Éphraïm était l’archevêque des Arméniens de l’Empire russe. Lors de la succession du Catholicos élu mais non consacré Hosvep (II) Arghouthian, il prend parti pour Daniel de Sourmari contre son rival David Ghorganian. Il apporte au premier l’appui de la communauté arménienne de l’Empire russe mais aussi de celle de l’Empire ottoman. Dans ce contexte, dès l’élection de Daniel Ier en 1801, il est désigné comme son successeur potentiel[1].
Après la mort de Daniel Ier de Sourmari, il est élu le et sacré le Catholicos[2]. Cette situation est reconnue par le gouvernement iranien contre le versement d’un tribut annuel de 400 livres. En 1819, il rétablit les imprimeries arméniennes d’Etchmiadzin, arrêtées depuis 1792 du fait des troubles qui avaient affecté la région.
Devenu pratiquement sourd et aveugle, il est dans l’obligation de se retirer le . Le tsar Nicolas Ier de Russie accepte sa démission le et le décore à cette occasion de l'ordre de Saint-André[8]. Éphraïm meurt en 1835.
Notes et références
↑Marie-Félicité Brosset, Histoire de la Géorgie, partie II: « Histoire moderne », livraison 2, p.269.
↑(en) Georges A. Bournoutian, Russia and the Armenians of Transcaucasia 1797-1889, Mazda Publishers, 1998 (ISBN1568590687), p.197.
↑Bulletin de la classe historico-philologique de l’Académie des sciences impériales de Saint-Pétersbourg, 1844, t.I, p.62.
↑(en) Selon le Lieut. Col. P. M. Sykes, History of Persia, Londres, 1915, p.416: le conflit entre les deux puissances (1821-1823) se termine sur un statu quo, matérialisé par le traité d'Erzurum en 1823.