Engin de surveillance de la voie
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Automoteur Surjoint
ESV
Rame SURVEILLE
| Exploitant(s) | SNCF Réseau |
|---|---|
| Désignation | ESV 701 à 703 |
| Surnom |
Automoteur Surjoint ESV Rame SURVEILLE |
| Type | autorail |
| Motorisation | 1 moteur Diesel |
| Composition | 1 élément |
| Construction | 2009 |
| Constructeur(s) | Socofer |
| Mise en service | 2010 |
| Effectif | 3 |
| Écartement | standard (1 435 mm) |
|---|---|
| Carburant | gazole |
| Puissance |
338 kW à 2 100 tr/min |
| Tare | 57 t |
| Masse en service | 63 t |
| Longueur HT | 23,5 m |
| Vitesse maximale | 100 km/h |
Les engins de surveillance de la voie (ESV), anciennement connus sous le nom d'automoteurs Surjoint, sont des autorails de mesure à voie normale appartenant à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et exploités par SNCF Réseau. Ils sont d'abord conçus pour mesurer en marche les joints entre les rails. Construits par Socofer, les trois automoteurs Surjoint sont livrés à la SNCF à partir de 2010. Peu à peu, leur mission évolue et ils sont désormais utilisés pour la surveillance de la voie et la cartographie en 3D du réseau ferré national.
En , la SNCF passe commande à Socofer de trois autorails de mesure de l'écartement des joints entre les rails[1]. La livraison de ces engins est prévue pour 2006[1] mais intervient finalement vers 2010[2]. Ils sont surnommés « automoteurs Surjoint » (pour surveillance des joints)[3].
Vers 2014, la mission des trois autorails évolue alors que la mesure des joints est jugée trop délicate. Les autorails sont alors renommés officiellement « engins de surveillance de la voie »[4],[3] et sont désormais surnommés SURVEILLE[3],[5]. Ils sont immatriculés ESV 701 à 703. Avec leur nouvel équipement, les ESV sont utilisés pour détecter les ruptures de rail ou d'éclisse, les défauts sur la table de roulement du rail ainsi que les boulons d'éclisse et attaches manquants[3]. En outre, les engins sont capables de mesurer le gauche de la voie, l'écartement entre les fils de rail et le niveau de ballast entre les traverses[3]. Les autorails permettent en moyenne d'analyser 400 km de voie par jour contre 5 km pour des équipes à pied[6]. L'ensemble du RFN est ainsi couvert par les trois autorails sur une période de huit semaines[6]. Si un défaut majeur est détecté, les équipes des ESV contactent la supervision de la ligne qui déclenche l'intervention adéquate[6]. En 2019, les ESV sont équipés de LIDAR pour la cartographie en 3D de l'environnement ferroviaire et du RFN[3]. Enfin, en 2023, les ESV sont dotés d'un système de mesure de l'usure et de la géométrie du fil de contact des caténaires[7].
Hors périodes de maintenance, chaque engin parcourt une zone géographique qui lui est propre[3] :
- ESV 701 : région Sud-Est ;
- ESV 702 : région Nord-Est et Normandie ;
- ESV 703 : région Atlantique.
Les lignes à grande vitesse sont quant à elles surveillées de façon semblable par une rame TGV modifiée baptisée IRIS 320[8].
État du matériel
| Immatriculation | Construction[9] | Mise en service | Radiation | Livrée | Observation |
|---|---|---|---|---|---|
| ESV 701 | 2007 | 2010 | - | Vigirail / rénovée | Sortie de maintenance, en cours de test. |
| ESV 702 | 2007 | 2010 | - | Vigirail | |
| ESV 703 | 2007 | 2010 | - | Vigirail |
