Egidio Seghi

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Décès
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PistoiaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Egidio Seghi, né le à Cutigliano en Toscane, est un Italien anti-fasciste, communiste, résistant, membre des Brigades internationales et de L'Italia libera (it). En , il occupe le poste de consul d'Italie à Lille. Il décède le à Pistoia près de Florence[1].

Acte de mariage de Egidio Seghi et Ilia Ferrari à Aniche le 15 avril 1933
Egidio Seghi a habité la dernière maison du coron Valubbi, rue Jean Jaurés à Aniche

Egidio Seghi naît à Taufi dans le village du Melo, fraction de Cutigliano, le , d'un père toscan, Luigi, et d'une mère sarde, Maria Rita Abis. À 18 ans, le , il rejoint son frère aîné Enrico, né en 1897, dans le Nord de la France, avec un passeport ordinaire ; il a un contrat de travail comme mineur de 1924 à 1937[1]. Son autre frère Ferdinando, dit Fiorello, né en 1904, aussi mineur à Aniche, meurt en d'un accident au fond de la fosse Archevêque. Egidio est déjà communiste et anti-fasciste, mais doit retourner en Italie pour effectuer son service militaire de 1926 à 1928[1]. Il est inscrit à la CGT dès 1924, à son arrivée dans les mines, puis au Parti Communiste français en 1928[2]. La genèse de son engagement politique est complexe. S'il émigre, comme ses frères, pour "motivi di lavoro" (un modèle migratoire usuel dans l'Apennin tosco-émilien, où la France devient la destination du travail pour ceux à qui la révision des quotas d'immigration aux Etats-Unis depuis 1921 ferme les portes), sa famille et lui ont déjà fait acte d'opposition au régime de Mussolini. Un rapport de la Préfecture de Pistoia de 1939 rapporte qu'avant même de s'expatrier, et en dépit de son jeune âge, Egidio est "di sentimenti contrari al regime" et son frère Enrico "anche egli di idee sovversive"[3]. En fait, l'un et l'autre ont un dossier ouvert au Casellario politico centrale (it), Enrico dès 1934 comme socialiste et Egidio en 1938 comme communiste après la découverte de son départ pour les Brigades Internationales en Espagne. Leur père Luigi est signalé comme socialiste actif jusqu'en 1932.

De retour en France, il rejoint la CGT et le syndicat des mineurs. Il se marie avec Lilia Ferrari le à Aniche. Lilia Ferrari est une cousine d'Eusebio Ferrari, résistant de Fenain, qui plus tard, lors de Seconde guerre mondiale, sera abattu par un gendarme français au moulin d'Anzin, le [4].

Le , Egidio et Lilia ont une fille, Florella, qui naît à Aniche, au coron Valubbi, du nom de Giuseppe Valubbi, entrepreneur de bâtiment, venu de Mondaino. À cette époque, les communistes conseillent à Egidio de demander sa naturalisation, ce qu'il n'obtiendra jamais.

Guerre civile espagnole

Communiste et anti-fasciste, Egidio Seghi s'engage dans les Brigades internationales[5] pour s'impliquer dans la guerre civile espagnole, laissant sa femme et sa fille à Aniche. Le , il est enrôlé comme sergent dans les Brigades Garibaldi au 2e bataillon[1]. Son fils, Eugène, naît le alors que son père est à la guerre.

En 1939, à la suite de la débâcle de Catalogne, il est interné le au camp d'Argelès ou de Saint-Cyprien. En 1940, au Camp du Vernet en Ariège sont internés tous les étrangers considérés comme suspects ou comme dangereux pour l’ordre public. Egidio Seghi y est interné le au secteur C, comme ancien combattant de l'Espagne, baraque 1, puis baraque 46, no matricule 4 244. Il s'évade le [1] et rejoint la Résistance de la région Nord.

Résistance

Grève des mineurs de 1948

Références

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