Expédition de Thénia (1871)

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Date
Issue Victoire française
Expédition de Thénia
Description de cette image, également commentée ci-après
Expédition de Thénia au printemps 1871.
Informations générales
Date
Lieu Thénia, Algérie
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France Zouaouas
Commandants
Drapeau de la France Louis Henri
Drapeau de la France Lallemand
Drapeau de la France Fourchault
Drapeau de la France Faussemagne
Drapeau de la France Cérez
Drapeau de la France Lucas
Cheikh El Mokrani
Forces en présence
3 000 hommes d'infanterie 2 000 résistants et cavaliers

Conquête de l'Algérie par la France - Révolte de Mokrani

Coordonnées 36° 44′ 05″ nord, 3° 34′ 46″ est
Géolocalisation sur la carte : Algérie
(Voir situation sur carte : Algérie)
Expédition de Thénia

L’expédition de Thénia de 1871, durant la conquête de l'Algérie par la France et la révolte de Mokrani oppose, en avril et , les troupes françaises commandées par le général Lallemand aux troupes des Zouaouas de Cheikh El Mokrani à Thénia[1].

Après que les rebelles algériens aient pris le contrôle de Palestro le après la bataille de Palestro, ils voulaient conquérir la vallée de la Mitidja et la ville d'Alger[2]. Pour y parvenir, les troupes de Cheikh El Mokrani doivent contourner la région de Réghaïa par la Basse Kabylie, alors que le printemps 1871 a commencé et que l'Oued Isser est en crue[3].

Les émeutiers algériens remontèrent de Palestro vers le nord-est, loin des garnisons et bivouacs français à partir du , pour atteindre après trois jours la colonie française de Laazib Zamoum le où ils allumèrent des feux de bois tout autour de ce bourgeon de ville française[4]. Les colons et soldats français ont commencé après la bataille de Laazib Zamoum à fuir la plaine des Issers vers Alger, mais les insurgés algériens les ont poursuivis vers Bordj Menaïel qui a été incendié lors de la bataille de Bordj Ménaïel, et de même lors de la bataille des Issers[5].

Colonie du Col des Beni Aïcha

Depuis le l'expédition du 17 mai 1837, le colonel Maximilien Joseph Schauenburg et ses soldats français lors de l'expédition du col des Beni Aïcha ont compris que le contrôle de la région du col des Beni Aïcha était crucial pour la pacification de l'est de l'Algérois et de la Kabylie[6]. Plusieurs batailles se succèdent dans cette région jusqu'en 1857 où la Kabylie est pacifiée et le processus de colonisation humaine et agricole commence sur les terres séquestrées et spoliées des indigènes[3]. Ainsi en , le colon Paul Just, originaire d'Embrun, dans les Hautes-Alpes, par ordre du gouverneur général Patrice de Mac Mahon, arrive sur le col des Beni Aïcha escorté d'une garnison militaire pour fonder une concession agricole. Suivi par plusieurs autres colons, Paul Just a construit des maisons en bois pour fonder la nouvelle colonie, d'où le nom « Village en Bois »[7].

La colonie du Col des Beni Aïcha devient rapidement une diligence, et un café y est ouvert ainsi qu'une chapelle en bois et une distillerie. Le village colonial évolua donc lentement de 1860 jusqu'en 1871 où les Pieds-noirs vivaient du maigre produit de la terre et de l'arrêt des voyageurs au stade de la diligence. Dans son ouvrage publié en 1872, Histoire de l'insurrection de 1871 en Algérie, Eugène Beauvois décrit le Col des Beni Aïcha : « Le village du Col se compose d'une dizaine de maisons, dont la plus belle est la caserne de gendarmerie ; les autres étaient habitées par un médecin, des marchands et des aubergistes. Entouré de bonnes terres et à proximité des eaux courantes, ce centre de colonisation est destiné à prendre un grand accroissement[8]. »

Déroulements

Notes et références

Liens externes

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