Les eaux du Pré-Saint-Gervais sont un ensemble de rigoles acheminant les suintements du sol sablonneux du nord-est du plateau de Romainville vers des bassins, puis vers un aqueduc central permettant le transport de l'eau vers Paris, en contrebas.
Le réseau comprenait 3 ensembles de captage, « les sources du nord », qui se rejoignaient au regard du Pré-Saint-Gervais point de départ d’une conduite unique vers Paris.
- Un premier captant des sources à l’emplacement du pied des glacis de l’actuel fort de Romainville, rue Henri Barbusse, rue Jean-Moulin, boulevard Eugène, Decros, rue Marcelle sur le territoire de la commune des Lilas.
- Un deuxième, à l’emplacement de la rue Francine Fromond vers la rue Faidherbe également aux Lilas.
- Un troisième sur la commune du Pré-Saint-Gervais.
Des sources à la fontaine du Pré-Saint-Gervais, l’eau s’écoulait dans des conduites, les «pierrées » de 0,4 mètres de hauteur, de 0,16 à 0,32 mètres de largeur, dans des tranchées de 2 à 3 mètres de profondeur couvertes d’une chape de glaise pour éviter les infiltrations des eaux de surface. Des puisards établis de place en place permettaient l’inspection. Des regards étaient établis aux endroits où plusieurs pierrées se rejoignaient.
Des bornes aux armes de la ville de Paris indiquaient en surface l’emplacement de ces conduites[2].
Le parcours du réseau est jalonné de regards permettant de contrôler la qualité des eaux. Certains de ces regards ont disparu, y compris les quatre qui étaient situés en amont sur le territoire de la commune des Lilas.
Les regards du Trou-Morin, des Maussins, du Bernage, ainsi que la fontaine du Pré-Saint-Gervais subsistent.
Une borne rue Jean-Moulin aux Lilas est un vestige de cet ancien réseau.