Ethel Colburn Mayne
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Ethel Colburn Mayne ( – ) est une romancière, nouvelliste, biographe, critique littéraire, journaliste et traductrice irlandaise.
Elle est née à Johnstown dans le comté de Kilkenny en 1865, fille de Charlotte Emily Henrietta Mayne (née Sweetman) et de Charles Edward Bolton Mayne. La famille est originaire de Monaghan[1]. Son père est un membre (à partir de 1858) de la police royale irlandaise[1]. Le père de sa mère, le Capitaine William Sweetman était dans le 16e Régiment des Lanciers de la Reine[2]. La famille déménage à Kinsale dans le comté de Cork, puis à Cork[3], où son père est nommé magistrat résident de la ville[1].
Elle fréquente des écoles privées en Irlande[2].
La première œuvre publiée par Mayne date de 1895, alors qu'elle est âgée de 30 ans, une histoire courte publiée dans la revue littéraire The Yellow Book[3]. L'éditeur Henri Harland accepte son écrit dans une lettre pleine d'effusion[3], et l'histoire, « A Pen-and-ink Effect », paraît en dans le Volume 6 de la revue, sous le nom de plume de Frances E. Huntley. En , son histoire courte « Her Story and His » est publiée dans le Chapman's Magazine of Fiction, sous le même nom de plume.
Plus tard dans l'année, en décembre, Harland invite Mayne à devenir sous-éditrice de The Yellow Book (à la place de Ella D'Arcy partie en France) et Mayne s'installe à Londres, le pour prendre le poste[3],[4]. Une autre petite histoire, « Two Stories », paru dans le numéro de The Yellow Book, encore sous le nom de plume de Huntley. Elle est beaucoup influencée par Harland, mais des tensions apparaissent lorsque D'Arcy revient au printemps et demande à récupérer son poste, et quand Harland refuse d'intervenir, Mayne démissionne et repart à Cork[3].
Elle poursuit l'écriture et, en 1898, publie son premier recueil de nouvelles, The Clearer Vision, cette fois sous son propre nom. Le titre provient d'une des expressions favorites de Harland : « la vision plus claire de l'écrivain »[3]. Elle publie son premier roman, Jessie Vandeleur en 1902. Cette année-là, sa mère meurt et elle se retrouve à s'occuper de son père et de sa sœur Violet invalide[3].
En 1905, son père prend sa retraite, et la famille déménage à Londres, résidant dans Holland Road à Kensington[3]. Elle publie sa première traduction de l'allemand, de façon anonyme, en 1907: Tagebuch einer Verlorenen de l'écrivaine allemande Margarete Böhme, un soi-disant vrai journal de vie d'une jeune fille forcée de se prostituer devenu un best-seller à l'époque.
Elle publie son deuxième roman, The Fourth Ship en 1908, et publie également sa première traduction de français, un ouvrage de l'historien français Jules-Auguste Lair sur Louise de La Vallière, maîtresse de Louis XIV. Elle continue de traduire des ouvrages depuis l'allemand et le français tout au long de sa vie.
En 1909, elle publie son premier ouvrage biographique, Enchanters of Men, une « étude de deux douzaines de sirènes de Diane de Poitiers à Ada Isaacs Menken »[2]. En 1912, dans ce qui est devenu un sujet de spécialité pour elle, elle écrit deux volumes de biographie sur Byron, qui est bien reçu et devient son œuvre la plus connue. Elle est suivie en 1913 par une étude littéraire de Robert Browning, Browning's Heroines.
Son quatrième et dernier roman, One of Our Grandmothers, sort en 1916.
Mayne est aussi active dans le journalisme, faisant des critiques littérature pour The Nation et Daily News, et écrit des articles pour Daily Chronicle et The Yorkshire Post[2]. Dans les années 1920 et 1930, elle fait partie du comité anglais du Prix Femina et le préside de 1924 à 1925[3].
Elle publie son sixième et dernier recueil de nouvelles, Inner Circle, en 1925.
En , son père meurt, ce qui signifie la perte de sa pension de retraite, et laisse la famille, comprenant sa sœur Violet et son beau-frère, dépendante de ses revenus littéraires[3]. Maintenant âgée d'une soixantaine d'années, on lui accorde une pension civile en mars pour « services rendus à la littérature »[3]. La famille déménage de Kensingston à Richmond[3], puis à proximité de St Margarets à Twickenham, où elle continue son travail littéraire, et trouve des loisirs « la marche, la lecture et la patience »[2].
En 1929 sort The Life and Letters of Anne Isabella, Lady Noel Byron, sur Anne Isabella Milbanke, l'épouse de Byron, et publie aussi une traduction de Byron et le besoin de la fatalité de Charles du Bos en 1932.
En 1939, âgée de 74 ans, elle publie son dernier travail, A Regency Chapter; Lady Bessborough and Her Friendships, une étude sur la Comtesse de Bessborough, la mère de la maîtresse de Byron, Lady Caroline Lamb. En mai de cette même année, elle obtient une pension de retraite de la Royal Literary Fund. Elle meurt le , à la Trinity Nursing Home à Torquay dans le comté de Devon[3].
Elle était l'amie des écrivains Hugh Walpole, Violet Hunt et (surtout) Mary Butts[3].
Style
Selon Allan Nevins, ses histoires courtes ont montrent « d'exquises douleurs essentiellement abordées à travers des thèmes sans intérêt »[2]. Robert Morss Lovett (en) écrit : « La vision de la réalité de Miss Mayne est délicate, réservée »[2]. Stanley Kunitz la décrit dans son Encanters of Mens comme « vivace et lisible »[2].