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Dégradation des terres

processus évolutif des sols From Wikipedia, the free encyclopedia

La dégradation des sols est un processus par lequel les terres deviennent moins saines et productives en raison d'une combinaison d'activités humaines et de conditions naturelles. Les causes de la dégradation des sols sont nombreuses et complexes. Les activités humaines, telles que les pratiques de gestion des terres non durables, en sont souvent la cause principale. Les risques naturels sont exclus ; toutefois, les activités humaines peuvent avoir un impact indirect sur des phénomènes comme les inondations et feux de forêt.

Le surpâturage par le bétail peut entraîner une dégradation des sols.

D’ici 2025, les pratiques agricoles et de gestion non durables ont conduit à la dégradation de 996 millions d’hectares de terres agricoles ; cela représente plus de 60 % de la dégradation des terres d’origine humaine, qui affecte une superficie totale de plus de 1 660 millions d’hectares[1].

L’un des impacts de la dégradation des sols est la diminution de leur capacité naturelle à stocker et à filtrer l’eau, ce qui entraîne une pénurie d’eau. La dégradation des sols et la pénurie d’eau d’origine humaine accroissent les risques pour la production agricole et les services écosystémiques.

Les Nations Unies estiment qu'environ 30 % des terres émergées sont dégradées à l'échelle mondiale et que près de 3,2 milliards de personnes vivent dans ces zones dégradées, ce qui engendre un taux élevé de pollution environnementale[2]. La dégradation des sols réduit la productivité agricole (en), entraîne une perte de biodiversité et peut compromettre la sécurité alimentaire et la sécurité de l'eau (en)[3]. En 2007, on estimait que jusqu'à 40 % des terres agricoles mondiales étaient gravement dégradées[4], et les Nations Unies prévoyaient que l'économie mondiale pourrait perdre 23 000 milliards de dollars d'ici 2050 en raison de cette dégradation[5].

Définition

D’après l'évaluation des écosystèmes pour le millénaire de 2005, la dégradation des terres est définie comme « la réduction ou la perte de la productivité biologique ou économique des « terres » arides ». Une définition similaire la décrit comme « la dégradation, l’appauvrissement et la perte à long terme des services écosystémiques ». Elle est considérée comme toute modification ou perturbation des terres perçue comme nuisible ou indésirable [6].

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) décrit la dégradation des terres comme « causée par des activités humaines telles que la déforestation, le surpâturage et les pratiques agricoles non durables, et se réfère à un déclin persistant de la capacité des terres à maintenir les fonctions et les services écosystémiques. Ses impacts vont de légères pertes de productivité à l’abandon complet des terres agricoles, renforçant le besoin urgent d’une gestion durable des terres ou de leur restauration »[1].

Échelle

Pertes annuelles et moyennes estimées de production agricole dues à la dégradation des terres, par groupe de revenu

Selon le Rapport spécial du GIEC sur les changements climatiques et les terres émergées (2019) : « Environ un quart des terres émergées non recouvertes de glace sont soumises à une dégradation d’origine humaine (niveau de confiance moyen). L'érosion des sols agricoles est actuellement estimée entre 11 et 20 fois (sans labour) et plus de 100 fois (labour conventionnel) supérieure au taux de formation des sols (niveau de confiance moyen) »[7].

En 2014, les Nations Unies estimaient qu'environ 30 % des terres émergées étaient dégradées à l'échelle mondiale et que près de 3,2 milliards de personnes vivaient dans ces zones dégradées, ce qui engendre un taux élevé de pollution environnementale[2]. Environ 12 millions d'hectares de terres productives – soit une superficie équivalente à celle de la Grèce – se dégradent chaque année. Cette dégradation est due à l'exploitation socio-économique des terres sans planification adéquate en vue d'une durabilité à long terme[8],[9].

En 2021, les estimations indiquent que les deux tiers des terres productives de l'Afrique sont gravement affectées par la dégradation des sols.

En 2024, les Nations Unies estimaient que 75 % des sols étaient dégradés à des degrés divers. D’ici 2050, cette proportion pourrait atteindre 90 % si les tendances actuelles se maintiennent. Entre 2015 et 2019, environ 100 millions d’hectares de sols se sont dégradés chaque année[10],[11]. Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) prévoit que 95 % des sols pourraient être dégradés d’ici 2050[12].

En 2025, environ 1,7 milliard de personnes vivent dans des zones subissant d'importantes pertes de rendement agricole dues à la dégradation des sols. Les pays à revenu intermédiaire sont les plus touchés, représentant près d'un milliard de personnes. Dans l'économie à revenus élevés (en), l'utilisation intensive d'intrants permet de maintenir les rendements, mais masque la dégradation et aggrave les dommages environnementaux. Les populations les plus touchées se trouvent en Asie orientale et méridionale, régions qui ont accumulé une dette de dégradation considérable et qui présentent également des densités de population élevées[1].

Types

Champ de pommes de terre avec érosion du sol
Dégradation des terres causée par l'homme, 2020.

Outre les types habituels de dégradation des terres connus depuis des siècles (érosion hydrique, éolien et mécanique, dégradation physique, chimique et biologique), quatre autres types sont apparus au cours des 50 dernières années[13] :

Au total, plus de 36 types de dégradation des sols peuvent être recensés. Tous sont induits ou aggravés par les activités humaines, comme l'érosion des sols, la contamination des sols, l'acidification des sols, l'érosion en feuille (en), l'envasement, l'aridification, la salinisation, l'urbanisation, etc.

L’un des problèmes liés à la définition de la dégradation des terres est que ce qu’un groupe de personnes peut considérer comme une dégradation peut être perçu par d’autres comme un avantage ou une opportunité. Par exemple, la culture de plantes dans un endroit caractérisé par de fortes précipitations et des pentes abruptes soulèverait des préoccupations scientifiques et environnementales quant au risque d’ érosion des sols par l’eau, alors que les agriculteurs pourraient considérer cet endroit comme favorable à des rendements agricoles élevés[14].

Causes

Le taux de perte de la couverture arborée mondiale a approximativement doublé depuis 2001, pour atteindre une perte annuelle approchant la superficie de l'Italie[15].

La dégradation des terres résulte principalement de nombreuses causes anthropiques et/ou naturelles, immédiates et sous-jacentes, complexes et interdépendantes. Par exemple, en Éthiopie, le pays est touché par des processus et des formes de dégradation des terres chroniques et continues. Les principaux facteurs immédiats sont des facteurs biophysiques et des pratiques de gestion des terres non durables, tandis que les facteurs sous-jacents sont sociaux, économiques et institutionnels [16].

La dégradation des terres est un problème mondial largement lié au secteur agricole, à la déforestation généralisée et aux changements climatiques. Ses causes comprennent :

  • Le défrichement, comme la coupe à blanc, la surexploitation et la déforestation et changements climatiques (en) ;
  • Les activités agricoles, sur plus de 1 660 millions d’hectares de terres, soit plus de 10 % de la superficie terrestre mondiale, ont été dégradées par des pratiques d’utilisation et de gestion des terres non durables, dont plus de 60 % de cette dégradation se produit sur les terres agricoles (y compris les terres cultivées et les pâturages)[17]. Cela comprend :
    • Les activités qui entraînent un appauvrissement du sol en nutriments par de mauvaises pratiques agricoles telles que l'exposition du sol nu après la récolte des cultures ou le labour profond (en) (les zones avec un labour conventionnel se dégradent 5 à 10 fois plus vite que les zones avec une agriculture sans labour[16] :
    • les monocultures qui déstabilisent l'écosystème local ;
    • de mauvaises pratiques d’élevage telles que le surpâturage (le pâturage des prairies naturelles à des intensités de chargement supérieures à la capacité de charge du bétail) ;
    • l'Irrigation inappropriée.
  • Pollution des sols due aux déchets, à l’urbanisation, à l’exploitation minière, aux déversements d’hydrocarbures, aux pesticides, aux herbicides, aux engrais et aux déjections animales[18],[19] ;
  • le changement climatique parce qu’il peut « exacerber la dégradation des terres, en particulier dans les zones côtières basses, les deltas fluviaux, les zones arides et les zones de pergélisol »[16].
Érosion des sols dans un champ de blé près de Pullman, aux États-Unis

Une forte densité de population n'est pas toujours liée à la dégradation des sols. Ce sont plutôt les pratiques humaines qui peuvent entraîner la dégradation d'un paysage.

La dégradation sévère des sols affecte une part importante des terres arables de la planète, réduisant la richesse et le développement économique des nations. À mesure que la productivité des terres diminue, la sécurité alimentaire est compromise et la concurrence pour des ressources de plus en plus rares s'intensifie, semant ainsi les germes de la famine et de potentiels conflits.

Changements climatiques et dégradation des terres

D’après le Rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sur les changements climatiques et l’utilisation des terres, ces changements exacerbent la dégradation des sols, notamment dans les zones côtières de faible altitude, les deltas fluviaux, les zones arides et les zones de pergélisol. Entre 1961 et 2013, la superficie des zones arides touchées par la sécheresse a augmenté de plus de 1 % par an. En 2015, environ 500 millions de personnes vivaient dans des régions ayant subi une désertification entre les années 1980 et 2000. Les populations de ces régions sont fortement impactées par les changements climatiques[16]. Par ailleurs, on estime que 74 % des personnes vivant dans la pauvreté sont directement affectées par la dégradation des sols à l’échelle mondiale[20].

La dégradation importante des terres due à l'inondation par l'eau de mer, en particulier dans les deltas fluviaux et sur les îles basses, est un risque potentiel qui a été identifié dans un rapport du GIEC de 2007.

En raison de la montée du niveau de la mer due aux changements climatiques, les niveaux de salinité peuvent atteindre des niveaux où l'agriculture devient impossible dans les zones très basses.

En 2009, la Banque européenne d'investissement a accepté d'investir jusqu'à 45 millions de dollars. Le Fonds pour la neutralité en matière de dégradation des terres (Fonds LDN) a reçu un financement de 100 millions de dollars américains[21],[8] Lancé lors de la COP 13 de la CNULCD en 2017, le Fonds LDN investit dans des projets générant des avantages environnementaux et socio-économiques, ainsi que des rendements financiers pour les investisseurs[22]. Le Fonds a été initialement doté de 100 millions de dollars américains et devrait atteindre 300 millions de dollars américains[22].

Dans le rapport du GIEC de 2022[23], la dégradation des terres réagit plus directement aux changements climatiques, car tous les types d'érosion et la diminution de la matière organique du sol (axée sur les sols) augmentent[24]. D'autres pressions à la dégradation des terres sont également causées par les activités humaines, comme les écosystèmes gérés. Ces systèmes comprennent les terres cultivées et les pâturages exploités par l'homme[24].

Impacts

La dégradation des terres prend de nombreuses formes et affecte les ressources en eau et en terres. Elle peut diminuer la capacité naturelle des terres à stocker et à filtrer l'eau, ce qui entraîne une pénurie d'eau.

Les conséquences de la dégradation des sols sont importantes et complexes. Elles comprennent une baisse des rendements agricoles, une diminution de la biodiversité des écosystèmes, une plus grande vulnérabilité aux catastrophes naturelles telles que les inondations et les sécheresses, des pertes de logements, une raréfaction des ressources alimentaires et des difficultés économiques. Les sols dégradés libèrent également des gaz à effet de serre, aggravant ainsi le changement climatique.

Parmi les autres impacts possibles, on peut citer :

  1. Une baisse temporaire ou permanente de la capacité productive (en) des terres. Cela peut se traduire par une perte de biomasse, une diminution de la productivité réelle ou potentielle, ou encore une perte ou une modification du couvert végétal et des nutriments du sol.
  2. Perte de biodiversité : Une diminution de la diversité des espèces ou de la complexité des écosystèmes se traduisant par une dégradation de la qualité de l'environnement,
  3. Vulnérabilité accrue de l'environnement ou des populations face à la destruction ou aux crises,
  4. Guerres et conflits. La dégradation des sols est l'un des facteurs qui accroissent la concurrence pour les terres agricoles, et tous les conflits, à l'exception de trois, survenus à l'intérieur des États africains dans les années 1990 sont liés à cette concurrence[25],
  5. Migration environnementale[26].

Sensibilité et résilience

La dégradation des sols à Nauru est grave suite à l'épuisement de la couverture de phosphate dû à l'exploitation minière.

La sensibilité et la résilience sont des mesures de la vulnérabilité d'un paysage à la dégradation. Ces deux facteurs, combinés, expliquent le degré de vulnérabilité. La sensibilité correspond à la mesure dans laquelle un système terrestre subit des changements sous l'effet de forces naturelles, d'interventions humaines ou d'une combinaison des deux. La résilience est la capacité d'un paysage à absorber les changements sans altérer significativement les relations entre l'importance relative et le nombre d'individus et d'espèces qui composent la communauté. Elle désigne également la capacité de la région à retrouver son état initial après avoir subi une modification. La résilience d'un paysage peut être accrue ou diminuée par l'interaction humaine, selon différentes méthodes de gestion de l'utilisation des terres. Les terres dégradées deviennent moins résilientes que les terres non dégradées, ce qui peut entraîner une dégradation encore plus importante suite à des chocs affectant le paysage[27].

Agriculture

D’ici 2025, les pratiques agricoles et de gestion non durables ont conduit à la dégradation de 996 millions d’hectares de terres agricoles; cela représente plus de 60% de la dégradation des terres d’origine humaine, qui affecte une superficie totale de plus de 1660 millions d’hectares[1].

La dégradation des terres agricoles est influencée par des choix locaux et des facteurs globaux tels que le commerce, le changement climatique et les transitions démographiques. Les agriculteurs, en tant qu'acteurs privés, prennent des décisions principalement axées sur la productivité et la rentabilité[1]. La relation entre la dégradation des terres et la productivité agricole varie considérablement selon les régions et les niveaux de revenus. Dans les pays à revenu élevé dotés de systèmes agricoles intensifs, les pertes de production par hectare dues à la dégradation sont particulièrement importantes, bien que souvent masquées par l'utilisation massive d'engrais de synthèse et d'autres intrants. Cette stratégie compensatoire crée un paradoxe préoccupant : tout en maintenant des rendements élevés à court terme, elle engendre des rendements décroissants, augmente les coûts de production et exacerbe souvent la dégradation sous-jacente par l'acidification des sols, les déséquilibres nutritionnels et la pollution. Les effets de seuil associés à la dégradation des terres peuvent conduire à l'abandon des terres dans les zones ayant une longue tradition d'agriculture intensive. La majeure partie de l'Afrique subsaharienne présente des pertes de rendement relativement faibles dues à la dégradation, non pas parce que les sols sont plus sains, mais parce que d'autres contraintes, notamment l'accès limité aux intrants, à la mécanisation, au crédit et aux marchés, sont les principales causes des Écart de rendement (en)[1]. La dégradation des terres n’est pas uniforme ; même au sein d’une même exploitation agricole, l’état des parcelles peut varier[1].

La taille des exploitations agricoles influence fortement les stratégies de gestion des terres et de production alimentaire, ainsi que la capacité des agriculteurs à lutter contre la dégradation des sols. Sur les 570 millions d'exploitations agricoles dans le monde, 85% ont une superficie inférieure à 2 hectares (ha) et ne cultivent que 9% des terres agricoles, tandis que les 0,1% d'exploitations de plus de 1 000 ha en contrôlent près de 50%. Les exploitations de taille moyenne, celles dont la superficie se situe entre 2 et 50 ha, jouent un rôle particulièrement important en Afrique et en Asie, où elles gèrent environ la moitié des terres agricoles[1].

L’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne sont des régions où la dégradation des terres coïncide avec des taux de pauvreté élevés et des retards de croissance chez les enfants. En 2025, 47 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrant de retard de croissance vivent dans des zones où ce retard s’accompagne de pertes de rendement importantes dues à la dégradation des terres. Ces zones représentent un point de convergence entre dégradation environnementale et privation humaine[1].

Prévention et réversibilité

Renversement

Inverser seulement 10 % de la dégradation des terres cultivées causée par l'homme permettrait de rétablir une production suffisante pour nourrir 154 millions de personnes supplémentaires par an. Cependant, cela ne représente qu'une fraction du coût réel. Ces estimations négligent le rôle de la dégradation dans l'abandon des terres. Des recherches suggèrent que la remise en culture des terres abandonnées pourrait potentiellement nourrir entre 292 et 476 millions de personnes. De plus, ces estimations excluent les impacts sur les pâturages et les services écosystémiques plus larges qui profitent à l'ensemble de la société, faisant de la dégradation des terres un défi nécessitant une action collective pour la fourniture de ces biens publics[1].

Prévention

gestion durable des terres

Liste des réponses recommandées par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture ( FAO) aux différents stades de dégradation des terres, allant de l'amélioration de la gestion des terres à la restauration complète des terres.

Les actions visant à enrayer la dégradation des terres peuvent être globalement classées en interventions de prévention, d’atténuation et de restauration.

Il a été prouvé que la gestion des terres permet d'inverser la dégradation des sols. Elle assure également la sécurité de l'eau (en) en augmentant la disponibilité de l'humidité du sol (en), en diminuant le ruissellement de surface, en réduisant l'érosion du sol, ce qui conduit à une infiltration accrue et à une diminution du débit des crues.

L’objectif de développement durable no 15 des Nations Unies vise à restaurer les terres et les sols dégradés et à parvenir à un monde neutre en matière de dégradation des terres d’ici à 2030[20]. Le titre complet de la cible 15.3 est le suivant : « D’ici à 2030, lutter contre la désertification, restaurer les terres et les sols dégradés, y compris les terres touchées par la désertification, la sécheresse et les inondations, et s’efforcer de parvenir à un monde neutre en matière de dégradation des terres. » [28]

Sensibilisation et éducation du public

Sensibiliser le public à l’importance de la conservation des terres, de la gestion durable des terres et des conséquences de la dégradation des sols est essentiel pour favoriser un changement de comportement et mobiliser le soutien nécessaire à l’action. L’éducation, les campagnes de sensibilisation et les plateformes de partage des connaissances peuvent permettre aux individus, aux communautés et aux parties prenantes d’adopter des pratiques plus durables et de devenir des gardiens des terres[29].

Voir aussi

Sources

 Cet article intègre du contenu sous licence libre. Licence sous CC BY 4.0. Texte tiré de Food and Agriculture Organization of the United Nations.

Références

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