En habit de cheval

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GenreSuite de pièces pour piano à quatre mains
Nb. de mouvements4
MusiqueErik Satie
Durée approximative6 min
En habit de cheval
Image illustrative de l’article En habit de cheval
Premières pages du manuscrit autographe.

Genre Suite de pièces pour piano à quatre mains
Nb. de mouvements 4
Musique Erik Satie
Durée approximative 6 min
Dates de composition 1911
Partition autographe BnF
Publication 1911
Rouart-Lerolle

En habit de cheval est un recueil de quatre pièces pour piano à quatre mains d'Erik Satie, composé en 1911 et orchestré la même année par l'auteur.

Témoignage, à l'instar des Aperçus désagréables, du passage de Satie à la Schola Cantorum[1], En habit de cheval est composé en 1911[2]. Le titre, éclaire le compositeur, se réfère à l'habit de l'animal, et non à celui du cavalier : « par exemple :... deux brancards fixés à une voiture à quatre roues »[3]. Guy Sacre imagine ici Erik Satie « attelé aux règles austères du contrepoint, harnaché d'expositions, de développements, de strettes, et tâchant de conserver son allant naturel... »[4].

La partition est publiée en 1911 par Rouart-Lerolle et présente deux paires de choral et fugue[5].

Structure

Le cahier, d'une durée moyenne d'exécution de six minutes environ[6], comprend quatre mouvements[7] :

  1. Choral — Grave
  2. Fugue litanique — Soigneusement et avec lenteur
  3. Autre Choral — Non lent
  4. Fugue de papier — Assez modéré

Analyse

La musicologue Adélaïde de Place détaille la succession des mouvements, avec en ouverture un court Choral de « douze mesures nobles et solennelles », puis une Fugue litanique « véritable fugue d'école au sujet sobre et mélancolique ». L'Autre Choral qui suit est encore plus bref que le choral initial et expose un « langage harmonique particulièrement riche ». Enfin, la Fugue de papier qui clôt le recueil présente un long sujet qui « déborde d'une plaisante légèreté »[8] .

Version orchestrale

En habit de cheval connaît également une version orchestrale, de la main de Satie lui-même[9]. Plus que l'orchestration, « pourtant élaborée », Michel Parouty retient « la simplicité mélodique de ces quatre morceaux [...] de même que le caractère étrangement moderne de la seconde fugue, aux dissonances ambiguës »[9].

Instrumentation[10]
Bois
2 flûtes, 1 hautbois, 1 cor anglais, 2 clarinettes, 2 bassons, 1 sarrusophone
Cuivres
2 cors, 2 trompettes, 3 trombones, 1 tuba, 1 tuba contrebasse
Cordes
premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses

Discographie

Version pour piano à quatre mains

Version pour orchestre

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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