Eugène Mayer

From Wikipedia, the free encyclopedia

Eugène Mayer
Photographie d'Eugène Mayer publiée en 1895.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Famille
Armand Mayer (frère)
Max Maurey (beau-fils)
Fratrie

Benjamin-Charles-Eugène Mayer, né à Cologne le [1],[2] et mort à Neuilly-sur-Seine le [3], est un financier et patron de presse français du XIXe siècle.

Eugène Mayer est le fils de Fanny Ochse, une juive allemande[4], et de Benjamin Mayer (1810-1864), un négociant en étoffes juif strasbourgeois établi à Paris depuis 1837 et dont la carrière fut tumultueuse. Associé à son beau-frère et à son frère Charles, Benjamin avait été accusé en 1838 de complicité de banqueroute frauduleuse et, après l'incendie de ses magasins de la rue Saint-Martin, de fraude à l'assurance. Défendu par Jules Favre, il avait finalement été acquitté[5]. Lors de la guerre de Crimée, il s'associe à nouveau à son frère pour former une société de fournitures aux armées et réside pendant près de deux ans à Constantinople. Charles ayant fait faillite en 1858, Benjamin est arrêté à Paris à la demande du tribunal consulaire de la capitale ottomane. Mais comme il s'était retiré de la compagnie dès 1856 pour se mettre à son compte, il obtient gain de cause en appel[6]. En , Benjamin est retrouvé mort dans sa propriété du hameau des Metz, à Jouy-en-Josas[7]. Selon le polémiste antisémite Édouard Drumont, qui attaquera violemment Mayer et sa famille dans La France juive, le père d'Eugène se serait suicidé pour échapper à de nouvelles poursuites[8].

Le frère cadet d'Eugène est Seligman-Armand Mayer (1858-1934), qui fera carrière, comme son aîné, dans le monde de la presse.

Vers la fin des années 1870, Eugène rencontre Laure Davids (1843-1920)[9], membre d'une famille d'artistes amie d'Isaac Strauss[10]. Elle vient alors de quitter son mari, Georges Rapoport, qu'elle avait épousé en 1864 et auquel elle a donné deux enfants, une fille prénommée Adèle et un fils prénommé Marx (futur Max Maurey). Le couple adultérin Mayer-Davids a un fils, Laurent-Eugène (1879-1928, futur journaliste sous le nom de plume de Marcel Laurent), qu'Eugène reconnaît une première fois en 1881[11] puis une seconde fois en 1909 (conformément à la loi du )[2]. Après la mort de Georges Rapoport en 1882 dans le cadre d'un sordide drame familial (il s'est donné la mort après avoir assassiné sa fille)[10], Eugène épouse Laure, désormais veuve, en 1883[1].

Biographie

Références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI