Eugénie Faux-Froidure
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Eugénie Alphonsine Juliette Faux |
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Aquarelliste, professeure de dessin, peintre, peintre florale |
| Période d'activité |
- |
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| Maîtres | |
| Genres artistiques |
Nature morte, peinture de fleurs (d) |
| Distinctions |
Eugénie Faux-Froidure, née Eugénie Faux à Noyen-sur-Sarthe le et morte à Rueil-Malmaison le , est une peintre française renommée pour ses aquarelles de fleurs très réalistes.
Eugénie Alphonsine Juliette Faux nait en 1866 dans une famille bourgeoise de Noyen-sur-Sarthe de Pierre Amédé Faux et d'Antoinette Delcros. Son père, originaire d'Eure-et-Loir, est alors chef de gare de Noyen[1].

Eugénie Faux réalise de nombreuses esquisses dès l'âge de 14 ans[2], puis devient élève de Marie-Augustine Mac-Nab, Albert Maignan, Ernest Quost, Pierre-Victor Galland et Gaston Casimir Saint-Pierre[3]. Sa famille s'étant opposée à ce qu'elle étudie le modèle nu, elle se consacre à la peinture de fleurs[4]. Après son mariage avec Vital Alexandre Froidure, employé de banque, le , elle prend son nom d'artiste définitif, Eugénie Faux-Froidure. Le couple aura au moins un enfant, une fille vers 1909[5].
Entre 1886 et 1940, elle figure chaque année au Salon des artistes français[3], où elle est sociétaire à partir 1893. Elle participe aux expositions des Beaux-Arts de Versailles, de Tours en 1891, d'Angers en 1896[6], du Mans en 1911 et 1923[7], etc. Elle est en 1898 et en 1923 au salon des aquarellistes à la galerie Georges Petit[8]. De 1900 à 1902, elle expose avec Les XII à la Bodinière, groupe de douze artistes femmes de différentes nationalités, expérience encore audacieuse pour l'époque[9]. En 1907, elle est, avec Louise Abbéma, exposante et membre du jury du salon de la Société Nationale d'Horticulture[10]. Elle accroche au Salon d'Automne en 1908[11]. Elle expose à Londres[réf. souhaitée]. En 1911, elle participe à l'Exposition universelle de Turin[12].
Elle expose très régulièrement au Salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs jusqu'en 1942 ; membre du comité, elle est vice-présidente de l'Union en 1906[13] et de 1926 à 1931. Ses aquarelles florales y font figure de référence dans la première moitié du XXe siècle pour la critique[14].
En 1897 et en 1900 au moins, elle réalise dans son atelier des expositions particulières de paysages, marines, portraits initialement, mais surtout de fleurs ensuite[15]. En 1909, elle fait une exposition particulière à la galerie Georges Petit[16].
Elle a une large réception critique où l'on loue son « brio extraordinaire, une virtuosité de coloris exquise et une délicatesse de touche infinie (avec lesquels elle) arrive à peindre les fleurs, aussi fraiches, aussi brillantes et aussi fragiles qu'elles le sont en réalité »[17].
Jeanne Bourrillon-Tournay réalise son portrait en 1907[18].

Elle est pendant plus de trente ans professeur de dessin à la ville de Paris et enseigne également dans son atelier à Rueil à de nombreuses élèves[19],[20]. Elle fait la "une" de la récente revue Femina en 1904 : « Novembre est le mois des chrysanthèmes, et le chrysanthème a la vogue. Dans tous les cours de peinture à la mode, on initie les jeunes filles à l'art délicat de (les) peindre. Voici Mme Faux-Froidure, une de nos meilleures artistes, donnant à ses élèves la leçon du « chrysanthème »[18] ».
Elle est en 1930 au Salon des peintres de fleurs à La Galerie d'art moderne de Lille, avec Blanche Odin, Suzanne Meunier, Pierre Eugène Montézin, Marie Réol, etc[21] et à la galerie Rosenthal à Paris pour une exposition particulière en 1935[22].
Elle meurt en 1942 à Rueil-Malmaison à l'âge de 75 ans[5].
Récompenses et distinctions
En 1897, elle reçoit le second prix de l'Union des femmes peintres et sculpteurs[23]. En 1898, une mention honorable lui est décernée au Salon des artistes français pour son aquarelle La Margelle[3],[24]. En 1900, une mention honorable lui est également décernée lors de l'Exposition universelle[3]. Elle obtient au Salon une médaille de troisième classe en 1903 (La Vie des roses, triptyque, aquarelle)[24] et une médaille de deuxième classe (pour Roses) en 1906[3]. Elle est alors Hors-Concours. En 1902, elle reçoit le 1er prix de l'Union. Elle est faite officier de l'Instruction publique en 1903[25]. Elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur par un décret du [26]. Elle est également nommée chevalier de l'ordre du Nichan Iftikhar et chevalier de l'ordre du Mérite agricole[26].
Galerie d'œuvres
Œuvres dans les collections publiques
- Musée d'Amiens : Pivoines[19].
- Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers[3].
- Aubusson, Cité internationale de la tapisserie : Boules de neige[19].
- Musée barrois de Bar-le-Duc : Panier de raisins, aquarelle, 88 × 120 cm, 1897, achat à l'artiste au salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs, FNAC 1108[27].
- Musée de Tessé au Mans : Hortensias[19].
- Paris, en dépôt au Centre national des arts plastiques : Boules de neige et tapis (titre attribué), aquarelle, 174 × 104 cm, 1902, achat à l'artiste au salon de l'Union des Femmes peintres et sculpteurs, FNAC 1190 ; Boules de neige et renoncules, aquarelle, 67 × 89 cm, 1906, achat à l'artiste au salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs, FNAC 1808[27].
- Paris, en dépôt à la Présidence de la République : Roses jaunes, aquarelle, 52 × 41 cm, 1927, achat à l'artiste au salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs, FNAC 9914[27].
- Paris, Musée national d'Art moderne : Roses dans un vase d'étain (achat par l'État en 1908)[7].
- Musée des Beaux-Arts de Rouen : Chrysanthèmes[19] et Feuillages d'automne.
- Musée de Tunis : Clématites[19].
