Une symphonie de Lacheurié fut créée le par Jules Pasdeloup à l'Athénée. On peut aussi citer l'opéra-comique La Fille du Calife, créé au Théâtre des Arts de Rouen en 1901, un Psaume 129 pour voix de femmes (1897), Ilion, scène dramatique, et des mélodies, sur des textes de Lamartine (L'automne), Musset (J'ai dit à mon cœur) et Gautier (Villanelle).
Eugène Lacheurié semble s'être trouvé dans la nécessité de gagner sa vie dans des métiers qui, à son grand regret, l’éloignaient de la carrière artistique qu’il aurait voulu suivre. À une époque postérieure, il fut directeur d’une compagnie anonyme, la Chambre d’Assurances maritimes, 8 place de la Bourse à Paris. En 1882, il alla s’installer à Honfleur, et, en 1887, à La Rochelle, où il continua à peindre et, pour gagner sa vie, donna des cours de musique tout en espérant un poste de conservateur qu’il n’obtiendra jamais. Ami de jeunesse du peintre Gustave Moreau, qui fit son portrait en 1852, proche de Degas également, il s’adonne à la peinture de paysages et a lui-même exposé plusieurs toiles aux Salons de 1881, 1882, 1890.