Ernest Chevalier

magistrat et homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Ernest Armand Chevalier, né le à Villers-en-Vexin et mort le à Chalonnes-sur-Loire[1], est un magistrat et homme politique français.

Élection4 octobre 1885
CirconscriptionMaine-et-Loire
Groupe politiqueUnion des droites
Faits en bref Fonctions, Député français ...
Ernest Chevalier
Fonctions
Député français

(2 ans et 25 jours)
Élection 4 octobre 1885
Circonscription Maine-et-Loire
Législature IVe (Troisième République)
Groupe politique Union des droites
Successeur Charles Nicolas Lacretelle
Maire Chalonnes-sur-Loire

(5 ans, 11 mois et 17 jours)
Prédécesseur Henri de Douvres
Successeur Léon Cousin
Conseiller général de Maine-et-Loire

(16 ans)
Prédécesseur Barthélémy de Las Cases
Successeur Léon Cousin
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Villers-en-Vexin
Date de décès (à 67 ans)
Lieu de décès Chalonnes-sur-Loire
Nationalité Française
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Biographie

Docteur en droit, Ernest Chevalier fait carrière dans la magistrature, qu'il débute à Calvi et termine à Angers comme procureur général de la cour d'appel. Révoqué le , il commence une carrière politique, est élu conseiller général et maire de Chalonnes-sur-Loire puis, en 1886, député conservateur de Maine-et-Loire. Il meurt en cours de mandat.

C’est l'amitié passionnée de Gustave Flaubert qui le fait passer à la postérité. Ils se lient très jeunes au collège de Rouen. L’édition électronique de la Correspondance de Flaubert, de l'université de Rouen-Normandie , met à disposition l'intégralité de ses lettres conservées, reçues ou envoyées, parfois avec les manuscrits originaux. La première lettre conservée du jeune Flaubert à Ernest Chevalier date de 1829 ou 1830, alors qu'il n'a que 8 ou 9 ans[2].

Dans une correspondance considérable, Flaubert exalte leurs idées, leurs projets, leur imagination[3] ainsi que son attachement.

Après 1850, il exprime son dépit à l'égard de son ami, sans toutefois rompre totalement avec lui :

« Ce brave Ernest ! Le voilà donc marié, établi et toujours magistrat par-dessus le marché ! Quelle balle de bourgeois et de monsieur ! Comme il va bien plus que jamais défendre l’ordre, la famille et la propriété ! Il a du reste suivi la marche normale.

Lui aussi, il a été artiste, il portait un couteau-poignard et rêvait des plans de drames. Puis ç’a été un étudiant folâtre du quartier latin ; il appelait « sa maîtresse » une grisette du lieu que je scandalisais par mes discours, quand j’allais le voir dans son fétide ménage. Il pinçait le cancan à la Chaumière et buvait des bischops de vin blanc à l’estaminet Voltaire. Puis il a été reçu docteur. Là, le comique du sérieux a commencé, pour faire suite au sérieux du comique qui avait précédé. Il est devenu grave, s’est caché pour faire de minces fredaines, s’est acheté définitivement une montre et a renoncé à l’imagination (textuel) ; comme la séparation a dû être pénible ! C’est atroce quand j’y pense ! Maintenant je suis sûr qu’il tonne là-bas contre les doctrines socialistes. Il parle de l’édifice, de la base, du timon, de l’hydre.

Magistrat, il est réactionnaire ; marié, il sera cocu ; et passant ainsi sa vie entre sa femelle, ses enfants et les turpitudes de son métier, voilà le gaillard qui aura accompli en lui toutes les conditions de l’humanité. Ouf ! parlons d’autre chose[4]. »

Le site de sa correspondance conserve 2 lettres d'Ernest Chevalier, et 126 de Flaubert, de 1829-30 à 1867[2].

Pour approfondir

Bibliographie

Liens externes

Notes et références

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