Eugène Fromentin

peintre, critique d'art et romancier français From Wikipedia, the free encyclopedia

Eugène Samuel Auguste Fromentin, né le à La Rochelle (Charente-Maritime), où il est mort le , est un peintre et un écrivain français.

Décès
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La RochelleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Eugène-Samuel-Auguste Fromentin
Faits en bref Naissance, Décès ...
Eugène Fromentin
Portrait d’Eugène Fromentin.
Biographie
Naissance
Décès
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La RochelleVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Eugène-Samuel-Auguste Fromentin
Pseudonymes
Fromentin, Eugene, Fromentin, Eugène-Samuel-Auguste, Fromentin-Dupeux, Eugene Samuel AugusteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
française
Activités
Père
Pierre Samuel Toussaint Fromentin-Dupeux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Mouvement
Maîtres
Genre artistique
Influencé par
Distinction
Grand prix des Meilleurs romans du XIXe siècle (d) (Dominique) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Chasse au faucon en Algérie : la curée, Courriers, pays des Ouled-Nayls, au printemps (d), Halte de cavaliers arabes dans la forêt (d), Basse-cour avec le bétail (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature d'Eugène Fromentin
Signature.
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Il est un des représentants majeurs de la peinture orientaliste.

Biographie

Eugène Fromentin est le fils de Pierre-Samuel-Toussaint Fromentin-Dupeux (1786-1867), médecin et peintre amateur, et de Françoise-Jenny Billotte (1797-1867). La famille réside dans l’hôtel particulier du 9 rue Dupaty à La Rochelle.

Après une brillante scolarité à La Rochelle, Eugène Fromentin se rend en à Paris où il obtient une licence en droit au début de 1843. Son père lui donne alors l’autorisation d’entrer dans l’atelier du peintre Jean-Charles Rémond qu’il quitte bientôt pour celui du paysagiste Louis-Nicolas Cabat.

En 1846, à l’insu de sa famille, il visite l’Algérie avec deux amis et peut ainsi remplir ses carnets de croquis des paysages et des habitants de l’Afrique du Nord, s’inscrivant en cela dans le mouvement de l’orientalisme. Comme Théophile Gautier, il avait été fasciné par les envois de Prosper Marilhat au Salon de Paris de 1844.

Fromentin envoie trois tableaux au Salon de 1847, admis à l’unanimité : Ferme aux environs de La Rochelle, Mosquée près d’Alger et les Gorges de la Chiffa, puis cinq tableaux au Salon de 1849, dont une deuxième version des Femmes d’Alger. Il obtient alors une récompense de deuxième classe. Fromentin expose onze tableaux au Salon de 1850, ainsi qu’en 1857, puis y participe régulièrement entre 1859 (année de sa médaille de 1re classe) et 1869, ainsi qu'en 1872 et 1876.

Fin 1852, il effectue avec Marie Cavellet de Beaumont, épousée le de la même année, le deuxième de ses trois voyages en Algérie : une mission archéologique lui fournit l’occasion d’approfondir son étude minutieuse des paysages et des mœurs algériennes. Ses notes lui permettent, à son retour, de donner à ses tableaux une exactitude réaliste. D’un certain point de vue, ses travaux ont été tout autant une contribution à l’ethnologie que de pures œuvres d’art.

En 1854, paraît dans la Revue de Paris de juin à décembre son récit de voyage Un été dans le Sahara, ce qui le fait élire membre correspondant de l'Académie des belles-lettres, sciences et arts de La Rochelle. En 1856, encouragé par les critiques élogieuses, il entreprend la rédaction d’Une année dans le Sahel que publie d’abord L'Artiste en intitulant sa première partie « Alger, fragments d’un journal de voyage » en 1857. La Revue des Deux Mondes reprend la publication de novembre à sous le titre Une année dans le Sahel, journal d’un absent.

Inspiré par le grand amour impossible de son adolescence[1] pour une voisine mariée, Dominique, publié pour la première fois dans la Revue des Deux Mondes du au et dédicacé à George Sand, est, parmi les romans autobiographiques de son siècle, l’un des plus remarquables. Fromentin, qui ne se conçoit pas comme écrivain, ne publiera aucun autre ouvrage.

Il présente cependant sa candidature à l'Académie française, mais y échoue le par 12 voix contre 21 à Charles Blanc. Après une maladie de quelques jours, il meurt dans sa maison de campagne, à Saint-Maurice, faubourg de La Rochelle, le de cette même année.

Il repose au cimetière de Saint-Maurice, à proximité de sa famille et non loin de Jenny Léocadie Chessé épouse Béraud (1817-1844)[2], la jeune femme qui lui a inspiré Dominique.

Œuvre

Peinture

Le chef arabe (Algérie) 1863, Musée des Beaux-Arts de Narbonne.
Centaures (1868), Paris, Petit Palais.
Dates non documentées

Littérature

  • Visites artistiques, 1852
  • Simples Pèlerinages, 1856
  • Un été dans le Sahara, Michel-Lévy, Paris, 1857
  • Une année dans le Sahel, Bureau de la Revue des Deux Mondes, Paris, 1858
  • Dominique, Revue des Deux Mondes 1862 ; Hachette 1863
  • Voyage en Égypte, 1869 ; réédité en 1935 par Jean-Marie Carré
  • Les Maîtres d'autrefois, 1876 — Étude sur la peinture flamande et hollandaise
  • Correspondance, 1839-1876, 2 vol, Paris, B. Wright (éd.), CNRS, 1995.

En 1984, Guy Sagne publie aux éditions Gallimard, dans la Bibliothèque de la Pléiade, un volume (n° 313) d'œuvres complètes de Fromentin, dont 400 pages d'inédits provenant du premier inventaire des archives de l'écrivain.

Élèves

Hommages

Ernest Henri Dubois, Monument à Eugène Fromentin (1905), La Rochelle, place des Petits-Bancs.

Notes et références

Voir aussi

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