Evergreen Review
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| Evergreen Review | |
| Pays | |
|---|---|
| Langue | Anglais américain |
| Périodicité | Mensuelle |
| Genre | Littérature, politique, études culturelles |
| Fondateur | Berney Rosset, Donald Allen |
| Date de fondation | janvier 1957 |
| Éditeur | John Oakes |
| Ville d’édition | New York |
| Propriétaire | Grove Press / Grove Atlantic (1957-2012); OR Books (2017- ) |
| Directeur de la rédaction | Dale Peck |
| ISSN | 0014-3758 |
| Site web | evergreenreview.com |
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Evergreen Review est une revue littéraire américaine, fondée à New York en 1957 par Barney Rosset et publiée par Grove Press. Elle proposa très tôt des textes d'auteurs depuis reconnus.
Suspendue en 1984, elle renaît sur internet sous la forme d'un webzine à partir de 1998.
Evergreen Review a été lancée au début de l'année 1957 par Barney Rosset, patron des éditions Grove Press avec la complicité de Donald Allen (en), son directeur éditorial, au prix de 1 dollar. La photographie noir et blanc de la couverture représente une jeune femme et est signée Harold Feinstein, dont un portfolio apparaît dans la revue[1]. Le premier numéro contient entre autres un essai de Jean-Paul Sartre et deux textes de Samuel Beckett, dont Dante et le homard ; Beckett, qui avait été publié dès 1954 par Grove Press, publiera par la suite de nombreux autres textes dans cette revue. On compte aussi un essai de Henri Michaux, traduit de Misérable Miracle et deux de ses dessins sous mescaline, un texte de James Purdy et un entretien avec le batteur jazzman Baby Dodds. Trois autres numéros sortent en 1957, qui ouvrent leurs pages aux auteurs de la Beat Generation[1],[2].
La revue publie par la suite de nombreux textes liés à la politique et à la sexualité, en lien avec la contre-culture, et est considérée par la critique littéraire, comme un vivier avantgardiste dans le domaine de la littérature au sens large[1],[3].
Entre 1957 et 1964, le budget de la revue reste relativement modeste et ses rédacteurs peu nombreux ; au départ tirée à 3 000 exemplaires[2], la périodicité, originellement trimestrielle, devient bimestrielle et enfin mensuelle. À compter de 1965, les ventes s'accélèrent pour atteindre en 1968, un chiffre d'affaires de 3 millions de dollars et un tirage dépassant les 40 000 exemplaires[4]. En , une polémique émerge, via The Saturday Evening Post, dans lequel on voit en première page l'éditeur sortir d'un égout, avec des exemplaires de sa revue, article titré « Comment Barney Rosset publie des livres cochons pour le plaisir et le profit »[2].
La publication s'arrête un temps en 1973 après 96 numéros[1], faisant suite au départ de Richard Seaver (en), rédacteur en chef depuis 1959, puis reprend sous la forme de suppléments hors-série, et cesse de nouveau de paraître en 1984[5].
En 1998, Barney et Astrid Rosset relancent la revue sous la forme d'une publication en ligne sur Internet, jusqu'en 2013, et contient à la fois des republications de textes d'anciens numéros et des textes inédits par des auteurs contemporains comme Giannina Braschi, sous le contrôle du groupe Grove Atlantic (en)[1]. Un nouvelle formule en ligne démarre en , éditée désormais par OR Books (en).