernon.
- Situation géographique
- Droue-sur-Drouette dans son arrondissement.
- Carte de la commune de Droue-sur-Drouette.
Lieux-dits et écarts
Les Marmouzets, le Hameau, le Petit Droue, le Haut de la Folie.
Communes, département et région limitrophes
La commune est limitrophe du département des Yvelines, région Île-de-France (communes de Saint-Hilarion et d'Émancé).
Hydrographie

Le village est traversé de part et d'autre par la rivière la Droue, que l'on retrouve à compter du début du XXe siècle sous le nom de Drouette ; elle s'est aussi appelée du nom de rivière de Saint Martin. Cette rivière prend sa source à l'étang de la Tour dans la commune de Rambouillet et se jette dans l'Eure. Elle se divise dans le village en rivière morte et en grande rivière. Un bief fut construit en 1840 pour alimenter le moulin du grand Droue. La rivière servit au flottage des bois.
Une seconde rivière, la Guéville, dite aussi rivière de Rambouillet, suit la limite de la commune avec celle de Saint-Hilarion.
Ces deux rivières subirent de nombreuses crues dont l'une des plus importantes fut celle de 1936.
Géologie et relief
Deux plateaux beaucerons surplombent les deux vallées. Ce relief accidenté dû aux derniers contreforts du bassin parisien coupe le village en plusieurs hameaux.
Le sol est composé de zones alluvionnaires récentes, de terrains du Tertiaire moyen, de sables du Stampien.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[4]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 636 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 0,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Houx à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 622,1 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Droue-sur-Drouette est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Épernon, une agglomération inter-régionale dont elle est une commune de la banlieue[11],[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (40,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (52 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40,4 %), forêts (31,7 %), zones urbanisées (23 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,7 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune de Droue-sur-Drouette est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par une crue à débordement lent de cours d'eau, notamment la Drouette et la Guéville. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999 et 2016[16],[14].

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[17]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 79,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 483 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 434 sont en aléa moyen ou fort, soit 90 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[18],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991 et 2018 et par des mouvements de terrain en 1999[14].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[19].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Draava au IXe siècle, Droa en 1260[20].
En 1787, les registres paroissiaux utilisent le vocable Droue, du nom de la rivière qui la traverse et qui prit le nom de La Drouette au XXe siècle. C’est finalement lors de la réunion du conseil municipal du que la commune reçoit son vocable actuel : Droue-sur-Drouette.
La Droue, nom du cours supérieur de la Drouette, est l'ancien nom de toute la Drouette, affluent de l'Eure[20].
Le nom de « Drouette », originellement « la Droue » notée Droa vers 1260, dérive d'une racine hydronymique probablement pré-celtique *dora.
Ses habitants sont les "Dorasiens" et "Dorasiennes", noms adoptés par le conseil municipal du à la suite d’une consultation des habitants.
probablement d'un hydronyme pré-celtique *dora avec le suffixe roman -ia : * dor-ia est traité comme Droia
Histoire
Préhistoire
Comme dans beaucoup de villages de France, des traces de préhistoire apparaissent : haches taillées, polies, meules.. sur les plateaux bordant la rivière.
Moyen Âge
Il faudra attendre 768 et l'acte royal de Pépin le Bref pour savoir que les bois locaux avaient déjà été donné au chapitre de Chartres, ce dernier ayant établi vers 88 une prêtrière au lieudit la Malmaison, commune actuelle d'Émancé. C'est de cette dernière que dépend la chapelle actuellement église paroissiale. L'existence est ancienne puisque lors d'une des diverses reconstructions de cette chapelle, il fut utilisé des pierres tombales mérovingiennes pour les bordures des plus petites fenêtres romanes côté sud. Le village en tant que châtellenie devait dépendre tout d'abord des Montfort établi à Épernon puis du duché d'Épernon sans omettre des dîmes et autres tailles à l'évêché de Chartres.
Ancien Régime
Un différend avec ces seigneurs eut lieu, le comte de Toulouse fils du roi devint propriétaire du château de Rambouillet après Fleuriau d'Armenonville qui dut le lui céder, le comte voulut étendre les chasses du château et demanda au chapitre de bien vouloir où vendre où louer les terres de la Malmaison, mais Armenonville fit tant que cela ne put se faire et il fallut attendre sa mort pour que le chapitre n'accorde un bail au duc de Penthièvre. C'est sur cette base de terres de chasse que se fit la séparation des départements, Droue ayant les terres de Bailleau-Armenonville resta en Eure-et-Loir tandis qu'Émancé faisait partie de la Seine-et-Oise.
Révolution française et Empire
Le fait de dépendre du chapitre de Chartres fit que lors des États généraux de 1789, ses représentants devaient voter à Chartres à la différence d'Épernon qui votait à Montfort-l'Amaury. Afin de préparer le cahier des doléances, la population se réunit le sous la houlette de Joseph François Nicolas Vesque, lieutenant de bailliage, et 20 comparants sur les 43 inscrits sont présents et sept seulement vont signer et élisent pour le lendemain Étienne Denis pour les représenter à Chartres. Une des premières mesures prises fut de réunir les diverses paroisses locales et surtout les biens dits de la "fabrique" pour n'en faire qu'un au profit d'Épernon. En 1793, la cloche fut fondue, les biens intérieurs furent volés par les responsables d'Épernon, l'église n'étant plus entretenue, elle menaça de s'effondrer...
Époque contemporaine
XIXe siècle
La guerre de 1870 : faisant partie de la ceinture du bassin parisien, les troupes des envahisseurs prussiens et bavarois contournant Paris, devaient le plus vite possible envahir la France et surtout empêcher l'Armée de la Loire de se constituer. Aux bataillons des gardes nationaux de défendre la patrie. Le , c'est ce que firent les nommés Martin, Ringuenoir, Roger, Lehongre, Ravet, Charlier et Babouin à la ferme du Mousseau. Assiégés, ils se défendirent comme ils purent contre tout un bataillon, seul le dernier put sortir de la ferme avant qu'elle ne soit détruite par le feu. les morts n'eurent même pas le droit d'avoir une inhumation digne de ce nom, les troupes de l'occupant refusant aux habitants d'y assister.
Politique et administration
Liste des maires
Politique environnementale
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].
En 2023, la commune comptait 1 212 habitants[Note 3], en évolution de −2,34 % par rapport à 2017 (Eure-et-Loir : −0,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
