Élisabeth Jacquet de La Guerre
compositrice et claveciniste française
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Élisabeth Jacquet de La Guerre ou Élisabeth-Claude Jacquet de La Guerre[1], née Élisabeth Jacquet le dans la paroisse Saint-Louis-en-l'Île de Paris et morte le à Paris, est une compositrice et claveciniste française de la période baroque. Elle est une des compositrice les plus connues de l'Ancien Régime sous Louis XIV et Louis XV.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Élisabeth Claude Jacquet |
| Activité |
Compositrice, claveciniste, organiste |
| Conjoint |
Marin de La Guerre (d) (à partir de ) |
| Date de baptême | |
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| Mouvement | |
| Instrument | |
| Genres artistiques |
Biographie
Généalogie
Élisabeth Jacquet naît dans une famille de longue tradition musicale, mais aussi d'architecte, puisque l'on peut remonter jusqu'à Marceau Jacquet qui porte le titre, en 1600, de « juré du Roy en l'office de maçonnerye à Paris »[2],[3]. Il épouse Geneviève Fraillon avec qui il aura douze enfants, dont Jehan le cadet, grand-père de la compositrice, qui sera lui même maître maçon[2]. Jehan le cadet épouse Anne Daussy le et ils auront quatre enfants : Marguerite, Charlotte, Anne et Claude[2]. Marguerite Jacquet épouse Thomas Daquin, probablement parent de Louis-Claude Daquin[2]. Cependant, Jehan l'ainé, connu comme « maistre faiseur d'instrumens de musique » et comme « maistre espinetier »[4]. Son fils Claude l'est tout autant et ajoute à cela la profession de « joueur d'instrumens »[4]. Jean Jacquet l'aîné s'établit, comme d'autres facteurs d'instruments dans la rue Saint-Martin, où sa renommée se fait forte[5]. Son fils prend la relève à partir de 1636, en s'installant rue des Arcis[5]. La renommée de la famille est telle qu'elle perdure jusqu'à la fin du xviiie siècle[6]. Claude Jacquet, fils de Jehan Jacquet le cadet, lui-même organiste, épouse Anne de la Touche en 1655[7]. Élisabeth Jacquet naît en 1665[7].
Jeunesse et mariage
Leur père se charge de leur éducation musicale. La petite Élisabeth, remarquée par Mme de Montespan, reste trois ans à ses côtés[8]. Élisabeth Jacquet épouse Marin de La Guerre, organiste de l'église Saint-Séverin[9], le [10]. Ils sont tous deux organistes et se sont probablement connus pendant leur enfance[10]. Elle associe à son nom de naissance le nom de son mari, ce qui lui permet de bénéficier de la renommée des deux familles et de tisser des liens dans la communauté musicale[11]. Ils ont un fils qui meurt à dix ans[12]. Cependant, le mariage avec Marin de la Guerre devait l'éloigner de tout poste officiel à la cour[13]. Après leur mariage, Élisabeth et Marin de La Guerre s'installent rue Guillaume, sur l'île Saint-Louis, là où vivent aussi les parents d'Élisabeth Jacquet de La Guerre[14].
Premières œuvres
Trois ans après son mariage, elle publie, en 1687, son Premier Livre de pièces de clavecin[15]. Cependant, d'autres œuvres précédèrent celle-ci, mais n'ont pas été éditée[15]. Plusieurs témoignages d'époque attestent la composition d'œuvres, notamment un opéra chanté en 1685 chez le Dauphin et chez Madame de Montespan, ainsi qu'une pastorale représentée plusieurs fois devant le roi[15]. Ces œuvres sont réputées perdues à l'exception d'un livret anonyme ayant pour titre Jeux à l'honneur de la victoire[16]. Ce ballet pourrait faire référence à une victoire de Louis XIV, probablement celle de Mons en 1691 ou de Namur en 1692[17]. Le Premier Livre de Pièces de Clavecin démontre l'habileté de la compositrice pour l'écriture propre à cet instrument mais aussi la familiarité de la jeune femme avec le répertoire du clavecin contemporain de l'époque[18]. Elle contribue notamment à établir la suite dans sa forme actuelle, moyennant quelques changements[18]. De plus, elle apporte une grande unicité à son recueil, notamment par l'usage des procédés d'écriture qui lui sont déjà très personnels[18].
Compositrice pionnière
Dans sa préface aux Jeux à l'honneur de la victoire, la compositrice écrit « Ce n'est pas d'aujourd'huy que des femmes y ont donné d'excellentes Pièces de poësi, qui ont eü un très grand succès. Mais jusqu'icy Nulle n'a essaïé de mettre tout un Opéra en Musique. »[19]. S'il est vrai qu'en France, elle est la première compositrice à écrire un opéra, ce n'est pas le cas de toute l'Europe, car avant elle, Francesca Caccini avait réalisé ce tour de force en 1625 avec La liberazione di Ruggiero dall'isola d'Alcina[19]. Cependant, après Élisabeth Jacquet de La Guerre, il faudra attendre 1736 pour que Mademoiselle Duval réitère l'exploit avec son opéra ballet Les Génies ou Les Caractères de l'Amour[19].
En décembre 1691, le Mercure galant publie une épître « de monsieur de Lully à mademoiselle de La Guerre » apportée par une « Ombre » qui est une couronne d'éloge à la « première musicienne du monde », oubliant notamment Antonia Bembo qui a vécu à la cour de Louis XIV et qui compose, en 1707 son opéra Ercole amante, dédié au roi, mais jamais représenté ni édité[20]. L'épître fait notamment mention d'un opéra d'Élisabeth Jacquet de La Guerre sans en donner le nom[21]. Il pourrait tout autant s'agir d'une œuvre perdue que des Jeux à l'honneur de la victoire ou encore de son opéra Céphale et Procris[21]. Cependant, s'il s'agit bien de ce dernier, il a fallu que la compositrice attende deux ans et demi avant qu'il ne soit représenté[21]. Cette hypothèse semble accréditée par les frères Claude et François Parfaict qui écrivent « Mlle de La Guerre mit cet Opera en musique, & cependant qu'elle y travailloit, tous les amis, tant en prose qu'en vers, la félicitoient sur son succès à venir. Enfin cet Opera parût en 1694[22]. »[23].
Élisabeth Jacquet de La Guerre est aussi une pionnière dans l'introduction de la sonate en France et dans son développement[24]. C'est en 1695 que Sébastien de Brossard copie les Sonates en trio de la compositrice[25]. Cependant, les sonates d'Élisabeth Jacquet de La Guerre ne seront alors pas éditée[25]. Dans son Catalogue des livres de musique, Sébastien de Brossard mentionne les premières sonates en trio d'Élisabeth Jacquet de La Guerre[26]. Les deux exemplaires qui nous restent, peut-être de la main même de la compositrice, portent le titre de « Sonnatta della signora de la guerre »[26]. Le titre en italien renforce l'idée que le goût italien, après la mort de Jean-Baptiste Lully, s'installe peu à peu en France[26]. Les sonates sont cependant classées différemment selon les deux sources[26].
De même, ses Sonates pour violon et basse continue sont parmi les premières sonates françaises pour instruments solistes avec celles de Jean-Féry Rebel et Sébastien de Brossard[27]. La forme en est légèrement différentes de celle des Sonates en trio, notamment par l'autonomie de leurs mouvements[27]. Ces sonates s'inscrivent dans la même lignée que celles de ses contemporains en ayant cependant quelques particularités[28]. Elles sont un mélange du style baroque italien et du style français[28]. On y retrouve ainsi une fidélité à la clé de sol 1re ligne pour le violon, des récits de basse et une certaine liberté formelle[28]. L'influence italienne se remarque dans la ligne mélodique des thèmes, l'expressivité des mouvements lents, la complexité harmonique et les nombreuses modulations[28]. Il n'y a que peu de différences entre les sonates pour violon et basse continue, voire imitée lors des dédoublements de basse, et les sonates en trio[28]. La différence se trouve au niveau de la richesse rythmique, des développements séquentiels, de l'amplification thématique et du niveau de virtuosité[28].
Le cas Céphale et Procris
Élisabeth Jacquet de La Guerre a été, après la mort de Jean-Baptiste Lully, parmi les premiers artistes à voir leurs opéra joués à l'Académie royale de musique[29]. En 1685, Philippe Quinault apporte au roi, alors chez Madame de Montespan, trois livrets d'opéra : Malaric fils d'Hercule, Céphale et Procris et Armide et Renaud[29]. Catherine Cessac émet l'hypothèse qu'Élisabeth Jacquet de La Guerre a pu avoir eu vent de ces projets et a pu être séduite par le sujet de Céphale et Procris[29]. C'est pourtant dix ans après, le , qu'a lieu la première, très attendue, de cet opéra[30]. C'est le premier opéra composé en France par une femme, mais il ne rencontre aucun succès[31],[32]. Cependant, si Céphale et Procris n'a pas été un succès, cela n'est pas un cas isolé, puisqu'après la mort de Jean-Baptiste Lully, son empreinte ne s'est pas immédiatement effacée, et la grande majorité des tragédies en musique des années 1690 eurent du mal à remporter les suffrages du public et de la critique[30]. Il en a ainsi été pour Orphée de Louis Lully, Énée et Lavinie de Pascal Collasse ou encore Médée de Marc-Antoine Charpentier[33]. Céphale et Procris a pourtant été imprimé l'année même de sa création et la compositrice dédie l'œuvre à Louis XIV dans sa préface, mais, à la différence des préfaces des œuvres précédentes, la musicologue Catherine Cessac y décèle malgré tout le doute de la musicienne[34]. Ce doute peut être dû à plusieurs choses comme le rêve empêché par son mariage d'une carrière à la Cour[35]. Il n'y eut que six représentations de Céphale et Procris[13]. La question du lien possible entre la non-adhésion du public et son statut de femme se pose[11], de même que cet opéra fut créé peu de temps après la mort de Lully[32].
Carrière
Après l'échec de son opéra, la musicienne va vivre une tragédie bien réelle : elle perd ses deux parents, son frère, son mari ainsi que son enfant. Pendant une décennie, elle ne compose plus[36].
Par la suite, elle travaille parfois de pair avec Sébastien de Brossard[37].
En 1707, elle publie six sonates pour violon et pour le clavecin, ainsi que ses Pièces de clavecin. Les six Sonates pour le Viollon et pour le Clavecin sont jouées à la Cour au petit couvert du Roi. On rapporte qu'à la fin du dîner,
« Sa Majesté parla à Mlle de la Guerre, d'une manière très-obligeante, & après avoir donné beaucoup de loüanges à ses Sonnates, elle luy dit qu'elles ne ressembloient à rien. On ne pouvoit mieux loüer Mlle de la Guerre, puisque ces paroles font connoistre que le Roy avait non seulement trouvé sa Musique très-belle ; mais qu'elle est originale, ce qui se trouve aujourd'huy fort rarement[38]. »
Elle publie également deux collections de cantates françaises tirées de textes d'Antoine Houdar de La Motte. De ces cantates provient l'histoire de Judith. Sébastien de Brossard en donne également sa propre version, et, comme l'explique Cabrini, le compositeur suit de près la narration en mettant l'accent sur les mouvements et l'action, plutôt que sur les personnages et leur développement au fil de la pièce. Jacquet de La Guerre, pour sa part, toujours d'après Cabrini[39], a préféré un accompagnement instrumental et symphonique afin de laisser de la place mélodique à Judith, quoique le texte minimise son rôle. Les dédicaces de ses œuvres sont adressées au roi Louis XIV.
Trois cantates françaises sont dédiées à l'électeur Maximilien-Emmanuel de Bavière, frère de la Dauphine, grand amateur de musique et lui-même joueur de viole de gambe : pour ce dernier, alors en séjour à Suresnes, elle compose La Musette ou les Bergers de Suresnes, qui fut joué devant lui[40].
Sa contribution au monde de la musique
Pratiquer un instrument de musique en tant qu'amatrice faisait partie de l'instruction que recevaient les femmes. En revanche, mener carrière indépendante en tant que musicienne est une chose exceptionnelle[11].
Élisabeth Jacquet de La Guerre est considérée comme l'une des premières femmes en France à avoir composé un opéra-ballet[41] ; en effet, avant Céphale et Procris, « elle avait composé ce qui est peut-être le premier des « ballets » (dits parfois opéras-ballets), Les Jeux à l'honneur de la victoire, vers 1691, dont la partition est aujourd'hui perdue »[42]. Avant Céphale et Procris, elle a composé en tout trois opéras qui ne nous sont pas parvenus[43] et elle est reconnue pour sa musique pour le clavecin. Novatrice encore, comme dans la cantate, Élisabeth Jacquet de La Guerre compte parmi les tout premiers compositeurs de sonates en France aux côtés de son contemporain François Couperin[réf. souhaitée].
Liste des œuvres
- EJG.01-04 : Premier Livre de Pièces de Clavecin
- EJG.05 : Second Livre de Pièces de Clavecin - Suite I en ré mineur (1707)
- EJG.06 : Second Livre de Pièces de Clavecin - Suite II en sol majeur (1707)
- EJG.07 : Menuet de Mlle La Guerre, pièce de clavecin
- EJG.08-11 : Sonates en trio (1695)
- EJG.12-13 : Sonates pour violon et basse continue (1695)
- EJG.14 : Sonates II - Sonate I en ré mineur (1707)
- EJG.15 : Sonates II - Sonate II en ré majeur (1707)
- EJG.16 : Sonates II - Sonate III en fa majeur (1707)
- EJG.17 : Sonates II - Sonate IV en sol majeur (1707)
- EJG.18 : Sonates II - Sonate V en la mineur (1707)
- EJG.19 : Sonates II - Sonate VI en la majeur (1707)
- EJG.20 : Pastorale en musique (1687)
- EJG.21 : Petit opéra, sur un texte de René Trépagne (1685)
- EJG.22 : Divertissement (1685)
- EJG.23 : Jeux à l'honneur de la victoire, opéra-ballet (1691-1692)
- EJG.24 : Céphale et Procris, tragédie en musique, sur un texte de Joseph-François Duché de Vancy (1694)
- EJG.25 : Esther, cantate spirituelle, sur un texte d'Antoine Houdar de La Motte (1708)
- EJG.26 : Le Passage de la mer rouge, cantate spirituelle, sur un texte d'Antoine Houdar de La Motte (1708)
- EJG.27 : Jacob et Rachel, cantate spirituelle, sur un texte d'Antoine Houdar de La Motte (1708)
- EJG.28 : Jonas, cantate spirituelle, sur un texte d'Antoine Houdar de La Motte (1708)
- EJG.29 : Susanne, cantate spirituelle, sur un texte d'Antoine Houdar de La Motte (1708)
- EJG.30 : Judith, cantate spirituelle, sur un texte d'Antoine Houdar de La Motte (1708)
- EJG.31 : Adam, cantate spirituelle, sur un texte d'Antoine Houdar de La Motte (1711)
- EJG.32 : Le Temple rebâti, cantate spirituelle, sur un texte d'Antoine Houdar de La Motte (1711)
- EJG.33 : Le Déluge, cantate spirituelle, sur un texte d'Antoine Houdar de La Motte (1711)
- EJG.34 : Joseph, cantate spirituelle, sur un texte d'Antoine Houdar de La Motte (1711)
- EJG.35 : Jephté, cantate spirituelle, sur un texte d'Antoine Houdar de La Motte (1711)
- EJG.36 : Samson, cantate spirituelle, sur un texte d'Antoine Houdar de La Motte (1711)
- EJG.37 : Sémélé, cantate (1715)
- EJG.38 : L'île de Délos, cantate, sur un texte d'Antoine Danchet (1715)
- EJG.39 : Le Sommeil d'Ulysse, cantate (1715)
- EJG.40 : Raccomodement comique de Pierrot et de Nicole, dialogue, sur un texte d'Alain-René Lesage (1715)
- EJG.41 : Aux vains attraits, air sérieux (1710)
- EJG.42 : Les Rossignols, air sérieux (1721)
- EJG.43 : Parodie sur la bourée de Céphale et Procris : Tant que je verrons ce pot, air à boire (1724)
- EJG.44 : La Provençale : Entre nous mes chers amis, air à boire (1724)
- EJG.45 : Suite de la Provençale : Suivons nos desirs (1724)
- EJG.46 : Cédons tous aux tendres ardeurs, air, sur un texte de René Trépagne (1711)
- EJG.47 : Cher favori de la victoire, air, sur un texte de René Trépagne (1711)
- EJG.48 : Heureux l'instant qui vous vit naître, air, sur un texte de René Trépagne (1711)
- EJG.49 : Pour la gloire des souverains, air, sur un texte de René Trépagne
- EJG.50 : Te Deum, grand motet (1721)
- EJG.possible.01 : Menuet, pièce de clavecin
- EJG.possible.02 : La Musette ou les bergers de Suresnes, divertissement (1713)
Hommage
Dans l’édition de 1732 de son Parnasse français, Titon du Tillet présente une série de projets de médailles destinées à honorer des écrivains et des compositeurs français ; l’une d’elles est dédiée à Élisabeth Jacquet de la Guerre, avec cette légende : « Elisabeth Claude Jacquet de la Guerre / Aux grands musiciens j'ay disputé le prix / MDCCXXIX ».
« On peut dire que jamais personne de son sexe n'a eu d'aussi grands talents qu'elle pour la composition de la musique et pour la manière admirable dont elle l’exécutait sur le Clavecin et sur l'Orgue[44]. »
« Cet art noté de l'improvisation rend compte, selon Titon du Tillet, du talent merveilleux qu'avait la musicienne pour préluder & jouer des fantaisies sur le champ, & quelquefois pendant une demie heure entiere elle suivoit un prelude & une fantaisie avec des chants & des accords extrémement variez & d’un excellent goût, qui charmoient les Auditeurs[45]. »
Discographie
- 5 Cantates bibliques, Esther, Jacob et Rachel, Suzanne, Judith, Jephté, Isabelle Poulenard, Sophie Boulin, sopranos, Arion, 1986.
- 6 Sonates à un & deux violons avec viole ou violoncelle obligés, Ensemble Variations, Frédéric Martin, Odile Édouard, violons, Christine Plubeau, viole de gambe, David Simpson, violoncelle (sonate en Ré majeur), Éric Bellocq, théorbe & guitare, Noëlle Spieth, clavecin & orgue, Accord, 1996.
- Les pièces de clavecin, Blandine Verlet, Auvidis Astrée 1998. Diapason d'or
- Les pièces de clavecin, Carole Cerasi, Metronome, 1998.
- Le Sommeil d'Ulysse, Samson, Isabelle Desrochers, soprano, Christine Payeux, viole de gambe, Les Voix humaines, Alpha 1999 2000.
- Quatre cantates du Livre II, Adam, Samson, Joseph, Le Temple rebâti, Andrea Büchel, soprano, Gilbert Bezzina, violon, Sybille Brix, viole de gambe, Vera Elliot, clavecin, Gilles Perny productions, 2000.
- 4 Cantates, Judith, Esther, Jonas, Le Passage de la mer rouge, Véronique Malet, soprano, Huguette Grémy-Chauliac, clavecin, Catherine Giardelli, violon, Jean-Louis Charbonnier, basse de viole, Pierre Vérany, 2001.
- 6 Suites pour clavecin, Elisabeth Farr, clavecin, Naxos, 2004.
- Cephale et Procris - Raphaële Kennedy (Procris) ; Camilla de Falleiro (Dorine) ; Achim Schulz (Cephale) ; Lisandro Abadie (Arcas) ; Daniel Issa (la Jalousie) ; Musica Fiorita, dir./clavecin et orgue, Daniela Dolci (7-, ORF 2 CD 3033)[46] (BNF 41304738).
- Céphale et Procris - Reinoud van Meichelen (direction), 2 CD Château de Versailles spectacles, 2024. Diapason d’or.
- Intégrale de l’œuvre pour clavecin, Francesca Lanfranco, Brillant classics, 2018.
- Lisle de Délos, Jonas, Suite de clavecin N° 3, Isabelle Desrochers, soprano, Geneviève Soli, clavecin, L'Ensemble Les Idées Heureuses Atma, 2018.
- Musique de chambre, vol 1, Musica fiorita, Daniela Dolci, orgue, clavecin et direction, Panclassics 2000 et 2015.
- Sonate en trio en sol mineur, (titre de l'album O Maria), Ensemble Correspondances, dir. Sébastien Daucé, Zig-Zag Territoires, 2010.
- 6 Sonates pour violon, Les Dominos, Florence Malgoire, Ricercar, 2011. Choc de Classica.
- 6 Sonates pour violon, Lina Tur Bonet, violon, Kenneth Weiss, clavecin, Patxi Montero, basse viole, Panclassics 2017.
- Sonate en trio en sol mineur, Ensemble Diderot, Audax Records 2019. Diapason d’or, Choc Classica.