Eliezer Berland

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Rabbi Eliezer Berland (hébreu : אליעזר ברלנד), né le 26 ou le à Haïfa, est un rabbin orthodoxe israélien, lié au mouvement hassidique de Bratslav et poursuivi en Israël pour diverses infractions.

Eliezer Berland naît en 1937 dans une famille sioniste traditionaliste. À l'adolescence, différentes crises mystiques le rapprochent progressivement des courants orthodoxes et il étudie avec le rabbin Elya Lopian, à la yechiva Kfar Hassidim.

À la suite de son mariage avec la fille du député israélien Shalom-Avraham Shaki[1], le rabbin Berland s'installe à Bnei Brak. Il se fait peu à peu connaître comme un érudit en Torah. Il côtoie possiblement le rabbin Yaakov Yisrael Kanievsky (plus connu sous le nom du Steipler)[2] mais cela est démenti par l'entourage de Kanievsky.

Il découvre les enseignements de Nahman de Bratslav à l'âge de vingt deux ans. Dans l’entrain de rapprocher les éloignés dans le chemin de Rabbi Nahman et avec l’appui des grands rabbins de la génération, s’ouvre la yechiva centrale pour le rapprochement des éloignés Shuvu Banim, en 1978.

À la suite de l’élargissement du cercle des élèves après un certain nombre d’années, la yechiva déménage au centre de la vieille ville de Jérusalem-Est, à côté du Kotel Hamaaravi, en face du Saint des Saints, et fixe l’endroit de sa résidence dans le bâtiment de la yechiva anciennement nommée Hayé Olam[3]. C'est ainsi que durant des années, il s'efforce de rapprocher des dizaines de milliers de jeunes de l'enseignement de Rabbi Nahman de Breslev, par le biais de ses enseignements qui se répandent alors dans toutes les régions d'Israël.

Popularité et enseignement

Dans les années 2000, Eliezer Berland devient un orateur religieux influent. Il compose un livre de prières en rimes, en vers, et en hébreu ancien, nommé Tefila LeAni. Il se fait ainsi connaître comme un poète religieux. Ses prières étant remplies de références kabbalistiques, il se fait aussi connaître comme kabbaliste. Ses disciples lui prêtent des capacités surnaturelles de guérir les malades, de donner des enfants aux femmes stériles etc.

Sa yechiva Shuvu Banim (également connue sous le nom de yeshivat Nechamat Zion) devient une entreprise de gestion financière des donations qu'il reçoit. Il se lie d'amitié avec Yaakov Litzman[4], ancien ministre de la Santé israélien, et d'autres personnalités de premier plan du pays. Il organise régulièrement des Tishs où se rendent des Juifs venus de tous milieux[5].

Rabbi Eliezer Berland (8 avril 2004)

Son enseignement et sa lecture radicale des textes commencent cependant peu à peu à être critiqués, même au sein du courant Breslev lui-même, particulièrement lorsque l'érudit Yom Tov Haishin décide de s'opposer publiquement au rabbin Berland, qu'il accuse d'être devenu au cours des années un gourou dangereux et un charlatan[6]. Mais paradoxalement, cette opposition ne fait que renforcer l'influence du rabbin Eliezer Berland qui explique ces controverses comme celles qu'il y eut de tout temps contre les personnes saintes envoyées par Dieu pour changer le monde. Changer le monde est l'objectif qu'il prétend s'être fixé et il multiplie les conférences parfois devant un public de plusieurs milliers de personnes (comme au stade de Ramat Gan en 2012[7]) où il appelle le peuple juif à ne plus faire aucune différence entre les Juifs et les non-juifs, à définitivement faire la paix avec les populations arabes, quitte à démilitariser complètement l'État d'Israël.

Il annonce que la conquête d'Israël se fera par le chant, la danse et les battements de mains, conformément à l'enseignement mystique de Rabbi Nahman de Breslev[8] et qu'aucune raison au monde ne justifie l'usage des armes, même pas la menace terroriste. À la suite de ses conférences, ses élèves se rendent en chantant et en dansant dans la ville arabe de Chkhem et certains d'entre eux se font mortellement poignarder par des militants palestiniens. Il ne renonce pas à son idéologie pacifiste à l'extrême et se rend lui aussi dans la ville arabe de Chkhem en chantant et en dansant. Il en ressort sain et sauf, ce qui amplifie considérablement sa notoriété dans les milieux hassidiques.

Dans la nuit du , les partisans de Berland entrent dans le tombeau de Joseph à Naplouse pour y prier, comme demandé par Berland depuis l'étranger. Leur entrée sans autorisation de sécurité nécessite leur sauvetage par l'armée israélienne et est suivie d'un incendie criminel de la tombe par des Palestiniens[9].

Il décide d'interdire à ses fidèles de se faire soigner en cas de maladie et leur recommande d'attendre une guérison miraculeuse qui viendrait directement du ciel, sans intervention médicale. Le cas d'une jeune femme israélienne morte d'un cancer à la suite de ses recommandations non interventionnistes agite la presse israélienne, qui d'un côté constate que son discours de paix et d'harmonie universelle dénote radicalement du discours intégristes et racialistes de certains autres rabbins[10], et d'un autre côté qui constate les dégâts d'un enseignement d'une telle intensité spirituelle, qu'il ne se soumet jamais à l'épreuve du rationalisme et de la raison humaine.

Le rapport aux femmes dans son enseignement est aussi novateur puisqu'il recommande à ses fidèles femmes de danser régulièrement et cela même le jour de Yom Kippour où il recommande de fermer les sections des synagogues réservées aux femmes pour que celles-ci sortent danser dans la rue de l'aube à la nuit, tout comme la prophétesse Myriam dans la Bible, qui dansait avec un tambourin au moment de la Sortie d'Égypte ; le rabbin Berland explique que le messie viendra par le mérite des danses sacrées des femmes.

Le Rav recommande d'ailleurs d'accompagner le Tikkoun Haklali (repentance) par les Prakim Nivrachim (chapitres sélectionnés, hébreu : פרקים נבחרים)[11] et la lecture de Psaumes, afin de nettoyer la poussière qui reste sur la Neshama. Cela relate les souffrances du messie, décrites dans les Tehilim, que celui-ci subira à la fin des temps avant la Géoulah (rédemption finale)[12].

Son mouvement est parfois considéré comme celui d'une secte[6] ; le centre israélien pour les victimes de sectes le définit comme tel en 2018[13].

Famille

Eliezer Berland est marié à Tehila Shaki, fille de l'ancien député Avraham Shalom Shaki. Son frère, Yehezkel, a officié comme rabbin des communautés de Nehoraet de Yad Natan.

Le rabbin Berland a un fils, le rabbin Nachman Berland, qui l'a secondé dans la direction de ses institutions, et cinq filles. Son petit-fils est Nathan Berland.

L'un de ses gendres, Zvi Zucker, occupait une position influente au sein de « Shuvo Banim » mais en a été démis pour avoir agi contre son beau-père dans ses affaires judiciaires[14].

Affaires judiciaires

Agressions sexuelles

En 2012, Il est porté contre lui des accusations de harcèlement sexuel et de viol par des femmes[15]. Le journal Israel Hayom rapporte ainsi un incident dans lequel l'un des étudiants de Berland l'a rencontré à la maison, debout à côté d'une femme nue de sa communauté. Ses partisans expriment leur colère face au rapport et la personne qui a divulgué l'histoire aux médias est ensuite violemment attaquée[16].

Après l'ouverture de l'enquête, Berland doit s'exiler d'Israël dont il conteste le droit de le juger sous prétexte qu'il n'en est pas citoyen et que ce qui lui est reproché se serait passé en territoire palestinien[réf. souhaitée].

Il s'enfuit aux États-Unis, en Italie, en Suisse, au Maroc à Marrakech - expulsé menotté à la suite d'un ordre du roi Mohammed VI en [17], au Zimbabwe en - où il est momentanément incarcéré pour défaut de permis de séjour[18] - puis aux Pays-Bas. En , il est interpellé à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol. Le temps d'organiser son extradition, il s'exile finalement en Afrique du Sud à Johannesbourg[17],[19].

Durant tous ses périples, il est suivi par des centaines de disciples et leurs familles dans ce qu'ils considèrent être le dernier exil du Peuple juif avant la venue du Messie[20]. Un rapport sud-africain juif présente la première interview d'un étudiant essayant de défendre le rabbin Berland : il affirme qu'il existe un complot contre le rabbin, en raison de la persécution religieuse dont il est victime par un gouvernement israélien sectaire[21].

Son principal opposant Yom Tov Haïshin déclare « que depuis le faux messie Sabbataï Tsevi, le Peuple juif n'avait jamais connu de charlatan de cette envergure qui réunissent dans le même homme les pires crimes et les plus grandes dévotions »[réf. nécessaire].

Le , Berland est de nouveau arrêté en Afrique du Sud[22]. Précédant et suivant son arrestation, plusieurs veillées de prière et des manifestations de masse ont lieu. Le , Berland demande à ses partisans d'organiser une veillée de prière toute la nuit au tombeau des Patriarches d'Hébron. Environ 8 000 personnes assistent à ce rassemblement de six heures[23]. Le , des centaines d'adeptes manifestent devant l'ambassade d'Afrique du Sud à Ramat Gan contre « l'arrestation illégale du rabbin » et le refus de droits humanitaires en prison[24]. Deux jours plus tard, des milliers de partisans tiennent de nouveau une veillée de prières de masse au tombeau des Patriarches[25].

Quelques jours avant son arrestation en Afrique du Sud, trois rabbins de Breslov ont signé une lettre appelant à se tenir à l'écart de Berland, déclarant qu'il est « égaré et qu'il a une vision erronée des principes et des fondements de la religion et de la Halakha, et en particulier en matière de sainteté [...] et qu'il constitue une erreur et un danger terribles et graves ».

Le , le rabbin Yitzchak Dovid Grossman rend visite à Berland pour « l'aider et atténuer ses conditions » de détention[26]. Berland lui aurait affirmé qu'on lui refusait de manger depuis des jours[27],[28]. D'autres rabbins, comme Shalom Arush, parlent aux media de l'état de Berland[29]. Le , Grossman s'envole à nouveau pour visiter Berland en Afrique du Sud et réussit à conclure une sorte d'accord entre Berland et les autorités israéliennes dans lequel Berland se rendrait volontairement[30],[31]. Le , Berland publie une lettre et un enregistrement audio à ses partisans affirmant qu'il a décidé de retourner en Israël[32]. Il est extradé vers Israël en .

En Israël, il est inculpé d'attentats à la pudeur sur quatre femmes, dont une mineure, ainsi que de voies de fait graves et de coups et blessures aggravés sur le mari d'une des plaignantes. Sa détention est prolongée à plusieurs reprises.

Le , il a été reconnu coupable par le tribunal de première instance de Jérusalem et dans le cadre d'une négociation de peine, de deux attentats à la pudeur et d'une agression. Aux termes de cet accord, deux autres attentats à la pudeur sont effacés de son casier judiciaire. Le , le tribunal de Jérusalem le condamne à 18 mois de prison, conformément à l'accord de plaidoyer, pour abus sexuels (attentat à la pudeur) et agression, après que le rabbin eût reconnu les faits[33]. Selon l'acte d'accusation, Berland tenait des réunions privées chez lui et profitait de son statut pour commettre des actes sexuels ou offensants avec des femmes, y compris des mineures. Il ne purge qu'une peine de dix mois en prison avant d'être libéré[20].

En , le rabbin Moshe Nussbaum révèle un enregistrement secret dans lequel Berland admet avoir violé une femme mariée et déclare : « Je l'ai violée et elle est sans aucun doute permise à son mari »[34]. Ses adversaires mettent en place un système de diffusion téléphonique de contenus le discréditant et en , Berland réclame une injonction pour faire cesser ces diffusions diffamantes mais sa requête est rejetée[35].

Pendant son incarcération, ses fidèles pour continuer de croire en lui s'appuient sur l'incarcération biblique de Joseph le Juste qui lui aussi avait été accusé de harcèlement sexuel sur la femme de Potiphar[réf. souhaitée].

Alors qu'il est en prison, on diagnostique à Berland un cancer du côlon et le , la commission des libérations conditionnelles décide de le placer en résidence surveillée dans un motel près de l'hôpital Hadassah, en raison de son état de santé.

Le , il rentre chez lui sous restrictions et reprend la direction de la communauté depuis son centre à Jérusalem, après une absence de six ans durant laquelle il a passé du temps hors de la capitale et à l'étranger. La vie hassidique du rav Berland reprend exactement comme auparavant.

En , un jugement rendu contre lui par un tribunal rabbinique de Breslev est publié, ainsi qu'une lettre signée par trente rabbins de Breslev, dans laquelle ils désavouent Berland et ses actes et appellent à prendre leurs distances avec lui. Selon cette lettre, Berland « pèche et transgresse dans la plus profonde des tombes, et est unique parmi les méchants de toutes les générations, les destructeurs de la Torah et les destructeurs du monde »[36]. Berland écrit notamment dans sa réponse qu'il n'a pas été autorisé à exprimer son opinion devant le tribunal[37].

En , un Beth Din spécial composé de juges des trois tribunaux haredi les plus importants d'Israël commencent à siéger pour prononcer la sentence de Berland, lequel a accepté l'autorité du tribunal qui demande presque immédiatement que cessent les diffamations contre l'accusé[38],[39]. En , le tribunal statue que « des témoignages et des preuves explicites ont été reçus concernant des actes [...] extrêmement graves [...] Que celui qui ne se prémunit pas contre les choses les plus graves et les plus sérieuses se prémunisse lui-même contre la mort »[40]. Le président du tribunal décrit les témoignages dans une lettre personnelle : « Il n’y avait qu’un seul témoin de l’interdiction de la nudité, outre les témoins de confession. Par ailleurs, il ne faisait aucun doute que [Berland] avait l’habitude d’embrasser et d’enlacer des femmes et des vierges et de glisser ses mains sous leurs vêtements, et il existait des preuves à cet effet qui n’ont été nullement contestées »[41]. Berland est finalement excommunié (herem) par les tribunaux rabbiniques du Rav Wozner et du Badatz, en  ; la cour religieuse déclare que « celui qui protège sa vie doit se tenir à l'écart de lui »[42]. La décision contient également un paragraphe avertissant qu'il s'agit d'un problème grave puisque les défenseurs de Berland excusent son comportement, publiant même des livres, affirmant qu'un Tzadik est autorisé à commettre des péchés. La décision poursuit : « Ces questions sont considérées comme une hérésie complète dans les fondements de notre religion. Nous devons déraciner et éliminer cette hérésie de nous »[43]. En revanche, le rabbin Shimon Adani exprime son soutien à Berland, même après le jugement et déclare aux élèves de Berland qu'on persécute leur chef par jalousie face à son succès.

En 2021, l'une des victimes des crimes sexuels de Berland dépose une plainte en dommages-intérêts contre lui, ce qui aboutit à ce que Berland soit condamné à la dédommager à hauteur de 382 000 NIS[44].

Après l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, Berland se voit interdire d'entrer en Ukraine pour avoir déclaré que l'invasion était une « rétribution divine » contre le gouvernement ukrainien, pour avoir empêché les membres de son groupe de faire un pèlerinage dans la ville ukrainienne d'Ouman. En 2023, il essaie de traverser l'Ukraine par voie terrestre depuis la Roumanie mais l'entrée lui est refusée et il est retourné en Israël[45],[46].

Fraude

Une nouvelle accusation, cette fois de malversations financières, se constitue contre lui. Sa fraude porte sur la vente de prières et de pilules à des centaines de membres désespérés de sa communauté, promettant de guérir les maladies et de libérer des personnes emprisonnées de leur entourage. En , News 13 révèle lors d'une enquête sur Berland, qui a été filmé en train d'inciter un patient atteint de cancer à éviter des traitements vitaux, tout en lui promettant une guérison et une longue vie en échange d'une « rançon » de plusieurs dizaines de milliers de shekels, que le patient, qui a transféré plus de 600 000 NIS pour recevoir la bénédiction de Berland, est mort peu après[47]. D'autres témoignages parviennent de proches de patients décédés, à qui le rabbin Berland a ordonné de se dispenser de soins médicaux et à qui il a également extorqué d'importantes sommes d'argent en échange d'une bénédiction censée les guérir[48].

À la suite de l'enquête, la police interrogé plusieurs de ses associés et saisit des documents[49],[50]. Les dizaines de boîtes de poudres et de pilules que le rabbin a commercialisées comme des « drogues miracles » sont également saisies par la police israélienne et se révèlent être, après analyses, des médicaments contre la douleur et des bonbons en vente libre[51].

En , le liquidateur des institutions, avec l'approbation du Registre des associations, intente une action en justice réclamant cinquante millions de shekels à l'épouse, au fils et au petit-fils de Berland, ainsi qu'à d'autres défendeurs. Selon la plainte, des fonds provenant des institutions de Berland ont été transférés hors d'Israël afin d'acquérir des biens immobiliers, notamment à Oman[52].

Il est arrêté à son domicile, le , et à nouveau incarcéré. En , Berland est condamné à 18 mois de prison après avoir plaidé coupable de fraude dans le cadre d'un accord de plaidoyer[53]. La peine comprend la peine de purge ; il avait passé un an en détention avant d'être libéré en résidence surveillée en . Alors qu'il entrait en prison, un groupe de ses partisans a organisé une manifestation à proximité[51].

Prétendue messianité

Parmi ses fidèles, on peut distinguer deux catégories : 1) Ceux qui pensent qu'il n'a commis aucun des crimes dont on l'accuse et dont il s'accuse lui-même - il ferait seulement semblant de les avoir commis pour être humilié et insulté de toutes parts et ainsi sacrifier sa réputation tel un martyr qui sacrifierait sa vie afin d'annuler les décrets pesant sur le peuple d'Israël[54]. Cette lecture des événements de sa vie correspond à peu près à ce qu'il a toujours écrit dans ses livres au sujet du grand ''Tsadik'' (Juste) qui doit se faire passer pour un serpent afin qu'on lui écrase la tête et que le messie vienne. 2) Ceux qui pensent qu'il a bel et bien commis les crimes dont on l'accuse et dont il s'accuse lui-même mais qui considèrent que Berland n'est pas soumis au système halakhique habituel et qu'on ne peut pas comprendre ses agissements de la même façon qu'on ne peut pas comprendre les agissements de Dieu ; on peut seulement croire que tout ce qu'il fait est consacré à la venue du messie pour des raisons que l'on ignore.

Une minorité de chacune de ces deux catégories pense non seulement qu'il approche par ses actes et ses choix les temps messianiques mais aussi qu'il est lui-même le messie et que lorsque le moment sera venu, il sortira définitivement de prison et sera nommé Président de l'État d'Israël, tout comme le personnage biblique de Joseph qui après vingt ans en prison en est sorti et est finalement devenu vice-toi d'Égypte.

Notes et références

Articles connexes

Liens externes

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