Coulombs (Eure-et-Loir)

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Coulombs
Coulombs (Eure-et-Loir)
La mairie de Coulombs.
Blason de Coulombs
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Intercommunalité Communauté de communes des Portes Euréliennes d'Île-de-France
Maire
Mandat
Jean-Noël Marie
2020-2026
Code postal 28210
Code commune 28113
Démographie
Population
municipale
1 363 hab. (2023 en évolution de +0,74 % par rapport à 2017)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 13″ nord, 1° 32′ 42″ est
Altitude Min. 91 m
Max. 148 m
Superficie 12,48 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Nogent-le-Roi
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Épernon
Législatives Première circonscription
Localisation
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Coulombs
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Coulombs
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Coulombs
Liens
Site web www.mairie-coulombs-28.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Coulombs est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Eure, la Maltorne, le ruisseau de Beaudeval et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. La « vallée de l'Eure de Maintenon à Anet et vallons affluents » est une zone spéciale de conservation composée de pelouses calcicoles abritant des espèces protégées au niveau régional, avec de nombreuses orchidées, mais aussi la Gentiane d'Allemagne, la Koélérie du Valais, le Fumana vulgaire et des papillons particuliers (Zygènes et Lycènes)

Coulombs est une commune urbaine qui compte 1 363 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1968. Elle est dans l'unité urbaine de Nogent-le-Roi et fait partie de l'aire d'attraction de Paris.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques. Un portail d'une maison sise dans la Grande-Rue, ancienne porte de 1610 provenant de l’Hôtel de la Marine, à Nogent-le-Roi, est inscrit en 1972. L’abbaye Notre-Dame, une abbaye aux vestiges médiévaux dominés par un portail roman du XIᵉ à chapiteaux historiés, est inscrite en 1976 (portail et vestiges des clochers).

Situation

La commune de Coulombs est située sur la rive droite de l'Eure.

Communes limitrophes

Lieu-dit et écart

  • Chandelles

Transports et voies de communications

Réseau routier

Longueur de la voirie : 26 169 km.

Desserte ferroviaire

Les gares SNCF les plus proches sont celles de Maintenon et d'Épernon, situées respectivement à 9 et 12 km.

Bus

La commune est desservie par la ligne 8 Dreux - Nogent-le-Roi - Maintenon du Réseau de mobilité interurbaine (Rémi).

Les arrêts sont : Église - Haut Murger - Chandelles

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[4]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 651 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Houx à 11 km à vol d'oiseau[7], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 622,1 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Coulombs est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nogent-le-Roi, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[11],[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (72,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (67,7 %), forêts (14,1 %), zones urbanisées (10,2 %), prairies (4,2 %), zones agricoles hétérogènes (2 %), eaux continentales[Note 3] (1,8 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Coulombs est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par une crue à débordement lent de cours d'eau, notamment la Maltorne et l'Eure. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1995, 1999 et 2016[16],[14].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Coulombs.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines[17]. L'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[18].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 87,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 621 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 614 sont en aléa moyen ou fort, soit 99 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[19],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[14].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[20].

Toponymie

  • Coulomb. n. m. milieu XIIIe siècle. Variante : Coulon. Latin Colombus = pigeon. Columbum aboutit régulièrement en français à coulon = le pigeon. Coulomb en est la forme savante. Coulomb ou Coulon : éleveur de pigeons. Nom de personne dès 1292.
  • Colombas, 1028 (Archives départementales d'Eure-et-Loir-H, Abbaye Notre-Dame de Coulombs) ; Columbensibus, 1184 (Actes de Philippe II Auguste, n° 125) ; Columbae, 1243 (Archives départementales d'Eure-et-Loir-H, Abbaye Notre-Dame de Coulombs) ; Colons, 1331 (Archives départementales d'Eure-et-Loir-H, Abbaye Notre-Dame de Coulombs) ; Coulons, 1381 (Archives départementales d'Eure-et-Loir-H, Abbaye Notre-Dame de Coulombs) ; Coulon, (Archives nationales-JJ 153, n° 376, fol. 256 v°) ; Coulomb, (Archives nationales-JJ 164, n° 85, fol. 53 v°) ; Coulons, (Archives nationales-JJ 169, n° 344, fol. 231) ; Coulomb, (Archives nationales-JJ 225, n° 977, fol. 205 v°) ; Coullombs, (Archives nationales-JJ 234, n° 236, fol. 134 v°) ; Coullombz, 1589 (Archives départementales d'Eure-et-Loir-H, Abbaye Notre-Dame de Coulombs) ; Coullombs, 1740 (Bibliothèque municipale d’Orléans, Ms 995, fol. 59) ; Coulombs, XVIIIe s. (Carte de Cassini).

Le pluriel indiquerait un lieu d’élevage de pigeons.

Histoire

Abbaye-Notre-Dame-de-Coulombs

L'abbaye Notre-Dame de Coulombs, de l'ordre de Saint-Benoît, fut fondée vers le VIIIe siècle le long de l'Eure puis restaurée en 1029 par le premier abbé Béranger. La localité porta successivement les noms de : Colombas (1028), Columbœ (1243), Colons (1331), Coulons (1381), Coulombz (1589), Saint Cheron de Coulombs (1736)[21]. Il ne reste de la puissante abbaye carolingienne que de rares vestiges dans les propriétés privées, comme le portail roman que l'on voit en traversant la ville.

L'histoire politique de l'abbaye est un long conflit d'autorité avec le roi de France qui régente le château-fort de Nogent-le-Roi à km[22].

De retour de croisade Louis VII confirme en 1160 le droit de haute et basse justice de l'Abbaye. Philippe-Auguste autorise l'abbaye à utiliser en 1183 le bois des forêts des Yvelines pour faire du bois et perches pour les vignes (autorisation confirmée par Saint Louis en 1268).

Le roi de France Philippe VI de Valois meurt à l'abbaye de Coulombs le .

Henri V, roi d'Angleterre et de France séjourne à l'abbaye en 1422. Henri V envoie la relique du Saint Prépuce à Londres auprès de sa femme, Catherine de Valois (1401-1437), qui accouche de Henri VI. La relique est restituée mais d'autres abbayes tentent de la conserver arguant que l'abbaye de Coulombs n'est pas assez sûre.

Charles VII autorise en 1433 la navigation de l'Eure pour transporter des tonneaux de vins produits à Chartres, l'abbaye de Coulombs s'y oppose. Les moines cultivent des vignes et font du vin.

Louis XI vient visiter l'abbatiale en 1464 alors qu'il est l'hôte de Pierre de Brézé, seigneur de Nogent-le-Roi.

Le , Jacques de Brézé, seigneur de Nogent-le-Roi tue sa femme, Charlotte de France. Elle est enterrée dans l'église de Coulombs. Jacques de Brézé est inhumé à côté de son épouse en 1494.

Louis de Brézé, seigneur de Nogent-le-Roi s'oppose en 1507 à l'abbé Guillaume de Hargeville et conteste la dîme sur les maisons données à l'abbaye.

L'abbatiale perd ses privilèges sur Nogent-le-Roi en 1514.

Jacques de Havard, seigneur du Thuillay et de Senantes reconnaît en 1550 que l'église de Faverolles dépend de l'abbaye de Coulombs.

En 1562, l'abbaye est partiellement détruite lors de la bataille de Dreux. L'armée du prince de Condé pille l'abbaye avant le Siège de Chartres en 1568 puis elle est de nouveau pillée en 1588 par un chef de bande catholique nommé « Marigny ».

Le maréchal de Biron loge ses troupes dans l'abbaye en 1589 en occupant le siège de Nogent-le-Roi. Le , Claude de La Trémoille, second d'Henri IV y installe ses troupes.

Le l'abbaye de Coulombs fait allégeance à Henri IV.

Le duc de Sully fait construire en 1607 un pont pour relier Coulombs à Nogent-le-Roi et ainsi enjamber le marécage qui entoure l'Eure.

Le Louis XIII confirme la vente de l'Abbaye au prince de Condé et le , il confisque les biens du prince de Condé qui s'est opposé à lui.

L'aqueduc de Maintenon est construit en 1686. L'abbaye est réquisitionnée pour soigner et loger la troupe qui le construit.

Le 13 mars 1789, les religieux ont autorisation de rentrer dans l'abbaye. Le , l'abbaye est vendue en lots ainsi que ses mobiliers. L'abbatiale est détruite pendant la Révolution. Elle est transformée en carrière en 1816. Le cloître de l'abbatiale est démonté et reconstruit à Lèves (Eure-et-Loir).

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1959 Victor Sage    
1959 1963 Georges Touraille    
1963 1995 Etienne Petit DVD  
1995 2008 Michel Lesimple    
2008 en cours Jean-Noël Marie[23],[24]   Agriculteur sur moyenne exploitation

Politique environnementale

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26].

En 2023, la commune comptait 1 363 habitants[Note 4], en évolution de +0,74 % par rapport à 2017 (Eure-et-Loir : −0,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
819847869845855888865858814
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
782745731761717700691665695
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
748749767671657578556556582
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
6096067148681 2441 2651 2861 3091 433
2015 2020 2023 - - - - - -
1 3771 3371 363------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique
  • Dont 661 hommes et 604 femmes ;
  • Personnes de moins de 20 ans : 331, de plus de 75 ans : 77.

Enseignement

Regroupement pédagogique avec les communes voisines de Lormaye, Senantes, Saint-Lucien.

Manifestations culturelles et festivités

Économie

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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