Emprise (droit)

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Le terme emprise dérive de l’ancien verbe emprendre (latin : inprehendere), signifiant « saisir, prendre, entreprendre, s’emparer de ». Cette racine éclaire l’ensemble de ses usages juridiques : qu’elle porte sur un bien, sur une personne ou sur ses capacités, l’emprise se réfère à une prise exercée par un agent — Administration, auteur de violences, substance psychoactive — sur un objet ou un individu.

En droit administratif, emprise désigne la prise de possession, par l’Administration, d’un immeuble appartenant à un particulier, que cette appropriation soit conforme aux règles applicables (emprise régulière) ou accomplie en dehors de celles-ci (emprise irrégulière)[1]. Elle se distingue de l’expropriation, qui relève d’une procédure formalisée assortie de garanties (déclaration d’utilité publique, enquête préalable, indemnisation, contrôle juridictionnel).

Depuis les arrêts Bergoend (TC, ) et Panizzon (TC, 9 déc. 2013), la compétence juridictionnelle a été redéfinie. Le juge administratif indemnise les atteintes résultant d’une emprise irrégulière. La voie de fait — désormais limitée aux atteintes à la liberté individuelle ou à l’extinction du droit de propriété — relève du juge judiciaire[2].

Droit pénal et civil en France : prise d’ascendant au sein du couple

Droit pénal en France : prise d’ascendant par une substance psychoactive

Notes et références

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