Emmanuel Faye

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Emmanuel Faye, né en 1956, est un philosophe et historien français de la philosophie. Spécialiste de la Renaissance et de Descartes, il a également publié plusieurs études critiques sur Heidegger et sa réception.

Famille

Il est le fils de l'écrivain et philosophe Jean-Pierre Faye (1925-2026).

Formation

Agrégé de philosophie en 1981, docteur de l'université de Paris I-Panthéon Sorbonne en 1994, habilité à diriger des recherches par l’université Paris-Nanterre en 2000, il était maître de conférences à l'université Paris-Nanterre de 1995 à 2009. À partir de 2009, il est professeur de philosophie moderne et contemporaine à l'université de Rouen-Normandie[1].

Carrière

Dans Philosophie et perfection de l’homme. De la Renaissance à Descartes, Emmanuel Faye a cherché à montrer que la pensée cartésienne de la perfection de l'homme s'inscrivait dans la continuité des philosophies humanistes de la Renaissance[2].

En 2005, Heidegger, l'introduction du nazisme dans la philosophie, est suivie d'une étude de Sidonie Kellerer parue dans Sens Public, sur sa réception en Allemagne[3].

Il a dirigé en 2014 aux éditions Beauchesne, dans la collection « Le Grenier à sel », un ouvrage collectif international intitulé Heidegger, le sol, la communauté, la race.

En 2016, Il a publié une étude sur Arendt et Heidegger, dans laquelle il soutient que Hannah Arendt « développe une vision heideggérienne de la modernité »[4],[5],[6],[7],[8],[9].

Critique

Justine Lacroix et Jean-Yves Pranchère lui reprochent de « dresser la liste des erreurs (de Arendt) et de ses références non critiques à Heidegger »[10]. Guillaume Plas considère que certains arguments iraient « à l’encontre non seulement de l'esprit des textes arendtiens, mais aussi de leur lettre ». Plas cependant modifie le texte de Faye, lui faisant dire ce qu'il n'a pas dit ; tandis que Faye écrit que l'« apologétique arendtienne » de Heidegger est aujourd'hui en ruine (Arendt et Heidegger, p.510), Plas lui fait dire que c'est « l'apologétique d'Arendt » qui serait en ruine[11].

Le , le philosophe et talmudiste Ivan Segré publie un article autobiographique dans l'hebdomadaire en ligne Lundimatin, où il examine, au regard de ses propres travaux, la rigueur et la pertinence de sa lecture de Heidegger et d'Arendt. Il reproche à Emmanuel Faye de ne pas saisir le fond de la métaphysique de Heidegger et de réduire le problème de la comparaison heideggérienne (entre notamment la Shoah et l'agriculture industrialisée) à une négation du génocide.

Publications

Notes et références

Voir aussi

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