Emmanuel Denis

homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Emmanuel Denis, né le à Tours, est un homme politique français.

Élection
Réélection27 mars 2026
CoalitionEELV-PS-LFI-PCF-G·s-PP-E !-GE
PrédécesseurChristophe Bouchet
Faits en bref Fonctions, Maire de Tours ...
Emmanuel Denis
Illustration.
Emmanuel Denis en 2023.
Fonctions
Maire de Tours
En fonction depuis le
(5 ans, 9 mois et 27 jours)
Élection
Réélection 27 mars 2026
Coalition EELV-PS-LFI-PCF-G·s-PP-E !-GE
Prédécesseur Christophe Bouchet
Conseiller municipal de Tours
En fonction depuis le
(12 ans et 25 jours)
Élection 30 mars 2014
Réélection 28 juin 2020
22 mars 2026
Maire Serge Babary
Christophe Bouchet
Lui-même
Groupe politique EELV
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Tours (France)
Nationalité Française
Parti politique EELV/LE (depuis 2013)
Diplômé de ENSGTI de Pau
Profession Ingénieur, chef de projet

Image illustrative de l’article Emmanuel Denis
Maires de Tours
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À la tête d'un rassemblement citoyen des écologistes et de la gauche, sa liste remporte les élections municipales de 2020. Il devient le premier maire Les Écologistes (LE) de Tours le lors de la première réunion du nouveau conseil municipal. Sa liste remporte de nouveau les municipales de Tours le et il est réélu comme maire le suivant.

Situation personnelle

Famille

Emmanuel Denis naît à Tours et grandit en Indre-et-Loire. Son père est technicien au journal La Nouvelle République et sa mère institutrice.

Formation et carrière

Emmanuel Denis est ingénieur, diplômé en 1994 de l'École nationale supérieure en génie des technologies industrielles (ENSGTI) à Pau.

Depuis 1997, il travaille chez STMicroelectronics, fabricant franco-italien de semi-conducteurs. Il y assure l'animation d'équipes et le suivi de projets favorisant l'amélioration des conditions de travail (ergonomie, flux de production, sécurité, etc.) ainsi que l'évolution des ateliers de fabrication[1],[2].

Parcours associatif

Dans les années 1990, il devient bénévole dans une association de quartier puis il s'investit au Secours populaire. Une fois père, il s'engage largement dans les thématiques d'éducation et d'environnement. Il milite à partir de 2008 dans l'association Robin des Toits, qui vise à limiter l'exposition des habitants aux ondes électromagnétiques et pour une implantation concertée des antennes relais. Il commence alors à se faire connaître du grand public.

Il adhère à la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), puis devient parent délégué à l'école de ses enfants. De 2010 à 2013, il en est le vice-président départemental. Il participe activement aux campagnes pour plus d'aliments issus de l'agriculture biologique dans les cantines, sur les rythmes scolaires et pour le maintien d'un collège dans le quartier populaire du Sanitas[3].

Parcours politique

En 2013, il rejoint Europe Écologie Les Verts (EELV).

Élection municipale de 2014 à Tours

Il est tête de liste EELV aux municipales de 2014. Il obtient un peu moins de 12 % des voix. Sa liste fusionne avec celle de Jean Germain au second tour, mais c'est Serge Babary qui est élu. Il est élu conseiller municipal et conseiller métropolitain dans l'opposition.

Élection municipale de 2020 à Tours

À partir de 2017, pour préparer les élections municipales de 2020 à Tours, il impulse les « cogitations citoyennes », qui génèrent des consultations, des débats autour d'un programme de changement politique. À l'automne 2019, des discussions s'engagent entre toutes les forces de gauche et écologiques, soutenu par une partie de la population[4],[5]. La possibilité d'une liste commune semble s'amenuiser fin novembre[6]. Mais pas impossible pour autant[7]. Finalement, en , la liste « Pour Demain Tours 2020 » regroupe EELV, le Parti socialiste, La France insoumise, Ensemble, Génération.s, Génération écologie, Nouvelle donne, Place publique et le Parti communiste[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14]. Toutes les composantes de gauche sont réunies, à l'exception de Lutte Ouvrière, et de la liste « C'est au Tours du peuple », regroupant des Insoumis dissidents et des militants du NPA. Claude Bourdin, le leader de cette liste, n'obtient pas le soutien du comité national de La France Insoumise. Il dépose un recours, sans succès[15].

Il réalise le score de 35,45 % de voix au 1er tour avec dix points d'avance sur le maire sortant, Christophe Bouchet.

En juin, ce dernier fusionne sa liste avec Benoist Pierre, le candidat de la République en marche, arrivé troisième. Claude Bourdin, de « C'est au Tours du peuple », propose de fusionner sa liste avec celle de « Pour Demain Tours ». Mais Emmanuel Denis et ces derniers refusent[16]. Le deuxième tour est marqué par une surenchère sur les questions environnementales[17].

Sa liste l'emporte au deuxième tour avec 54,94 % des voix[18],[19] avec 43 des 55 sièges du conseil municipal. Le , il est officiellement désigné maire par la nouvelle équipe municipale[20].

Élection municipale de 2026 à Tours

Résultats du second tour des élections municipales de 2026 à Tours, avec la liste d'Emmanuel Denis en vert.

Emmanuel Denis se lance dans la campagne municipale de 2026 à Tours avec une liste d'union de gauche baptisée «Tours inspire», et regroupant notamment les écologistes, le PS, le PCF, Génération.s, l'Après et Place Publique[21]. Sa liste est en tête du premier tour (34 %). Il fusionne alors avec la liste de la candidate de La France insoumise, Marie Quinton, qui avait obtenu 11,5 % au premier tour[21]. Sa nouvelle liste ainsi formée obtient au second tour 47,2 % des voix, devant Christophe Bouchet (43,86 %) et Aleksandar Nikolic (8,94 %)[22]. Sa liste remporte ainsi 41 des 55 sièges du conseil municipal, en léger retrait de 2 sièges par rapport au précédent mandat. Emmanuel Denis est réélu maire de Tours lors du conseil municpal d'installation qui se déroule le [23].

Mandat municipal

Premier mandat (2020-2026)

Les premières mesures annoncées par Emmanuel Denis sont des mesures sociales d'urgence dans le cadre de la pandémie de Covid-19, de la réflexion d'un réseau de tram-train, et de l'organisation d'un festival hors les murs en août, dénommé « Les Inattendus »[24],[25].

Le , il annonce que la ville de Tours va accueillir le un groupe de travail des maires de grandes villes de tendance écologistes ou de gauche. Sont attendus les maires de Paris, Montreuil, Rennes, Montpellier, Poitiers, Grenoble, Nantes, Villeurbanne, ou ainsi que le président de la Métropole de Lyon[26],[27],[28],[29]. La rencontre connaît une notoriété nationale[30],[31],[32],[33].

Le , est élu le nouveau conseil communautaire de Tours Métropole Val de Loire. Wilfried Schwartz, le maire de La Riche, en devient président. Emmanuel Denis est désigné sixième vice-président, chargé de la transition écologique, de la politique aéroportuaire et du contrat de plan État-Région[34],[35].

À partir du , Emmanuel Denis souhaite créer une piste cyclable jusqu'à la gare de Tours[36]. Le pont Wilson est réservé aux piétons et aux cyclistes ainsi qu'à la ligne de tramway. Cette décision s'inscrit dans la création de pistes cyclables sécurisées sur 1,5 km entre la gare et la place Choiseul. Les premiers effets de cette décision discutée[37],[38],[39],[40],[41] se font rapidement sentir en termes de fréquentation cycliste[42], avec une fréquentation cycliste en augmentation de 20 %, entre et 2020[43]. Le trafic automobile est déplacé sur les ponts voisins Napoléon ou Mirabeau[44].

Un projet d'extension d'un Institut médicoéducatif (IME) est accusé de détruire des arbres d'un petit bois classé[45],[46], ce que la mairie dément[47].

Le , il démissionne avec fracas de la présidence de l'aéroport de Tours[48]. À l'origine de cette décision, une tension à propos notamment de la ligne Tours-Marrakech, qu'Emmanuel Denis désirait supprimer[49]. Cette décision semblait ne pas s'être faite en concertation, notamment avec le président de la métropole, Wilfrid Schwartz[50].

Il soutient Éric Piolle pour la primaire présidentielle de l'écologie de 2021[51].

Second mandat

Emmanuel Denis est réélu pour un second mandat de maire par le conseil municipal le [52].

Bilan

Emmanuel Denis aux Journées d'été des écologistes 2024 à Tours.

Son bilan de mi-mandat par les médias souligne des débuts compliqués par la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine notamment[53],[54].

La politique d'Emmanuel Denis est marquée par un fort engagement écologique[54],[55]. Il présente, selon le quotidien L'Humanité, un « bilan positif sur l'écologie : 30 000 arbres plantés, chasse aux nombreux îlots de chaleur, plan de sobriété énergétique permettant d'économiser plus de 500 000 euros entre et , soutien à l'agriculture biologique, 500 millions d'euros investis sur dix ans pour la rénovation énergétique des bâtiments publics, utilisation de matériaux biosourcés[56]. »

Il défend le projet de construction d'une deuxième ligne de tramway mais des discussions sur le tracé font prendre du retard au projet[57].

L'opposition lui reproche la fermeture du pont Wilson aux automobiles, l'augmentation de la taxe foncière, la hausse du prix du stationnement et une perception d'un défaut de propreté urbaine[53],[58].

Synthèse des résultats électoraux

Élections municipales

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Davantage d’informations Année, Liste ...
Année Liste Commune 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Rang Voix % Rang CM CC
2014[59] EELV Tours 4 490 11,30 4e Fusion avec la liste de Jean Germain (PS)
2020[60] EELV-LFI-PS-PCF-E!-G.s-GE-ND-PP 8 983 35,45 1er 14 476 54,94 1er
43  /  55
29  /  38
2026[61] LE-PS-PCF-PP-L'AP 15 155 34,04 1er 20 741 47,20 1er
41  /  55
28  /  38
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Notes et références

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