Escadrille 582
Ancienne unité de l’Aéronautique militaire française
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L'escadrille 582 (désignée SOP 582 de 1917 à 1918 puis SAL 582 en 1919) est une unité de l'Aéronautique militaire française pendant la Première Guerre mondiale et la guerre soviéto-polonaise.
| Escadrille 582 | |
L'emblème de l'escadrille SAL 582[1]. | |
| Création | |
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| Dissolution | |
| Pays | |
| Branche | Aéronautique militaire |
| Type | Escadrille d'observation |
| Guerres | Première Guerre mondiale Guerre soviéto-polonaise |
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Historique
En Russie
L'escadrille SOP 582 est formée à Lyon en mars 1917 pour venir soutenir l'Armée impériale russe face aux Empires centraux (Autriche-Hongrie et Empire allemand) sur le front de l'Est, en même temps que l'escadrille de chasse escadrille N 581 (pl). Transportée par navires avec ses avions Sopwith 1A2, elle débarque à Mourmansk en avril 1917. Entretemps, le tsar est renversé mais le gouvernement provisoire russe souhaite maintenir la Russie dans la guerre[2] et les deux escadrilles sont transportées en train vers l'Ukraine pour participer à l'offensive Kerenski[3]. Les trains des Français se rassemblent mi-juin à Boutchatch pour appuyer la 7e armée russe[4]. L'escadrille 582 prête quelques navigants pour voler dans les avions d'une escadrille du Royal Flying Corps. Les avions et les hommes de l'escadrille SOP 582 s'installent le 20 juin à Chveïkiv (en) (alors appelée Cheremkouf) d'où ils mènent des missions de reconnaissance[5]. Lancée le , l'offensive russe échoue le 16 lorsque les soldats se mutinent. Face à la contre-offensive austro-hongroise, l'escadrille doit détruire le 21 deux de ses avions avant d'évacuer vers Ozeriany (en) par la voie des airs (pour les pilotes) ou par automobiles (pour le reste de l'unité)[6]. Après plusieurs replis successifs, les deux escadrilles françaises rejoignent le 30 juillet le quartier-général du 3e corps d'armée (en) à Kamianets-Podilskyï. Le 2 août, lorsque l'escadrille reprend les vols de guerre, le lieutenant Denis abat un avion austro-hongrois ou allemand au commande de son Sopwith[7].
Après la révolution d'Octobre, l'escadrille rejoint Volotchysk le 15 novembre puis se replie début décembre vers Loubny pour échapper aux forces de l'Entente qui pénètrent en Ukraine[8]. Le 18 décembre, l'escadrille, qui n'a quasiment plus d'avions en état de vol, essaie de rester neutre dans la lutte entre l'Armée rouge et l'Armée populaire ukrainienne. Les rouges sont victorieux mais sont balayés par l'opération Faustschlag des Empires centraux[9]. L'escadrille reçoit l'ordre le 18 février de se replier vers Moscou par voie ferrée[10]. L'escadrille est officiellement dissoute en mars 1918[11] mais les Français parviennent à s'embarquer à Mourmansk sur un navire britannique. Débarquée à Southampton, ils sont rapatriés sur Le Havre[10].
En Pologne
L'escadrille prend le nom de SAL 582 lorsqu'elle est remise sur pied début 1919[11] avec treize avions Salmson 2A2 d'observation (dont trois en réserve)[12]. Au printemps 1919, elle est transportée en Pologne avec l'Armée bleue. Les pilotes français ont pour mission de former la nouvelle aviation de la République polonaise mais effectuent également des missions de reconnaissance de combat face aux soviétiques[13]. L'escadrille opère depuis le terrain d'aviation de Vilnius. Elle perd un observateur aérien le 12 juin, abattu avec son pilote polonais au-dessus de Smolensk puis exécuté[14].
En septembre 1919 l'escadrille SAL 582 est fusionnée dans l'aviation polonaise[12].