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Eugène Niel

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Naissance
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Nom de naissance
Pierre Eugène NielVoir et modifier les données sur Wikidata

Eugène Niel, né le à Rouen, mort le , au château du Houlley, Saint-Aubin-le-Vertueux, est un botaniste français.

Spécialiste de la flore normande, il a consacré une partie de sa vie à l’étude, la classification et la diffusion de la botanique régionale. Ses travaux et ses collections d’herbiers sont reconnus pour leur rigueur méthodologique, et ont enrichi les recherches naturalistes. Il a publié des catalogues et des articles pour faire connaître la flore locale par les scientifiques et le grand public.

Il est fils et petit-fils de banquiers. Il entre dans les bureaux de son père, mais passe ses loisirs à étudier les sciences, les arts et les langues vivantes[a]. Intéressé par l’histoire naturelle, il devient un botaniste distingué.

Quand son père se retire des affaires, il consacre son temps à la botanique, la mycologie et la microscopie[1]. Il va consacrer sa vie à la recherche scientifique.

Travailleur, ayant une excellente mémoire, Eugène Niel enrichit l’histoire naturelle de découvertes importantes, spécialement parmi les nombreuses espèces de cryptogames dans les forêts de Normandie et les plaines du département de l’Eure. De nombreux botanistes lui envoyaient des plantes et des champignons afin d’avoir son avis. L’un d’eux a baptisé de son nom le champignon inconnu dont il avait reçu une analyse complète.

Il étudie les champignons, les végétaux phanérogames et cryptogames semivasculaires poussant en Normandie. Au cours de ses herborisations, il a découvert plusieurs espèces de champignons nouvelles. Trois lui sont dédiées : Melanomma Nieli Roumeg, Phyllosticta nielana Roumeg, et Myxosporium nielanum Karst et Roumeg.

Il s'est intéressé aux bactéries et a publié un mémoire, Recherches sur les bactéries, en 1884.

En 1885, il est admis à l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen. Le sujet de son discours de réception est « L’histoire naturelle et le roman ». Il s’élève contre les déductions hasardées, les utopies scientifiques, ce qu’il appelait « le romantisme dans la science ».

Il est nommé vice-consul du Brésil, le . L’empereur Pierre II, en « un témoignage public de sa considération impériale », le nomme chevalier de l’Ordre de la Rose.

Dispensé de tout service militaire par son consulat, il a servi dans la garde nationale qui gardait la ville, lors de la Guerre franco-allemande de 1870.

Il passe des nuits à la poudrière, et est atteint de rhumatismes, qui l'ont peu à peu paralysé des jambes, pour ses huit dernières années.

Il est devenu président de l’Académie de Rouen en 1890. Retiré à la campagne, il restera éloigné des réunions. L'institution lui a conféré à titre exceptionnel la dignité de membre honoraire.

Il appartenait à une trentaine de sociétés savantes, non comme simple souscripteur, mais suivant la plupart de leurs séances. Il a été président de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, de la Société des Sciences naturelles de Rouen, du Conseil honoraire de l’Émulation chrétienne, de la Société civile des écoles paroissiales de Rouen, du Conseil de fabrique de Saint-Vincent, de Rouen, du Conseil de fabrique de Saint-Aubin-le-Vertueux et du Comité des fêtes de bienfaisance de Rouen. Il a été vice-président de la Société de la Croix-Rouge, de la Société protectrice de l’enfance, de l’Assistance aux convalescents. Il a été secrétaire de la Société artistique de Normandie, du Conseil des crèches.

Il a également été membre de l’Association française pour l'avancement des sciences ; de la Société de secours aux Amis des Sciences ; de la Société botanique de France ; de la Société mycologique de France ; de la Société de l'histoire de Normandie ; de la Société normande de géographie ; de la Société des bibliophiles rouennais ; de la Société centrale d’Horticulture de la Seine-Inférieure ; de la Société de la Prévoyance mutuelle de Rouen ; de la Société des amis des arts de Rouen ; de la Société normande d'études préhistoriques ; de la Société linnéenne de Normandie ; de la Société libre d’Agriculture, Sciences et Arts de l’Eure ; de l’Association normande ; de la Société des agriculteurs de France ; de la Société des Chasseurs ; de la Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France, à Nantes ; Membre correspondant de la Revue mycologique de Toulouse (pl). Il a publié, sur plus de vingt ans, de multiples notes et mémoires[b].

Il meurt le , au château du Houlley, à Saint-Aubin-le-Vertueux. Le , après un service célébré à Rouen en l’église Saint-Vincent, il est enterré au Cimetière monumental de Rouen, sans discours, selon sa volonté[2]. Philippe Zacharie a fixé ses traits sur la planche lithographique.

Publications scientifiques

    • 1882 – « Sur un cas de végétation remarquable du Bonapartea gracilis », Bulletin de la Société botanique de France, comptes-rendus des séances, p. 115.
    • 1882 – « Remarques sur l’Aira media Gouan », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 2ᵉ semestre, p. 415.
    • 1883 – « Une variété inédite de l’Anemone nemorosa, et découverte de l’Hieracium præaltum dans le département de l’Eure », Bulletin de la Société botanique de France, comptes-rendus des séances, p. 196.
    • 1884 – Recherches sur les bactéries, Rouen, Léon Deshays.
    • 1884 – « Catalogue des plantes rares découvertes dans l’arrondissement de Bernay (Eure), depuis 1864 », Annuaire normand, p. 163.
    • 1885 – « Note sur la maladie des végétaux dite "Gommose" », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 1er semestre, p. 81.
    • 1887 – « Note sur le Corticium amorphum Fries », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 1er semestre, p. 73.
    • 1888 – « Herborisation à Saint-Évroult – Notre-Dame-du-Bois (Orne) », Bulletin de la Société botanique de France, p. 112.
    • 1888 – « Catalogue des plantes phanérogames et cryptogames semi-vasculaires croissant spontanément dans le département de l’Eure », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 2ᵉ semestre, p. 225.
    • 1889 – « Sur un phénomène remarquable de vitalité présenté par des souches de Sapin », Bulletin de la Société botanique de France, p. 256.
    • 1889 – « Le Daucus carota L. et ses variétés : gummifer, hispidus, maritimus », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 1er semestre, p. 369.
    • 1890 – « Essai monographique sur les Ophiobolus observés en Normandie, par A. Malbranche et E. Niel, avec une planche », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 1er semestre, p. 47.
    • 1890 – « Observations sur le Cystopus candidus Lév. », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 2ᵉ semestre, p. 151.
    • 1890-91 – « Recherches sur la nature de la Manne des Hébreux », Précis analytique des travaux de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, p. 81.
    • 1891 – « Remarques à propos des Tubulina fragiformis Pers. et cylindrica Bull. », Bulletin de la Société mycologique de France, p. 98.
    • 1891 – « L’Impatiens noli-tangere L. et ses fleurs cleistogames », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 1er semestre, p. 65.
    • 1891 – « Observations sur le Polyporus obducens Pers. et le Merulius lacrymans Fr. », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 1er semestre, p. 69.
    • 1892 – « L’Azolla en Normandie », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 1er semestre, p. 41.
    • 1892 – « Note sur le Ranunculus ophioglossifolius D.C. », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 1er semestre, p. 45.
    • 1892 – « Note sur le Polyporus resinosus Fr. », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 1er semestre, p. 49.
    • 1892 – « Le parasite du seigle enivrant », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 2ᵉ semestre, p. 237.
    • 1892 – « Note sur le Plasmodiophora brassica Woron. », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 2ᵉ semestre, p. 243.
    • 1892 – « Liste des champignons récoltés à Bon-Port et dans la forêt de Bord (Eure), par A. Le Breton et E. Niel », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 2ᵉ semestre, p. 269.
    • 1892 – « Liste des plantes recueillies par Eugène Niel à l’excursion de Lyons-la-Forêt (Eure) () », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 2ᵉ semestre, p. 278.
    • 1893 – « Champignons nouveaux ou peu connus récoltés en Normandie (Seine-Inférieure, Eure et Orne), 5ᵉ liste, avec une planche, par A. Le Breton et E. Niel », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 2ᵉ semestre, p. 129.
    • 1893 – « Note sur le Polyporus (Coriolus) maritimus Quélet », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 2ᵉ semestre, p. 219.
    • 1893 – « Liste des champignons recueillis dans le parc du château d’Harcourt (Eure) », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 2ᵉ semestre, p. 237.
    • 1894 – « Quelques remarques sur l’Aecidium elatinum Alb. et Schw. (Chrysomyxa abietis Wallr.) », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 1er semestre, p. 46.
    • 1894 – « Remarques sur la végétation des vases provenant des dragages de la Seine », Bulletin de l’Association française pour l’Avancement des Sciences, session de Caen, 2ᵉ partie, p. 546.
    • 1894-95 – « Les marchés aux fleurs et l’industrie florale », Précis analytique des travaux de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, p. 79.
    • s.d. – Histoire de deux plantes : l’Isatis tinctoria L. et l’Erigeron canadense L., Sotteville-lès-Rouen, E. Lecourt.
    • 1895 – « Remarques sur le Cladosporium herbarum Link », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 1er semestre, p. 45.
    • 1895 – « Note sur quelques Carex nouveaux ou rares de la flore de Normandie », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 2ᵉ semestre, p. 101.
    • 1896 – « Observations sur le Polyporus giganteus Pers. et le Polyporus acanthoides Bull. », Bulletin de la Société mycologique de France, p. 120.
    • 1896 – « Notes mycologiques », Assises scientifiques, littéraires et artistiques (Assises de Caumont), p. 90.
    • 1896 – « Note sur l’Eucalyptus globulus L’Hér. », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 1er semestre, p. 36.
    • 1896 – « Note sur le Clitocybe cryptarum Letell., avec une planche », Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 2ᵉ semestre, p. 139.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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