Eugène Foveau
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17e arrondissement de Paris
| Naissance | |
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| Décès |
(à 70 ans) 17e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Eugène Joseph Foveau |
| Nationalité | |
| Formation |
Conservatoire national supérieur de musique et de danse (d) |
| Activité |
| A travaillé pour | |
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| Instrument | |
| Maître |
Eugène Foveau, né à Dijon le et mort à Paris 17e le [1], est un trompettiste et cornettiste français. Il a été professeur de trompette au Conservatoire national supérieur de musique de Paris de 1925 jusqu'à sa mort en 1957[2].
Famille
Eugène Joseph Foveau, né à Dijon le [3], est le fils de Catherine Célestine Monin et d'Aglaé Foveau (1841-1912)[4], entrepreneur de bals et conseiller municipal de Dijon originaire du Nord[5] à qui Gaston Gérard attribue la paternité du Kir[6]. Il est le grand-oncle de la chanteuse Maria Lopez et le frère d'Henri Foveau (1888-1954)[7], clarinettiste[8], entrepreneur de bals[9] et directeur du dancing l'Eden à Dijon[10].
Formation
À Dijon et durant son enfance, Eugène Foveau est formé par son père, un excellent musicien amateur[11], devient Cornet solo à l’harmonie « L’Union Musicale » de la ville dès l’âge de 13 ans et suit les cours d’harmonie du pianiste Charles Suiste[12].
Il est admis en 1903 dans la classe de cornet du professeur Jean Joseph Mellet au conservatoire de Paris[13], devient bugle solo de la Sirène de Paris en 1905 et se produit au Petit Casino ou au Bataclan[12].
Lorsqu'il obtient le premier prix de cornet à pistons en 1906, il habite au n°10 rue des Martyrs du 9e arrondissement de Paris[14] puis reçoit celui de trompette en 1907[15] dans la classe de Merri Franquin.
Entre temps, il retournera en septembre sur Dijon pour accompagner en soliste l'orchestre d'harmonie de la ville place du peuple et y interpréter Fantaisie sur la Muette de Portici de Jean-Baptiste Arban[16],[17].
Carrière
Eugène effectue son service militaire entre 1907 et 1910 à Versailles comme soliste au 1er régiment du génie[18],[19] et joue parallèlement pour la société moderne d'instruments à vent puis intègre en 1910 les "concerts Touche" de Francis Touche (1872-1937)[12].
Il devient ensuite trompette solo aux concerts Colonne à partir de 1911[20],[21], participe aux bals de Léon Déliance et est admis en à l'Opéra de Paris mais ne peut entrer en fonctions à cause de la première Guerre mondiale, apprenant sa mobilisation à Scheveningen alors qu'il fait une saison aux concerts Lamoureux[22] puis part au front dont il reviendra musicien-brancardier et décoré de la Croix de guerre[23],[12].
En , il est nommé bugle solo de la garde républicaine[24],[25],[26],[27] et se verra décerner en 1921 la médaille militaire[22].
Début , alors qu'il est trompette solo de l'Opéra de Paris, il succède à Alexandre Petit comme professeur de cornet à pistons au conservatoire de Paris[28],[11] et joue pour la Radio[29].
Entre 1926 et 1928, il révise et réédite des publications de Pierre Clodomir, enregistre des disques sous les labels Odeon[30] et Pathé, fait partie de l'orchestre de Pierre Dupont et démissionne des concerts Colonne en 1929[12] et continu de passer à la Radio[31], [32].
Le , il participe comme trompettiste au 13e gala Gala de l'Union des artistes[33] au Cirque de l'impératrice et quitte la garde républicaine fin d'année suivante[12].
Il se voit attribuer en 1938 le grade de chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur pour ses 39 ans de carrière artistique et de services militaires[34],[35].
Parmi ses élèves, le trompettiste Marcel Caens[36], Pierre Pollin ou Roger Delmotte[37].
Vie privée
Il se marie le avec Eugénie Marie Kieffer au 18e arrondissement de Paris et décède le dans le 17e arrondissement de Paris[3]. Ses funérailles eurent lieu en l'église Saint-Michel des Batignolles le suivant[12].
Discographie
78 Rpm
- "La Bavarde", polka pour Pistons d'Adolphe Sellenick
- "La Morengotte", polka pour Pistons d'Adolphe Sellenick
- "À Qui Mieux Mieux", duo pour Pistons avec Pierre Vignal, musique de Jules Pillevestre
- "Air Varié", pour deux pistons avec Pierre Vignal, musique de Gustave wittmann
- "Hylda", polka pour pistons d'Armand Raynaud
- "Kock'ette", divertissement pour cornet de E. Kock
- "Grâcieuse", polka pour cornet à pistons de E. Kock
- "Gouttes d'eau", polka pour cornet à pistons d'Alexandre Petit
- "Gouttes d'eau", polka pour cornet à pistons d'Alexandre Petit
- "Cristalline", polka pour cornet à pistons de Louis Blémant
- "Marche De Lohengrin", de Richard Wagner, orchestré par Pierre Dupont
- "Marche De Tannhäuser", de Richard Wagner, orchestré par Pierre Dupont
- "Sinfonia"
- "Thème Et Variations" (1ère Partie)
- "Thème Et Variations" (2ème Partie)
- "Finale"
- "Marche Du Soldat"
- "Le Violon Du Soldat"
- "Marche Royale"
- "Danse Du Diable"
- "Musique Champêtre"
- "Tango" (1ère Partie)
- "Tango" (2ème Partie)
- "Valse Et Ragtime"
- "Petit Concert"
- "Grand Choral Et Marche Triomphale Du Diable"
Album
- "Myrto", d'Alexandre Petit (extrait ODEON 238 208)
- "Etoile parisienne", de V. Destrost (extrait ODEON 238 999)
- "Electric", d'Adolphe Sellenick (extrait ODEON 238 999)
- "Aigrette", Op 172 de Frédéric Sali (extrait ODEON 238 998)
- "Gouttes d'eau", d'Alexandre Petit (extrait PATHÉ 300604)
- "Cristalline", de Louis Blémant (extrait ODEON 165 890)
- "Pistonnette", de Léon Conor et Emile Desgranges (extrait ODEON 238 998)
- "Les écouardes", de Louis-Julien Rousseau (extrait ODEON 97872)
- "Les gaudins", de Louis-Julien Rousseau (extrait ODEON 97884)
- "La morengotte", d'Adolphe Sellenick (extrait ODEON 165 350)
- "La bavarde", d'Adolphe Sellenick (extrait ODEON 165 350)
- "Grâcieuse", d'E. Kock (extrait PATHÉ 300603)
- "Air varié sur un thème Suisse", de Jean-Baptiste Mohr (extrait COLUMBIA D11041)
- "À Qui Mieux Mieux", de (extrait ODEON 165 354)
- "Air Varié", de Gustave Wittmann (extrait ODEON 165 354)
- "Intrada", du "Cortèges et danses pour cuivres" de Johann Christoph Pezel (extrait L’ANTHOLOGIE SONORE - 234)
- "Allemande", du "Cortèges et danses pour cuivres" de Johann Christoph Pezel (extrait L’ANTHOLOGIE SONORE - 234)
- "Courante", du "Cortèges et danses pour cuivres" de Johann Christoph Pezel (extrait L’ANTHOLOGIE SONORE - 234)
- "Allemande", du "Cortèges et danses pour cuivres" de Johann Christoph Pezel (extrait L’ANTHOLOGIE SONORE - 234)
- "Gigue", du "Cortèges et danses pour cuivres" de Johann Christoph Pezel (extrait L’ANTHOLOGIE SONORE - 234)
- "Préambule", du Septuor de Camille Saint-Saëns (extrait COLUMBIA D1102/ D1101)
- "Menuet", du Septuor de Camille Saint-Saëns (extrait COLUMBIA D1102/ D1101)
- "Intermède", du Septuor de Camille Saint-Saëns (extrait COLUMBIA D1102/ D1101)
- "Gavotte et Final", du Septuor de Camille Saint-Saëns (extrait COLUMBIA D1102/ D1101)
Publications
- 1926 : "Premier air varié", pour cornet à pistons, avec accompagnement de piano de Pierre Clodomir. Nouvelle édition entièrement revisée (Texte. Articulations. Nuances. Respirations. Mouvements), par Eugène Foveau, éditions musicales Alphonse Leduc[54].
- 1928 : "Études caractéristiques" pour le cornet à pistons ou saxhorn, de Pierre Clodomir. Nouvelle édition entièrement revisée par Eugène Foveau, éditions musicales Alphonse Leduc[55],[56].
- 1928 : "Vingt études chantantes" pour le cornet à pistons ou saxhorn, de Pierre Clodomir. Nouvelle édition entièrement revisée, par Eugène Foveau, éditions musicales Alphonse Leduc[57].
- 1928 : "Petits exercices" pour le cornet à pistons ou saxhorn, de Pierre Clodomir. Nouvelle édition entièrement revisée par Eugène Foveau, éditions musicales Alphonse Leduc[58].
- 1928 : "Heures musicales (Op. 15, A.)", Six petits duos pour deux cornets à pistons ou saxhorns, de Pierre Clodomir. Nouvelle édition entièrement revisée par Eugène Foveau, éditions musicales Alphonse Leduc[59].
- 1928 : "Heures musicales (Op. 15, B.)", Six petits duos pour deux cornets à pistons ou saxhorns, de Pierre Clodomir. Nouvelle édition entièrement revisée par Eugène Foveau, éditions musicales Alphonse Leduc[60].
- 1928 : "Vingt études mignonnes" de Pierre Clodomir. Nouvelles éditions entièrement révisées par Eugène Foveau, éditions musicales Alphonse Leduc[61].