Fabien Gay
homme politique français
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Fabien Gay, né le à Bordeaux, est un militant et homme politique français. Membre du Parti communiste français, il est sénateur de la Seine-Saint-Denis depuis 2017, et directeur du journal L'Humanité depuis 2021.
| Fabien Gay | |
Fabien Gay en 2019. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Directeur de L’Humanité | |
| En fonction depuis le (4 ans, 5 mois et 14 jours) |
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| Prédécesseur | Patrick Le Hyaric |
| Vice-président de la commission des Affaires économiques au Sénat | |
| En fonction depuis le (5 ans, 5 mois et 8 jours) |
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| Élection | 7 octobre 2020 |
| Réélection | 5 octobre 2023 |
| Président | Sophie Primas Dominique Estrosi Sassone |
| Sénateur français | |
| En fonction depuis le (8 ans, 5 mois et 14 jours) |
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| Élection | 24 septembre 2017 |
| Réélection | 24 septembre 2023 |
| Circonscription | Seine-Saint-Denis |
| Groupe politique | CRCE (2017-2023) CRCE-K (depuis 2023) |
| Conseiller municipal du Blanc-Mesnil | |
| En fonction depuis le (11 ans, 11 mois et 11 jours) |
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| Élection | 30 mars 2014 |
| Réélection | 15 mars 2020 |
| Maire | Thierry Meignen Jean-Philippe Ranquet |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bordeaux (Gironde) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PCF |
| Diplômé de | Université Bordeaux-Montaigne |
| Profession | Directeur événementiel Journaliste |
| Site web | fabien-gay.fr |
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Biographie
Né dans le quartier populaire de Bacalan à Bordeaux, Fabien Gay est issu d’une famille ouvrière. Ses parents sont ouvriers métallurgistes et travaillent dans l'usine Saft, qui, à Bordeaux, produisait des batteries[1]. Tous deux sont syndicalistes, affiliés à la CGT, et communistes. Son père est pendant près de vingt ans un des responsables de l'Union départementale CGT de Gironde et membre du bureau national des métallos.
Fabien Gay obtient en 2002 un baccalauréat économique et social[1]. Il suit ensuite les cours de l'université Bordeaux III, où il passe une licence d'histoire, puis un master en histoire politique et contemporaine ; le mémoire qu'il y soutient porte sur « Le Parti communiste en Gironde de 1956 à 1972 ». Pendant ces études, il pourvoit à ses besoins matériels en occupant divers « petits emplois » comme serveur, animateur, ouvrier agricole, soutien scolaire.
Après trois ans de judo au club de Bacalan, il devient joueur et éducateur de rugby dans son club de toujours, l'US Bouscat rugby pendant dix-sept ans.
En 2011, il « monte à Paris » et s'installe au Blanc-Mesnil[1]. Au mouvement jeunes communistes de France (MJCF), il est « responsable national à la vie des départements » de 2010 à 2013. Il prend en charge la campagne pour la libération de Salah Hamouri[Quand ?].
En 2014, il rejoint l'équipe de Patrick Le Hyaric, qui dirige le journal L'Humanité[2]. En 2015, il devient le directeur de la Fête de l'Humanité[3],[4], responsabilité qu'il exerce jusqu’à sa démission en septembre 2017 après son entrée au Sénat[5]. Sept ans après avoir rejoint Patrick Le Hyaric à L'Humanité, il lui succède le comme directeur du journal[6].
Parcours politique
Débuts
Alors qu’il est encore étudiant, il s'engage politiquement à l’âge de 21 ans en adhérant au Mouvement jeunes communistes de France. Ses premiers combats d’importance en tant que militant ont lieu en 2005 pour le « NON » au référendum sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe puis en 2006, en opposition au projet de loi instituant en France le contrat première embauche (CPE), porté alors par le gouvernement de Dominique de Villepin.
Il devient Secrétaire départemental de la fédération du MJCF Gironde de 2007 à 2009[7]. Il intègre également en 2007 le bureau départemental du PCF en Gironde[7].
En Gironde, il est plusieurs fois candidat suppléant aux élections législatives en 2007 ainsi qu'aux élections cantonales de 2008. Il figure sur la liste lors des élections régionales de 2010 en Aquitaine, et se présente ensuite comme titulaire lors des cantonales de 2011 dans le canton de Cenon[8].
En mai 2010, il intègre la coordination nationale du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF)[9] et devient coordinateur national à l'organisation. Il occupe cette responsabilité jusqu'à décembre 2013. Entre-temps, il est élu en novembre 2013, secrétaire de la section PCF du Blanc-Mesnil.
Lors des élections municipales 2014, figurant en neuvième position, il est élu conseiller municipal du Blanc-Mesnil[10],[11], Il est réélu en 2020 en troisième position[12].
Sénateur de Seine-Saint-Denis
Aux élections sénatoriales de 2017, il est élu sénateur de la Seine-Saint-Denis[13], à 33 ans, en même temps qu'Éliane Assassi qui conduisait la liste « La Seine-Saint-Denis en commun - Résister, proposer, agir »[14]. Il s'inscrit dans le groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste.
Au Sénat, il est nommé membre de la commission des affaires économiques à partir du et vice-président de la Délégation sénatoriale aux entreprises le [15].
Le 13 décembre 2017, il devient membre titulaire du Conseil national de l'information statistique (CNIS)[16] et, le 29 novembre de la même année, vice-président de la mission d'information sur Alstom et la stratégie industrielle du pays.
Il a publié deux rapports. Le premier, sur les faux steaks livrés aux associations dans le cadre du fonds européen d'aide aux plus démunis (FEAD) publié en juillet 2019 qui a eu un certain écho[17],[18],[19],[20],[21],[22],[23]. Il y pointe une triple responsabilité de l’État, relativement aux contrôles des produits, à la rédaction du cahier des charges et à la gestion de la crise. Six mois après, il obtient dans le budget 2020 le remboursement à hauteur d’un million d’euros aux quatre associations que sont le Secours Populaire, les Restos du cœur, la Croix Rouge et les Banques Alimentaires.
Il co-rédige un rapport pendant le confinement sur le suivi des actions économiques en direction des PME, commerce et artisans, et y plaide en faveur de davantage d'aides aux PME[24],[25].
Au sein de la commission économique, au sein de laquelle il en devient le vice président depuis le [26], réélu le [27], il s’occupe particulièrement des dossiers sur l’industrie et la politique énergétique, mais aussi certains relatifs à l'écologie. Fabien Gay est l’auteur d’une proposition de loi pour interdire le cyanure dans l’extraction minière[28],[29]. Opposé au CETA[30], il est à l’origine de son inscription à l'ordre du jour du Sénat pour faire échouer la ratification de cet accord de libre-échange[31]. Il se positionne pour une défense de l’égalité républicaine et des services publics. Il préside également le groupe d'amitié France-Brésil.
Fabien Gay est réélu lors des élections sénatoriales du 24 septembre 2023 avec 17,86% des suffrages exprimés[32].
Le , il cosigne dans L'Humanité une tribune pour défendre la liberté d'informer, ce qui lui vaut d'être inscrit le lendemain sur « la liste des candidats à la balle dans la nuque » du site d'extrême droite Reseau-libre. En , il décide de porter plainte contre ce dernier[33].