Délire de persécution
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| Causes | Facteur écologique, génétique, trouble bipolaire, schizophrénie dysthymique, schizophrénie paranoïde ou abus de substances |
|---|---|
| Symptômes | Anxiété, rumination, mal-être (d), dépression et trouble du sommeil |
| Traitement | Thérapie cognitivo-comportementale, neuroleptique et vitamine B12 |
|---|---|
| Spécialité | Psychiatrie et psychologie clinique |
| CIM-10 | F22.0 |
|---|---|
| CIM-9 | 297.8 |
| MeSH | D003702 |
Le délire de persécution est une condition délirante durant laquelle l'individu affecté croit être persécuté. Il existe en particulier deux éléments centraux dans ce type de délire[1] :
- Le patient pense qu'un préjudice lui est causé,
- Le patient pense que son « persécuteur » a l'intention de lui porter préjudice.
Le délire de persécution est une des symptomatologies les plus fréquentes du trouble délirant.[2][3]
Les pensées paranoïaques ont toujours été considérées par les médecins comme un symptôme de troubles mentaux sévères[4]. Le délire de persécution est un symptôme caractéristique, et le second symptôme le plus récurrent de la psychose[5]. Il se caractérise par une perte du sens de la réalité, se traduisant par de fausses convictions irrationnelles, auxquelles le patient adhère de façon inébranlable dans le dessein de revendiquer le statut de victime déresponsabilisée de ses actes et paroles[6]. Il survient généralement au cours d'une intoxication le plus souvent, et lors de crises de démences séniles et pré-séniles, entre autres[7],[8]. Cependant, des délires ou idées de persécution se manifestent également chez les patients atteints de schizophrénie, de paraphrénie[7], de psychose[9], et de dépression[10]. Il existe également d'autres troubles d'ordre neurologique dans lesquels le délire de persécution peut survenir chez une minorité de patients comme la manie, le trouble de stress post-traumatique et l'épilepsie[11].
Les patients souffrant de délire de persécution se sentent anxieux et irritables dans leur vie quotidienne[5]. Ils se persuadent de choses souvent à tort pour justifier leurs craintes, à tel point qu'ils se convainquent qu'une menace peut arriver à tout moment[5]. Les patients souffrant de délire de persécution appellent fréquemment les secours, même lorsqu'ils ne sont pas en danger imminent[5]. Certains enclenchent des poursuites judiciaires répétées.[12]
Le délire de persécution est généralement pris en charge en milieu hospitalier[13].
Diagnostic du délire de persécution
Avant d'établir un diagnostic, il faut éliminer d'autres causes possibles des idées délirantes (ex : toxicomanie, troubles neurologiques, confusion...)[2].
Le diagnostic va établir la présence de trouble délirant et spécifier le type selon les critères suivants [14],[3]:
- Présence d'au moins 1 idée délirante pendant au moins 1 mois.
- S'il y a des hallucinations, elle sont en rapport avec le thème du délire et ne sont pas prédominantes. (absence du critère A de la schizophrénie)
- En dehors de l’impact de l’idée ou des idées délirantes, il n’y a pas d’altération marquée du fonctionnement ni de singularités ou de bizarreries manifestes du comportement.
- Si des épisodes maniaques ou dépressifs caractérisés sont survenus en même temps, ils ont été très brefs par rapport à la durée globale de la période délirante.
- La perturbation n’est pas due aux effets physiologiques d’une substance ou d’une autre affection médicale et elle n’est pas mieux expliquée par un autre trouble mental comme l’obsession d’une dysmorphie corporelle ou un trouble obsessionnel-compulsif
Les idées ont un contenu dit "bizarre" si elles sont incompréhensible, hautement improbable ou ne se basant pas sur des expériences de la vie quotidienne.
Le type persécutoire est établi quand le thème central du délire est la croyance d'être la victime d'un complot, d'espionnage, ou de harcèlement. [12]
Causes
Les médecins et psychiatres ne connaissent pas les causes exactes du délire de persécution[5]. Des recherches suggèrent un rôle génétique significatif dans le développement du délire de persécution[5]. Sigmund Freud dans son étude de Mémoires d'un névropathe de Daniel Paul Schreber en 1903, décèle « dans le délire de persécution une déformation qui consiste en un retournement de l'affect[15]. »
