Déclaration de Manille sur le règlement pacifique des différends internationaux

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Résolution 37/10 de l'Assemblée générale des Nations unies

Date 15 novembre 1982
Séance no 68e plénière (37e session)
Code A/RES/37/10 (Document)
Sujet Déclaration de Manille sur le règlement pacifique des différends internationaux
Assemblée générale
des Nations unies

Résolution 37/10
Caractéristiques
Date 15 novembre 1982
Séance no  68e plénière (37e session)
Code A/RES/37/10 (Document)
Sujet Déclaration de Manille sur le règlement pacifique des différends internationaux
Résultat Adoptée par consensus

La Déclaration de Manille sur le règlement pacifique des différends internationaux ou simplement la Déclaration de Manille est un accord international approuvé par l'Assemblée générale des Nations unies le par l'adoption de la résolution 37/10 sur la base d'un texte préparé par le Comité spécial de la Charte des Nations unies et du raffermissement du rôle de l'Organisation lors de sa session à Manille, aux Philippines en 1980[1].

Le Comité spécial de la Charte des Nations unies et du raffermissement du rôle de l'Organisation est un organe subsidiaire de l'Assemblée générale des Nations unies, composé de 46 États, créé en 1975. Il a commencé à s'intéresser à la question de l'élaboration d'un nouvel instrument normatif concernant le règlement pacifique des différends internationaux en 1978 avec une liste de 51 propositions, dont celle du Mexique qui plaidait pour l'adoption d'une déclaration qui serait éventuellement suivie d'un traité. Très favorablement reçue, la proposition est reprise en tête d'une liste de 21 propositions l'année suivante. Le , l'Assemblée générale adopte, sur proposition de la Roumanie, une résolution 34/102 sur le règlement pacifique des différends, « priant instamment » tous les États à participer à la rédaction d'une déclaration sur le sujet[2].

À l'invitation du gouvernement philippin, le Comité se réunit à Manille en 1980. La Grèce propose une première mouture puis plusieurs États non-alignés (l'Égypte, l'Indonésie, le Mexique, le Nigéria, les Philippines, la Roumanie, la Sierra Leone et la Tunisie) soumettent leur propre texte qui sert de base pour les discussions. En raison d'un grand nombre d'amendements (plus de 120), le Comité a manqué de temps et le débat s'est poursuivis devant un groupe de travail de la Sixième commission de l'Assemblée générale, lors de sa 35e session, puis renvoyé à la sessions suivante du Comité spécial, puis à nouveau devant un nouveau groupe de travail lors de la 36e session de l'Assemblée générale (1981-1982), et cette dernière a demandé au Comité spécial de finaliser le projet. Le Comité spécial parvient a adopter par consensus un projet de déclaration lors de sa session de 1982[3].

Le pet initial contenait de nombreuses références à « l'égalité des droits et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes », à la « nécessité pour tous les États de s'abstenir de toute action violente qui prive les peuples, en particulier ceux qui sont soumis à des régimes coloniaux et racistes ou à d'autres formes de domination étrangère, de leurs droits inaliénables à l'autodétermination, à la liberté et à l'indépendance » et au « droit de ces peuples de lutter et de rechercher et de recevoir un soutien à cette fin ». Ces références ont été atténuées lors des discussions sur le projet de texte qui ont conduit à l'adoption de la Déclaration par consensus par l'Assemblée générale. Le contexte dans lequel la Déclaration de Manille a été négociée et adoptée était celui des relations difficiles entre l'Orient et l'Occident, et de la volonté des pays non-alignés d'obtenir une clarification du droit international existant, en lien avec leurs aspirations[4].

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, un texte normatif a ainsi élaboré un plan global et consolidé le cadre juridique du règlement pacifique des conflits internationaux, dans l’esprit des Conventions de La Haye et de la Société des Nations qui, après avoir échoué à empêcher la Seconde Guerre mondiale, a perduré sous la forme des Nations unies.

La Déclaration s'appuie sur les principes du droit international public général, de la Charte des Nations unies et d'autres instruments internationaux tels que, entre autres, la Déclaration relative aux principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les États conformément à la Charte des Nations unies (Résolution 2625 (XXV) de l'Assemblée générale du ), le Traité américain pour le règlement de l'océan Pacifique (Traité de Bogotá du ) et la Convention européenne pour le règlement pacifique des différends (signée à Strasbourg le ).

Contenu

Voir également

Références

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