Enriqueta Gallinat
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Enriqueta Gallinat i Roman |
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Enriqueta Gallinat i Roman, né en à Barcelone et morte le dans la même ville, est une femme politique espagnole, qui fut une active républicaine pendant la Guerre civile espagnole, victime de la répression pendant la dictature franquiste et dirigeante catalaniste à Barcelone pendant la Transition Espagnole.
Enriqueta Gallinat est l'aînée de trois enfants. Son père, aragonais et républicain, est fonctionnaire municipal. Sa mère, valencienne, a un atelier de chaussures chez elle. Elle étudie le secrétariat et la sténographie à l'Institut de Culture et Bibliothèque Populaire de la Femme[1].
En , elle rejoint le mouvement féministe de l'Esquerra Republicana de Catalunya, un parti nouvellement créé, commence à travailler au département de la culture de la mairie et participe activement à la campagne de collecte de signatures en faveur du droit de vote des femmes et du statut d'autonomie. Peu après, elle devient la secrétaire personnelle de l'adjoint au maire, Hilari Salvadó, qui devient en 1938 le dernier maire républicain de Barcelone[2]. En 1934 elle se marie avec Enric Tubau, alors directeur du Noticiero Universal, et les parrains du mariage sont Lluís Companys, président de la Généralité de Catalogne et Joan Casanovas, président du Parlement de Catalogne.
Lorsqu'éclate la Guerre Civile, Enriqueta Gallinat prend la tête de la section d'Agitation et Propagande de l’Uni de Dones de Catalunya (Union des Femmes de Catalogne)[3]. Elle est secrétaire du dernier maire républicain de Barcelone, Hilari Salvadó. Elle fait partie de la délégation de l'Uni de Dones de Catalunya qui a assisté à la Conférence Internationale des Femmes, qui s'est tenue à Paris en , convoquée par le Comité Mondial des Femmes contre la Guerre et le Fascisme[1].
A la fin de la guerre elle s'exile en France, où elle collabore avec les réseaux d'évasion de réfugiés qui fuient l'occupation nazie depuis Perpignan et Osséja. En 1943 elle rentre à Barcelone, mais est arrêtée par la police franquiste et incarcérée un an dans la prison de Les Corts. Après avoir été libérée, elle poursuit son travail clandestinement.
Une fois rétablie la démocratie, elle est membre du Comité Exécutif d'ERC de 1987 à 1991. Elle est nommée conseillère municipale dans l'arrondissement barcelonais de l'Ensanche, ainsi que membre du conseil exécutif de l'Institut Catalan des Femmes[4].
Elle meurt à quatre-vingt-dix-sept ans, le [5].
Association Les femmes de 36
En 1997, Enriqueta Gallinat, avec un groupe de femmes âgées de plus 80 ans, constitue l'Association Femmes de 36 afin de rappeler aux nouvelles générations que les avancées politiques et sociales dont bénéficie aujourd'hui la femme datent d'une lutte qui se manifeste en 1931 avec l'avènement de la République. Et ainsi, pour éviter que l'histoire ne tombe dans l'oubli. Pendant les dix ans qu'a duré l'association, les femmes qui la composaient ont effectué 179 conférences dans des instituts, 35 dans des universités, 185 entretiens personnels, outre des interventions dans des programmes de radio, documentaires etc.
L'association se dissout en 2006 à cause de l'âge des associées[6].
Le fond oral
Son témoignage oral a été recueilli, avec celui de huit autres femmes, par l'historienne Mercedes Vilanova et l'anthropologue Mercedes Fernández-Martorell. Le matériel est donné, en 1997, aux Archives Historiques de la Ville de Barcelone et, depuis lors, est l'une des collections qui sont conservées et peuvent être consultées dans la section Fond oral, sous le titre de Fonds oral des Femmes de 36[7].