Ensemble (parti français)
parti politique français
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Ensemble !, de son nom complet Ensemble ! Mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire, est un parti politique français, fondé en 2013 et dissous en 2025. Il est un représentant du courant antilibéral issu des alternatifs altermondialistes ou du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).
| Ensemble ! | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Coprésident | Roland Mérieux |
| Fondation | |
| Scission de | Gauche unitaire |
| Fusion de | Les Alternatifs Convergences et alternative FASE Gauche anticapitaliste |
| Disparition | [1] |
| Scission dans | Gauche écosocialiste |
| Fusionné dans | L'Après |
| Siège | 26 rue Malmaison 93170 Bagnolet |
| Nom officiel | Ensemble, mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire |
| Positionnement | Gauche radicale[2] |
| Idéologie | Socialisme[3] Écosocialisme[3] Altermondialisme[3] Trotskisme[4] (faction) |
| Affiliation nationale | Nouvelle Union populaire écologique et sociale (2022-2024) Nouveau Front populaire (depuis 2024) L'Alternative (depuis 2024) |
| Affiliation internationale | Quatrième Internationale - Secrétariat unifié[4] |
| Adhérents | 2 500 |
| Couleurs | Rouge et vert |
| Site web | ensemble-mouvement.com |
| modifier |
|
Il est lancé par la fusion de Les Alternatifs, la Fédération pour une alternative sociale et écologique, des anciens courants du NPA Convergences et alternative et Gauche anticapitaliste, une large majorité des militants de Gauche unitaire et des personnalités précédemment non-membres d'une organisation politique[5],[6].
Il devient la troisième force du Front de gauche avec 2 500 adhérents[7]. Le regroupement se fonde sur plusieurs objectifs partagés : le renforcement, l'élargissement et la démocratisation du Front de gauche ; la lutte contre l'austérité, le productivisme et toutes les oppressions ; l'auto-organisation et un nouveau rapport aux mouvements sociaux ; l'élaboration d'un projet de transformation sociale et écologique de la société pour rompre avec le capitalisme[8].
En 2017, Ensemble appelle à voter pour le candidat de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, à la présidentielle. Un certain nombre de militants sont élus aux législatives sur les listes de LFI, avec notamment Clémentine Autain.
Dans les années qui suivent, deux courants existent à l'intérieur d'Ensemble : Ensemble Insoumis et Ensemble Autogestion et Émancipation. Une grosse partie ne se retrouve pas dans l'un ou l'autre[9]. La moitié pro-insoumise finit par faire scission pour la Gauche écosocialiste en 2023 — emmenant avec elle l'ensemble des élus nationaux. Deux ans plus tard, une bonne partie des membres restants, majoritaire, engagent une fusion avec L'Après, parti lancé par plusieurs ex figures insoumises. Une partie importante du courant Autogestion et Émancipation refuse de rejoindre l'Après et se retrouve dans un groupe Réseau pour l'alternative.
Historique
Lancement (novembre 2013)
Le lancement d'Ensemble ! se fait au terme d'un processus de convergence entre plusieurs organisations politiques, qui avaient toutes déjà intégré le Front de Gauche, et auquel participent des personnalités du mouvement social, comme l’économiste Pierre Khalfa, l’ancienne présidente du Syndicat de la magistrature Évelyne Sire-Marin et le militant syndical et associatif Christophe Aguiton[10].
Cinq organisations participent au lancement d'Ensemble ! lors d'assises nationales les 23 et et sont ainsi « composantes fondatrices » du mouvement :
- Les Alternatifs (LA) : parti-mouvement fondé en 1998, héritier d'une tradition de gauche communiste, écologiste et autogestionnaire, membre du Front de Gauche depuis ;
- la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE) : fédération fondée en 2008, comprenant notamment l'Association des Communistes Unitaires qui regroupe des élus et militants issus du Parti communiste français. Membre du Front de gauche depuis , Clémentine Autain en est porte-parole ;
- Convergences et alternative (C&A) : « courant unitaire anticapitaliste », formé au sein du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) qu'il quitte après le congrès du NPA de ;
- la Gauche anticapitaliste (GA) : fondée en comme courant du NPA, elle prend son autonomie en pour rejoindre le Front de Gauche. De tradition marxiste-révolutionnaire et écosocialiste, elle comprend des figures issues du NPA et de l'ancienne Ligue communiste révolutionnaire, comme Myriam Martin et Pierre-François Grond ;
- « Unitaire(s) » : réseau de militants issus du parti Gauche unitaire, dont la direction minoritaire a refusé d'intégrer le mouvement[11].
Assemblée constitutive (janvier - février 2015)

À la suite d'un processus de vérification d'un peu plus d'un an, une Assemblée constitutive a lieu le et le à Saint-Denis, à la suite de laquelle les principales composantes du mouvement votent leur auto-dissolution. Cette Assemblée adopte une déclaration soulignant l'urgence de trouver des solutions politiques à une crise économique, sociale, politique et écologique sans précédent :
« Nous avons besoin en France, adapté aux réalités politiques du pays, d’un front social et politique qui soit l’équivalent de Syriza et de Podemos, une force de participation citoyenne qui crée les conditions d’une politique de rupture[12]. »
Rapprochement avec La France insoumise
Ensemble ! soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans le cadre du Front de Gauche à l'élection présidentielle de 2017.
En 2017, alors que le Front de Gauche est sur le point de disparaître, et que la brouille entre le Parti communiste français et le nouveau parti créé notamment par Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise, (FI) s'accentue, la gauche radicale se fracture. Alors qu'une partie de ses militants intègre la France Insoumise, le mouvement Ensemble ! en tant que tel ne fait pas ce choix, cherchant à créer les conditions pour un regroupement plus large de la gauche antilibérale.
Aux élections législatives de 2017, trois militantes d'Ensemble! sont élues sous l'étiquette de la France Insoumise, dont elle rejoignent le groupe parlementaire : Clémentine Autain[13], alors co-porte-parole du mouvement, à Sevran (93), Danièle Obono à Paris[14], ainsi que Caroline Fiat dans la Meurthe-et-Moselle[13]. Elles prennent leurs distances avec le mouvement par la suite[15]. Muriel Ressiguier, députée LFI élue dans l'Hérault, rejoint Ensemble en 2020[16].
Lors du Collectif National du mouvement organisé la mi-octobre, ses adhérents votent sur trois motions afin de définir leur rapport avec la FI : un rapprochement avec maintien des deux entités, une « recherche de convergences » commune tout en gardant une indépendance totale et une fusion. Ces propositions obtiennent successivement 46, 47 et 16 % des voix. Ce vote et ses proportions marquent la proximité des deux organisations[13].
En , le raccourcissement du nom de la coalition Ensemble citoyens en Ensemble ! provoque une réaction du parti Ensemble !. Ses militants et dirigeants, dont Clémentine Autain, lancent une action en justice[17]. Le verdict était attendu pour le [18]. Le tribunal judiciaire de Paris se déclare incompétent le 8 juin 2022, invitant le parti Ensemble ! à saisir le Conseil constitutionnel, juge de l’élection pour les élections législatives[19][Passage à actualiser]. Ensemble ! a refusé de faire appel[20].
Dix membres d'Ensemble ! sont candidats aux élections législatives de 2022[15]. Quatre d'entre eux sont élus : Clémentine Autain, Hendrik Davi, Michel Sala et Marianne Maximi. Tous siègent dans le groupe La France insoumise-NUPES.
Scission pro-insoumise puis fusion dans L'Après
En le courant d'Ensemble insoumis.e se renomme en Gauche écosocialiste[21]. Cette évolution conduit au retrait d'Ensemble de La France insoumise et à la fin du versement de la contribution financière issue de La France insoumise[22]. La Gauche écosocialiste se transforme par la suite en parti autonome, membre de la France insoumise et de la NUPES, entrainant la scission d'Ensemble[23]. Ensemble perd dès lors l'ensemble de ses élus nationaux issus du groupe La France insoumise-NUPES[24].
Le , après des tractations de plusieurs mois et consultation des adhérents, l'AG du parti engage un processus de fusion avec L'Après[25]. La construction de l’organisation commune avec L'Après est effective politiquement depuis le congrès de L'Après du . Elle a été ratifiée le et officialisée par une conférence de presse le [1].
Le , la proposition de dissolution volontaire d'Ensemble, à compter du , a été validée à la quasi-unanimité lors d'une AG extraordinaire[1].
Fonctionnement et organisation
Organisation
Le mouvement repose sur des collectifs locaux dotés d'une grande autonomie regroupant les adhérents, le plus souvent sur une base géographique[26].
Le collectif national, qui se réunit au moins une fois par trimestre, rassemble des délégués des collectifs, et discute et prend position sur les grandes questions d'orientation politique et de fonctionnement[26].
L'équipe d'animation nationale est chargée de mettre en œuvre les décisions du collectif national et assure le fonctionnement et l'exécutif national du mouvement. Elle est composée de membres des collectifs locaux, de représentants des composantes fondatrices et de personnalités ayant participé au lancement d'Ensemble ! non-issues des composantes fondatrices[26].
Les principaux porte-parole d'Ensemble ! sont Myriam Martin et Jean-François Pellissier.
La place des composantes fondatrices diminue progressivement depuis le lancement d'Ensemble !. Plusieurs ont fait le choix de se dissoudre : Convergences et alternative ()[27],[28], la Gauche anticapitaliste ()[29] et Les Alternatifs ()[30].
Le mouvement tient une Université d'Eté ou d'Automne chaque année depuis 2014, à l'exception de 2020 pour cause de Covid 19. Celle-ci est l'occasion à chaque fois de débattre avec des représentants d'autres mouvements politiques de gauche, comme le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche, le Nouveau Parti Anticapitaliste, Europe Écologie-Les Verts, la Gauche Démocratique et Sociale et d'autres.
Courants internes
- Gauche écosocialiste : créé sous le nom d'Ensemble insoumis.e à la suite de l’élection présidentielle de 2017, ce courant vise à regrouper les membres d'Ensemble ! qui participent également à la France insoumise et participent à ses différentes instances. En , le courant se renomme Gauche écosocialiste[31] et se refonde pour créer un parti distinct en [21],[22].
- Ensemble ! Autogestion - Émancipation : créé en , ce courant met l'accent sur les problématiques autogestionnaires et appelle à la constitution d'une force politique plus large de la gauche alternative[32].
Secteur jeune
Un secteur jeune autonome coordonne l'intervention en direction de la jeunesse, sur des questions spécifiques ou non. Ouvert aux lycéens, étudiants et jeunes travailleurs d'Ensemble !, il est représenté dans les instances du mouvement et organise chaque année des journées de formation ainsi qu'une assemblée générale jeune[33],[26]. Ce secteur jeune collabore entre autres avec d'autres jeunes des organisations affiliées au secrétariat unifié (SU) de la Quatrième Internationale (trotskiste) participant ainsi tous les ans aux Rencontres internationales des jeunes (RIJ), camps d'été des organisations de jeunesse affiliées au SU[34],[35].
Le secteur jeune d'Ensemble ! a choisi depuis sa création de s'investir dans le syndicalisme étudiant. Pour part au sein de Solidaires étudiant-e-s, mais également au sein de l'UNEF, le principal syndicat étudiant.
Résultats électoraux
Élections législatives
| Année | 1er tour | 2d tour | Sièges | Rang[36] | Gouvernement | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Voix | % | ||||
| 2017 | Au sein de LFI | Opposition | |||||
| 2022a | 105 963 | 0,47 | 147 472 | 0,71 | 24e | Opposition | |
Élus
Anciens députés
XIVe législature (2012-2017)
XVe législature (2017-2022)
- Clémentine Autain, 11e circonscription de Seine-Saint-Denis ;
- Danièle Obono, 17e circonscription de Paris, qui quitte le parti au cours de la législature ;
- Caroline Fiat, 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle, qui quitte le parti en 2020 ;
- Muriel Ressiguier, 2e circonscription de l'Hérault, qui rejoint le parti en 2020.
XVIe législature (2022-2024)
- Clémentine Autain, 11e circonscription de Seine-Saint-Denis, qui quitte le parti en 2023.
- Hendrik Davi, 5e circonscription des Bouches-du-Rhône, qui quitte le parti en 2023[15] ;
- Michel Sala, 5e circonscription du Gard, qui quitte le parti 2023[15] ;
- Marianne Maximi, 1re circonscription du Puy-de-Dôme, qui quitte le parti en 2023[15].
Anciens conseillers régionaux
- Gilles Houdouin (Normandie), 2016-2021 ;
- Myriam Martin (Occitanie), 2016-2021.