Enzo Erra

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Enzo Erra
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Parti politique

Vincenzo Erra, dit Enzo, né à Naples le et décédé le , est un homme politique, journaliste et essayiste italien.

La RSI

Enzo Erra fuit sa ville natale en 1943 à l'arrivée des troupes anglo-américaines. Il rejoint Rome, où il s'engage comme élève officier de la toute nouvelle République sociale italienne (RSI). Une fois sa formation militaire accomplie, il sert jusqu'à la fin de la guerre dans la Division San Marco[1].

L'après-guerre

En 1947, il adhère au Mouvement social italien, récemment fondé. Il se fait rapidement remarquer au sein de la première organisation de jeunesse du mouvement, le Raggruppamento giovanile studenti e lavoratori, dont il va devenir le secrétaire. C'est lui qui aurait suggéré l'adoption de la flamme tricolore, inspirée, des Arditi de la Première guerre mondiale, comme symbole du MSI. Le symbole est alors employé dès les élections de 1948. Erra est actif aussi bien sur le plan politique que sur les plans journalistique et culturel[2].

En 1948, Erra fonde avec Pino Rauti et Egidio Sterpa la revue La Sfida (Le Défi). Il est à l'origine, en 1950, d'une autre revue, Imperium, vouée elle aussi à une brève existence, mais dont le titre va rester attaché à la brochure Orientamenti (Orientations) du philosophe Julius Evola. La brochure, qui aura une longue postérité dans les rangs de la droite radicale italienne, paraît en effet pour la première fois en tant que supplément de la revue[1].

En , Erra, en tant que membre d'un groupe « spiritualiste », « I figli del Sole [2]», est arrêté dans le cadre du procès des FAR (Fasci di azione rivoluzionari), un groupe clandestin soupçonné de projeter des actions violentes. Il est jugé en compagnie de quelques-uns des futurs « grands noms » de la droite radicale italienne: Pino Rauti, Clemente Graziani, et même Julius Evola, tenu à tort pour être l'inspirateur du groupe. Il est acquitté en novembre, après plusieurs mois de détention[1].

Au congrès de Viareggio, en 1954, il soutient, avec Rauti, la ligne de Pino Romualdi et d'Ernesto De Marzio. En , au congrès de Milan, il soutient Arturo Michelini contre la candidature d'Almirante, malgré les positions atlantistes du premier. En 1958, il quitte le MSI, pour s'adonner totalement au travail journalistique et aux recherches historiques. Il collaborera notamment aux quotidiens Roma, La Notte et au Secolo d’Italia, ainsi qu'à diverses revues, dont Elementi, la publication de la Nuova Destra[2].

Au cours des dernières années du MSI, il ré-adhère au parti, où il entre rapidement à la direction. Il devient un allié de Pino Rauti, qui anime alors le courant Andare Oltre. Après la démission de Rauti en , il collabore avec Gianfranco Fini jusqu'au congrès de Fiuggi en 1995, qui voit la transformation du MSI en Alleanza Nazionale[2].

Le Fronte nazionale

Le , Adriano Tilgher, Tomaso Staiti de Cuddia et Enzo Erra, tous trois alors cadres du Mouvement social - Flamme tricolore, convoquent une assemblée d'environ deux cents dirigeants et militants. Ils contestent la direction du parti menée par Pino Rauti. Après une violente confrontation verbale, les trois hommes sont exclus sous prétexte qu'ils auraient « nui à l'activité du mouvement et à son ordre interne ».

Le , ils annoncent la création d'un nouveau parti : le Fronte nazionale, dont Erra devient le porte-parole officiel[3].

Thèses

Œuvres

Notes et références

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