Ferdinand Humbert
peintre français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Ferdinand Humbert (parfois dit Fernand), né le à Paris, et mort le dans le 7e arrondissement, est un peintre français.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Période d'activité |
- |
| Nom de naissance |
Jacques Ferdinand Humbert |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Formation | |
| Maîtres | |
| Enfant |
André Humbert (d) |
Biographie
Jacques Ferdinand Humbert naît le à Paris (2e arrondissement)[1],[2], de Pierre Louis Humbert, médecin d'origine suisse, et de Marie Henriette Fany Morin. Son oncle Jean Charles Ferdinand Humbert, élève de Ingres, est peintre animalier[3].
Élève des Beaux-Arts en 1861, il a pour maîtres François Édouard Picot, Eugène Fromentin et Alexandre Cabanel. C'est un peintre de sujets religieux et mythologiques, de portraits et de scènes de genre[3].
Il expose au Salon dès 1865 (La fuite de Néron) et obtient la médaille d'honneur des artistes français en 1900 (Portrait d'Elsa Grand)[4]. Il devient membre du Comité et du Jury de la Société des Artistes français. Il est membre du Jury des Expositions universelles de 1889 et 1900[4]. Il expose au Salon jusqu'en 1931[5].
Il exécute deux grands panneaux décoratifs pour la mairie du 19e arrondissement[3], deux plafonds célébrant Le Triomphe intellectuel de Paris (entre 1909 et 1924) au Petit Palais[6], ainsi que des fresques pour le Panthéon[7].


Il fonde son académie à la fin des années 1890, reprenant l'ancien Atelier Cormon, au 104, boulevard de Clichy à Paris, en s'associant à Henri Gervex, puis tient son atelier au 8 de l'avenue privée Frochot, toujours dans le 9e arrondissement[8]. Il se consacre au portrait mondain et réalise celui de Colette vers 1896[9]. Il enseigne en 1898 à l’École des beaux-arts de Paris, où il assure à partir de 1900 le premier cours destiné aux femmes, enfin admises à l'école grâce à l'activisme de l'Union des femmes peintres et sculpteurs. La presse moque son attrait pour les femmes[10],[11]. Il est membre de l'Académie des Beaux-arts, section peinture, en 1902, au fauteuil de Benjamin-Constant (il sera Président pour 1918)[4]. Chef d’atelier de Peinture pour élèves femmes en 1905, il démissionne en 1929 pour cause de maladie[9].
Il est Chevalier dans l'Ordre de la Couronne de Suède et Commandeur de la Légion d’honneur[4].
Il meurt le à son domicile dans le 7e arrondissement de Paris[12], et est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (74e division)[13].
Œuvres dans les collections publiques
- Metz, musée de la Cour d'Or : La Vierge, l'enfant Jésus et saint Jean-Baptiste.
- Paris :
- Panthéon.
- Petit Palais : Le Triomphe intellectuel de Paris, entre 1909 et 1924, deux plafonds du pavillon nord dont Le Triomphe de Pâris.
- Versailles, musée de l'Histoire de France : Portrait de Justin Germain Casimir de Selves, 1926, huile sur toile, 120 × 126 cm.
Expositions rétrospectives
- Une rétrospective de son œuvre est organisée au Salon des artistes français de 1936[14].
- Des œuvres de Ferdinand Humbert figurent dans l'Exposition "Paris 1874. Inventer l’impressionnisme" du Musée d'Orsay en 2024, au titre des artistes plus conservateurs de la période[15].
Galerie d'œuvres
- Portrait de madame Adolphe Salles, née Claire Eiffel.
- Portrait de Colette, vers 1896.
- Portrait de jeune femme penchée.
- Portrait de Jehanne d'Orliac.
- Le Triomphe intellectuel de Paris (entre 1909 et 1924), Paris, Petit Palais, panneau d'un des plafonds du pavillon nord.
Élèves
- Mathilde Arbey (1890-1966)
- Paul Basilius Barth (1881-1955)
- Cécile Paul-Baudry (1879-1960)
- Marguerite Bernard (1878-1960)
- Marie Berton-Maire
- Marius Borgeaud (1861-1924)
- Georges Braque (1882-1963)
- Raphaël-Albert Broyelle (1882-1952)
- Marguerite Jeanne Carpentier (1886-1965)
- Cecilia Cuțescu-Storck
- Mathilde Delattre (1871-1950)
- Angèle Blanche Denvil (1877-1932)
- Charles Descoust (1882-1974)
- Suzanne Drouet-Réveillaud (1885-1970)
- Jeanne Dubut (1889-1972)
- Raymonde Esprit-Massonneau (1901-2004)
- Mathilde Marguerite Hautrive (1881-1963)
- Germaine Hébrard (1889-1966).
- Jean de la Hougue (1874-1959), dès 1894
- Adrienne Jouclard (1882-1972)
- Louise Jeanson (1876-1937)
- Chrysis Jungbluth (1907-1989)
- Marie-Jeanne Lagarde-Brochot (1888-1938)
- Marie Laurencin (1883-1956)
- Andrée Lavieille (1887-1960)
- Maguelonne Lefebvre-Glaize (1839-1919)
- Alfred Marie Le Petit[16]
- Lucienne Leroux (1903-1981), prix de Rome en 1926
- Madeleine Leroux (1902-1984)
- Gustave Lorain
- Maurice Loutreuil
- Firmin Maglin (1867-1946)
- Henri Marret (1878-1964)
- Berthe Martinie (1883-1958)
- Madeleine Massonneau (née en 1901)
- Georges Sauveur Maury (1872-1960)
- Suzanne Morel-Montreuil (1891-1983)
- Jeanne Moride (1881-1970)
- Isabelle Onslow (1874-?)
- Francis Picabia (1869-1963)
- Jeanne Pinot (1872-1929)
- Mary Piriou (1881-1956)
- Aline Réveillaud de Lens (1881-1925)
- Marcelle Rondenay
- Michel Simonidy
- Maurice Tastemain
- Jeanne Tournay (1877-1936)
- Pierre Vasserot (1887-1959)
- Pierre Waidmann (1860-1937)
- Zacharie Zakarian