Naufrage de Dellys

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Date
Issue Victoire algérienne
Naufrage de Dellys
Description de cette image, également commentée ci-après
Naufrage des bricks "Aventure" et "Silène" sur les côtes algériennes, le 15 mai 1830 (Gravure) par un artiste inconnu, trouvée dans Histoire des naufrages par Alfred Driou (1810 – 1880).
Informations générales
Date
Lieu Dellys, Régence d'Alger
Issue Victoire algérienne
Belligérants
Deylicat d'Alger Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Commandants
Hussein Dey
Ibrahim Agha
Armand Joseph Bruat
Félix-Ariel d'Assigny
Pertes
Aucune connue ~20 morts
~80 prisonniers des marins français

Conquête de l'Algérie par la France

Coordonnées 36° 54′ 48″ nord, 3° 54′ 51″ est
Géolocalisation sur la carte : Algérie
(Voir situation sur carte : Algérie)
Naufrage de Dellys

Le Naufrage de Dellys a lieu le , au début de la campagne française contre la Régence d'Alger. Deux bricks de la marine de guerre française, l’Aventure et le Silène, s’échouent accidentellement au large de Dellys lors d’une tempête alors qu’ils participent au "blocus naval d’Alger" précédant l’expédition d’Alger ordonnée par Charles X[1],[2].

À la suite de l’affaire de l’éventail entre Hussein Dey et le consul français Pierre Deval en 1827, la France avait imposé un blocus naval contre Alger pour contraindre la Régence ottomane à présenter des excuses et des réparations. Vers le printemps 1830, ce blocus avait été intensifié dans la perspective d’une expédition militaire qui culminerait avec le débarquement à Sidi Ferruch et la prise d’Alger en .

Les bricks l’Aventure, commandé par le lieutenant Félix-Ariel d'Assigny, et le Silène, commandé par le lieutenant Armand Joseph Bruat, faisaient partie de cette flotte de blocus près des côtes nord-algériennes lorsque les deux bâtiments sont surpris par une violente tempête près du cap Bengut, à proximité de Dellys, dans la matinée du .

Naufrage et capture

Les intempéries dispersent les deux bricks alors qu’ils naviguent de conserve dans une nuit agitée. Incapables de se regrouper et de reprendre la mer, les équipages s’échouent sur la côte rocheuse près de l’embouchure de l’Oued Isser. Les commandants reconnaissent qu’il est impossible de relever les navires et organisent le débarquement des équipages.

Les survivants tentent ensuite de gagner Alger en suivant la côte, espérant lier contact avec l’avant-garde française ou être recueillis par leurs propres forces. Cependant, ils sont interceptés par des groupes armés de Kabyles appartenant notamment aux tribus des Issers et des Amraoua. Les Français sont capturés et certains massacrés lors de l’affrontement[3].

Selon les comptes rendus historiques disponibles, environ "vingt marins furent tués" et approximativement "quatre-vingts autres capturés" par les forces locales, qui les conduisirent ensuite vers Alger. Parmi les prisonniers figurent les deux officiers, Bruat et d’Assigny, ainsi que d’autres membres d’équipage. Le convoi de captifs est escorté jusqu’à la capitale de la Régence, où ils sont présentés à la Casbah et emprisonnés sous l’autorité d’Ibrahim Agha et du Dey d’Alger[4].

Conséquences

Le naufrage et la capture des équipages ont un "impact symbolique et politique" sur le climat déjà tendu entre la France et la Régence d’Alger. Sur le plan militaire, la perte de ces deux bricks ne ralentit pas l’expédition française, qui reprend sa progression vers Alger et réussit à prendre la ville quelques semaines plus tard, le .

Le sort des marins français capturés fait l’objet de récits ultérieurs et sert aussi de justification supplémentaire à l’opinion publique française en faveur de l’intervention, en accentuant la perception d’une hostilité et d’un danger croissants sur les côtes régenciennes.

Sources et témoignages

Les détails du naufrage sont notamment connus par des "rapports officiels des Annales maritimes et coloniales" ainsi que par des récits de marins survivants mentionnés dans des collections d’histoire de la marine française du XIXe siècle. Des études historiques plus récentes replacent l’événement dans le cadre de la "politique offensive française contre la Régence d’Alger" et du blocus qui précéda l’invasion de [5].

Voir aussi

Références

Bibliographie

Liens externes

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