Détecteur électrolytique

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Circuit du poste à détecteur électrolytique.
Détecteur électrolytique.

Dès le début du XXe siècle, le détecteur électrolytique était l'un des premiers dispositifs capables de rendre les signaux radios audibles avec une paire d'écouteur ou un casque audio. Il fut progressivement remplacé par le détecteur à galène, plus simple.

Station Ouessant TSF en liaisons radiotélégraphiques sur 500 kHz

En 1857, Buff constate le phénomène de soupape électrolytique qui permet de fabriquer du courant continu à partir d'une source de courant alternatif. Le , J. Pupin dépose un brevet sur l'emploi de la soupape électrolytique[1].

À partir de 1900, le détecteur électrolytique a remplacé le radioconducteur, cohéreur d'Édouard Branly. Le détecteur électrolytique et le détecteur magnétique étaient les premiers dispositifs capables de rendre les signaux radios de TSF audibles avec une paire d'écouteur ou un casque audio.

En 1903, le général Gustave Ferrié met au point un détecteur électrolytique. La station Ouessant TSF créée par Camille Tissot au côté du phare du Stiff à l'île d'Ouessant effectue des liaisons radiotélégraphiques avec la Marine nationale de Brest. En 1904, cette même station Ouessant TSF FFU effectue des liaisons radiotélégraphiques avec une flotte de 80 paquebots[2]. Dès 1907, dans les stations TSF, le détecteur électrolytique est progressivement remplacé par le détecteur à galène pour sa simplicité.

Ce détecteur a été utilisé jusqu'en 1913 dans les récepteurs du Stiff de la station Ouessant TSF avec une portée radiotélégraphiques de plusieurs centaines de kilomètres par une antenne en parapluie haute de 33 mètres (haute de 42 mètres à l'origine mais cassée par les vents).

Applications

En rouge signal alternatif HF dans le circuit du poste à détecteur électrolytique.
En rouge modulation BF dans le circuit du poste à détecteur électrolytique.
Schéma du détecteur électrolytique.
Une des premières stations privées.
Antenne d'une station privé de TSF.

Dès le début du XXe siècle, les stations de T.S.F. à détecteur électrolytique permirent la réception dans les bandes radios, des signaux de la tour Eiffel. Le détecteur électrolytique est le plus sensible des détecteurs, mais il est aussi très sensible aux vibrations et aux mouvements. Il n'est utilisable que dans les stations fixes et inutilisable dans les stations radios mobiles : navires, aéronefs, ballons dirigeables, stations portables, etc. Ce détecteur n'a été utilisé dans les récepteurs que pour un usage à court terme en raison de la complexité de l'entretien.

La réception des ondes moyennes par détecteur électrolytique à une portée de[3] :

  • 60 km dans le désert ;
  • 250 km sur un sol normal (ni sec ni marécageux) ;
  • 1 000 km sur une mer ou un océan.

Principe

Notes et références

Voir aussi

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