Exploitation aurifère en Tanzanie

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Mine à ciel ouvert dans un paysage tropical.
Vue de la mine de Geita en 2005.

L'exploitation aurifère est récente en Tanzanie et se partage entre deux modes très différents d'exploitation. D'une part ont été creusées plusieurs grandes mines, celles de North Mara (en), Bulyanhulu, Buzwagi et Geita, toutes exploitées par Acacia Mining (en), soit à ciel ouvert soit par un réseau de galeries souterraines. D'autre part ont été creusés de nombreux puits artisanaux dont la production est très faible et les risques très importants.

Dans un cas comme dans l'autre l'extraction pose de gros problèmes environnementaux.

Les mines d'or sont concentrées dans l'ouest du pays, depuis la frontière avec le Kenya et le pourtour du lac Victoria, jusqu'à la frontière zambienne[1].

Historique

En 1998, l'entreprise australienne Resolute Mining commence l'exploitation de la mine de Golden Pride (en), d'où elle tire environ 2,2 millions d'onces d'or, ou un peu plus de soixante tonnes. Cette production nécessite l'extraction d'un volume d'environ 78 millions de mètres cubes, dont 66 millions de terres stériles et douze millions de tonnes de résidus pollués. La fosse correspondante mesure 2 850 mètres de longueur, 720 mètres de largeur maximale et 252 mètres de profondeur maximale[2].

En 2002, Acacia Mining (en) commence à exploiter la mine d'or de North Mara (en). Entre 2002 et 2018 sont extraites plus de deux millions d'onces d'or, soit plus de 57 tonnes ; à cette dernière date, les réserves exploitables  prouvées et probables  de la mine sont estimées à neuf années de production[3].

Rôle économique

La Tanzanie export à la fin des années 2010 environ 33 tonnes annuelles d'or, ce qui représente 1,5 milliard de dollars, dont vingt tonnes produites par le secteur artisanal[4]. Cela fait de la Tanzanie le quatrième producteur d'or africain en 2018[1],[5]. Acacia Mining estime avoir injecté en quinze ans deux milliards et demi de dollars dans l'économie tanzanienne, soit deux pour cent du produit intérieur brut, principalement en « projets d'infrastructure […] pour améliorer les réseaux routiers, l'accès à l'électricité et l'accès à l'eau potable ». Les ouvriers des mines gagnent en moyenne dix fois le salaire moyen tanzanien, toujours selon l'entreprise, qui affirme que chaque emploi minier crée onze emplois indirects[3].

La licence d'exploitation d'un site minier est fixée autour de 44 dollars environ ; ce montant relativement bas, conçu pour lutter contre l'exploitation illégale et le marché noir, est cependant trop élevé pour de nombreux petits exploitants. En revanche, il a permis à l'État tanzanien de récolter des subsides conséquents. En vingt ans, de 2000 à 2019, 29 000 licences minières sont vendues, dont trois mille rien qu'entre le et le [4].

Les mineurs artisanaux, illégaux ou déclarés, sont généralement dans la misère. La classe sociale qui s'est en revanche développée est celle des courtiers et négociants, au nombre d'environ cinquante mille, qui sont à la fois propriétaires des installations de traitement, mais aussi créanciers des mineurs et même fournisseurs de nourriture[4].

Impact environnemental et social

Notes et références

Voir aussi

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