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Mouvement jeunes communistes de France

organisation politique de jeunesse du Parti communiste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Mouvement jeunes communistes de France (MJCF), communément appelé JC (initiales de « jeunes communistes »), est une organisation politique de jeunesse, proche du Parti communiste français (PCF). Au sein du MJCF, les étudiants sont organisés dans sa branche étudiante, l'Union des étudiants communistes.

Fondation
1912 (JS)
1920 (FJCF)
1946 (UJRF)
1956 (MJCF)
Scission dans
Jeunesse Communiste (2025)
Faits en bref Fondation, Prédécesseur ...
Mouvement jeunes communistes de France
Le Mouvement jeunes communistes de France à la manifestation du 1er mai 2025 à Tours.
Histoire
Fondation
1912 (JS)
1920 (FJCF)
1946 (UJRF)
1956 (MJCF)
Prédécesseur
Scission dans
Jeunesse Communiste (2025)
Cadre
Type
Forme juridique
Association déclaréeVoir et modifier les données sur Wikidata
Domaine d'activité
Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège
Pays
Organisation
Secrétaire général
Bastien Bonnargent
Branche
Affiliation
Idéologie

Communisme
Anti-impérialisme
Féminisme
Actuel :
Marxisme-léninisme (depuis 2022)[1]
Euroscepticisme[2]
Historique :

Marxisme (depuis 1920)
Marxisme-léninisme (avant les années 1990 et depuis 2022)
Positionnement
Publication
Site web
Identifiants
RNA
SIREN
OpenCorporates
Fermer

Le MJCF s'organise indépendamment du PCF : il décide de ses statuts, de son organisation et de ses dirigeants ainsi que de son orientation. Néanmoins il entretient un dialogue permanent avec lui sur les actions à mener et des orientations à prendre dans une visée transformatrice de la société. Dans les faits, militants du PCF et du MJCF partagent dans la majeure partie des cas les mêmes locaux et réalisent des événements communs.

La jeunesse communiste a été fondée le , à la veille du congrès de Tours, par une transformation des jeunesses socialistes en jeunesses socialistes-communistes et leur adhésion à la IIIe internationale. Par la suite les jeunesses socialistes-communistes prennent le nom de jeunesse communiste (JC).

Le secrétaire général actuel est Bastien Bonargent depuis le . Le mouvement revendique 15 000 adhérents, sur toute la France[3].

Le MJCF édite un journal du nom d'Avant-garde. Il fait partie de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique (FMJD).

Histoire

Origines

Quand s’organise le mouvement ouvrier, dès le XIXe siècle, des organisations de jeunesse se développent en son sein. Comptant fort peu de militants, ces mouvements peinent pourtant à se rassembler et ce n’est qu’en 1912 (soit sept ans après l’unification socialiste ayant donné naissance à la SFIO) qu’une organisation unie voit le jour : les jeunesses socialistes. Déchirés par la Première Guerre mondiale à l’image de leurs aînés de la SFIO, les jeunes socialistes ne font pas tous les mêmes choix : certains optent pour l’union sacrée, d’autres optent pour le refus de la guerre, jugée impérialiste, suivant en cela les socialistes russes (à commencer par Lénine), très isolés au sein de la IIe Internationale.

Après la guerre, l'Internationale ouvrière a beaucoup perdu en considération pour avoir soutenue celle-ci, aux dépens des racines pacifistes du mouvement socialiste, d’autant qu’a émergé en 1917 une voie nouvelle au cœur de la révolution russe : la voie bolchevique. C’est dans cet élan de rupture avec les compromissions passées, de quête de paix et de changement, que se développe en France un courant croissant pour l’adhésion à la IIIe Internationale, l’Internationale communiste.

Naissance et premiers combats (années 1920)

Deux mois avant le congrès de Tours qui vu naître la S.F.I.C., les jeunesses socialistes tiennent leur congrès à l’automne 1920 à Paris et, le 1er novembre. Par 5 443 voix contre 1 958 (et 350 abstentions), les délégués optent pour l’adhésion à l’Internationale communiste des jeunes (soit environ 75 %). Les jeunesses socialistes sont mortes ; les jeunesses socialistes-communistes sont nées – elles prendront le nom de Fédération nationale des jeunesses communistes de France en 1921[4]. Maurice Laporte, dix-neuf ans, en devient le premier dirigeant. À la suite de ce congrès, nombre de jeunes décident de quitter l'organisation pour refonder les jeunesses socialistes et conserver leur place au sein de l'Union internationale des organisations socialistes de la jeunesse.

Logotype officiel de l'Internationale des jeunes communistes dans les années 1920.

En 1923, le gouvernement français de Raymond Poincaré décide d’envahir la Ruhr, en Allemagne. Aussitôt, la jeunesse communiste française entre en contact avec la JC allemande et organise en commun des collages, des distributions de tracts, etc. Le journal de la JC destiné aux jeunes soldats français (Le Conscrit) multiplie les articles incendiaires pour dénoncer la politique d’agression menée par le gouvernement français. Les principaux dirigeants eux-mêmes défilent dans la Ruhr, de Maurice Laporte à Simon Rolland en passant par Gabriel Péri. C’est la plus grande campagne antimilitariste de l’époque. La répression est importante : la direction de la JC est arrêtée (Maurice Laporte, Gabriel Péri, Maurice Tréand, Henri Lozeray, Raymond Guyot…).

En 1925, lors de la guerre du Rif, la province du Rif, au Maroc, entre en sécession pour obtenir son indépendance face aux puissances coloniales, tout d’abord contre le protectorat espagnol puis contre l’intervention franco-espagnole. Abd El-Krim mène la lutte contre les opérations coordonnées entre les états-majors français et espagnols. Le Parti communiste français et la Jeunesse communiste mènent alors une campagne anticoloniale active contre la guerre du Rif diffusant journaux, tracts, chansons et mots d’ordre antimilitaristes. L’essentiel de l’action se déroule en France métropolitaine[5]. L’ampleur de la répression à chacun des pas de la jeune Fédération freine son développement mais, plus profondément, par ses positions radicales et avant-gardistes, la JC, anticolonialiste, anti-impérialiste, est en trop net décalage avec la masse des jeunes. Les effectifs s’effondrent et passent de près de 13 000 en 1924 à 4 000 en 1931[réf. nécessaire].

D'une manière générale, les historiens du communisme français expliquent le recul des effectifs de la Jeunesse communiste par plusieurs facteurs : isolement politique, radicalisation imposée par l’Internationale communiste, faiblesse organisationnelle et difficulté à recruter hors des milieux ouvriers militants[6].

À l’heure du Front populaire (années 1930)

Les années 1930 sont l’occasion d’un tournant important. La Section française de l’Internationale communiste (qui deviendra le PCF en 1937) est dirigée depuis 1930 par Maurice Thorez, jeune homme de trente ans ; ce n’est pas sans conséquences, à terme, sur la JC Par ailleurs, l'extrême droite connaît un essor considérable : Le P.N.F. prend le pouvoir en Italie en 1922 et le N.S.D.A.P. en Allemagne en 1933, terre où les partis ouvriers sont pourtant très forts et de vieille implantation. La France elle-même semble menacée par le fascisme en 1934 lorsque les ligues d’extrême droite se rassemblent et se dirigent contre l’Assemblée nationale. Sous l’impulsion de Maurice Thorez (trouvant un écho auprès du slovaque Eugen Fried et, surtout, du bulgare Georges Dimitrov), le Mouvement communiste international tout entier va se lancer dans un nouveau combat prioritaire : l’antifascisme. Pour mener à bien cet objectif, le rassemblement le plus large s’impose et c’est la logique des Fronts populaires.

Pour ce qui est de la JC, cela se manifeste par le développement d’activités susceptibles de toucher de larges pans de la jeunesse : activités récréatives (ping-pong, pianos, dominos, billard, radio…) ou d’éducation populaire (bibliothèque, sorties de plein-air ou dans des lieux de culture, projections cinématographiques…). Dans le même sens sont créées de nouvelles organisations de jeunesse liées à la JC :

Cet élargissement tous azimuts en ce temps de constitution du Front populaire rencontre un succès allant au-delà de toutes les prévisions : les effectifs sont multipliés par 20 en quatre ans, passant de 4 000 à 80 000 entre 1933 et 1937[réf. souhaitée].

À l’Internationale des jeunes communistes (dirigée à cette époque par celui qui est aussi le secrétaire de la JC française, Raymond Guyot ), des projets de vastes rassemblements sont formés et, pour la France, Raymond Guyot propose aux autres organisations de jeunesse de gauche une fédération unique de la jeunesse. La direction de la SFIO, Léon Blum en tête, l’interdit aux jeunesses socialistes et seule une fraction de la JS rejoindra la JC. Côté Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), tout rapprochement est prohibé par l’encyclique du pape Pie XI Divini Redemptoris. La Fédération unique de la jeunesse ne naît pas mais les organisations de gauche travaillent davantage ensemble et de multiples congrès antifascistes de jeunes se réunissent de par le monde ; la JC y tient toujours une place de choix.

Épreuves de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945)

Après le pacte germano-soviétique (août 1939), le développement de la JC est violemment interrompu. Le gouvernement du radical Daladier interdit toutes les organisations communistes ainsi que leurs journaux par décret le , le PCF et la JC étant accusés de défaitisme et de soutien indirect à l’URSS. La JC continue néanmoins clandestinement la propagande et les actions militantes. Elle est à l'origine de la première action connue de résistance à l'occupation le à Toulouse, lorsqu'un groupe de sept membres ou sympathisants des Jeunesses communistes, composé d’André Delacourtie, Jean Bertand, Yves Bettini, Marcel Clouet, Robert Caussat, Angèle Del Rio, et Angèle Delacourtie, jette des tracts artisanaux à l'aide d'une machine élaborée pour l'occasion sur la foule rassemblée pour la première sortie officielle du maréchal Pétain. Ils furent arrêtés, jugés et condamnés par le tribunal militaire de Toulouse à des peines de prison le 19 mars. Angèle Del Rio, Maria et Pierre Bettini furent internés quelques jours après leur sortie de prison. Pierre mourra quelques mois plus tard des mauvaises conditions d’internement au Camp du Récébédou[7].

La résistance est initialement très fragmentée, géographiquement (zone occupée ou zone libre), structurellement (réseaux et mouvements), politiquement (gaullistes, communistes, réseaux locaux, socialistes, catholiques, etc.). Après 1941 et le début de l'opération Barbarossa, la résistance communiste joue un rôle majeur contre l’occupant nazi, notamment grâce à la structuration des FTP et FTP-MOI. La JC, sous la direction d’André Leroy en zone occupée et de Léo Figuères en « zone libre », mène des combats importants. Un groupe va se distinguer tout particulièrement dans cette lutte antinazie de la JC : les Bataillons de la jeunesse menés par Albert Ouzoulias, 26 ans et le colonel Fabien, 22 ans. Ils commettent plusieurs attentats contre l’armée allemande dont l’attentat contre l’aspirant de Marine Moser à Paris le et celui contre le Feldkommandant de Loire-Inférieure à Nantes le . La recherche historique note néanmoins la faible efficacité militaire initiale de ces attentats, les représailles massives qu'ils provoquent et les débats internes au PCF concernant la lutte armée[8],[9],[10].

Les actions de résistance des JC entrainent une répression brutale. À l’image de l’exécution de Guy Môquet, fusillé avec ses 26 camarades à Châteaubriant, une logique de coopération policière contre les communistes est mise en place par les Allemands et les collaborateurs français, dont un élément est constituée par le Service de police anti-communiste (S.P.A.C.). La répression est forte, malgré une efficacité relative et fluctuante : les Bataillons de la Jeunesse sont démantelés progressivement entre fin 1941 et 1942. Ils sont peu à peu intégrés aux FTP (Francs-Tireurs et Partisans) en 1942[9]. Plus largement, quand la guerre est finie, sur 40 membres du Comité central de la JC, 23 sont morts et parmi les 17 survivants[réf. nécessaire], beaucoup sont dans les camps nazis.

Union de la jeunesse républicaine de France (1946-1956)

De cette période héroïque de la Résistance, la JC sort affaiblie car elle a perdu nombre de cadres au combat mais son écho est allé croissant et, en 1944, elle compte 92 000 membres, le chiffre le plus important jusqu’alors. Pour amplifier encore cette dynamique et construire un grand mouvement de rassemblement des forces juvéniles de la Résistance, la JC, avec l'aide de Maurice Vidal, décide de se fondre dans une nouvelle grande organisation de jeunesse visant au rassemblement le plus large : l’Union de la jeunesse républicaine de France. Assez vite, elle compte 250 000 membres, ce qui fait d’elle la plus grande organisation de jeunesse de l’Histoire de France.

Hyères, 1946, vente d'Avant-Garde par le cercle Guy Moquet de l'UJRF.

Renouant avec les logiques du Front populaire, l’UJRF, sans en rabattre sur les exigences de lutte, se fait pleinement mouvement d’éducation populaire et de distraction : championnats de football, balades en mer, sorties au théâtre, etc.

Parallèlement, les revendications ne faiblissent pas : application aux jeunes du principe « à travail égal, salaire égal », réduction de l’âge du droit de vote et d’éligibilité, etc. Sur ce dernier point, Léo Figuères, dirigeant de l’UJRF et député à l’Assemblée constituante (qui donnera naissance à la IVe république), obtient partiellement gain de cause et réussit à faire baisser l’âge requis pour être élu et pour voter. Sur les abattements de salaire imposés aux jeunes, l’UJRF obtiendra également des avancées au cours de la période, parmi d’autres conquêtes sociales concernant les jeunes. L’UJRF participe également pleinement aux grands mouvements sociaux de l’époque. C’est ainsi qu’à l’automne 1947, Vincent Voulant, jeune membre de l’UJRF, en prenant part au grand mouvement national de mobilisation sociale, perd la vie.

Lors de la guerre d'Indochine, l’UJRF est une composante de la mobilisation qui réunit PCF, syndicats (CGT) et réseaux pacifistes. Outre L’Avant-Garde, ces actions comprennent manifestations, tracts, affiches, papillons distribués dans les rues et dans les casernes. Dans ce cadre, plusieurs militants deviennent des figures publiques de cette opposition. Henri Martin, ancien résistant et membre du Parti communiste français, est arrêté en 1950 pour des activités liées à la propagande antimilitariste au sein de la marine. Son procès donne lieu à une importante campagne de soutien politique et médiatique organisée par les réseaux communistes et leurs alliés. De même, Raymonde Dien est arrêtée en 1950 à la suite de sa participation à une action visant à bloquer le départ d’un train transportant du matériel militaire destiné à l’Indochine. Ces événements sont ensuite largement repris dans les mobilisations politiques opposées à la guerre d’Indochine et contribuent à la visibilité de la contestation communiste dans les années 1950[11],[12].

En 1952, la venue en France du général américain Matthew Ridgway, commandant des forces de l’ONU en Corée, suscite une forte mobilisation des organisations communistes et syndicales, qui organisent plusieurs manifestations dénonçant la guerre de Corée et l’alignement de la France sur la politique américaine. Ces manifestations donnent lieu à des affrontements avec les forces de l’ordre et à des interpellations. À la suite de ces événements, les autorités françaises engagent des poursuites judiciaires contre plusieurs militants et responsables du PCF et des organisations qui lui sont proches, dans un contexte de tensions politiques fortes liées à la guerre froide. Des dirigeants syndicaux et politiques, ainsi que des responsables de la presse communiste, font l’objet d’enquêtes et de condamnations pour des faits liés à l’organisation ou à la participation aux manifestations[11]. Plusieurs dirigeants de l’UJRF, dont Guy Ducoloné, secrétaire général, Louis Baillot, secrétaire de la fédération de Paris, Jean Meunier, rédacteur en chef de L’Avant-Garde ou encore Paul Laurent (futur secrétaire général, en 1955) sont arrêtés et condamnés à des peines de prison dans le cadre de la répression des mobilisations de 1952[réf. nécessaire]. Les actions de contestation menées par ces organisations sont progressivement intégrées à une mémoire militante structurée, notamment autour de figures individuelles devenues symboliques dans l’histoire du mouvement communiste français[11],[13].

Logo de la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique.

Cette période de l’après-guerre est également marquée par la création de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique en pour rassembler toutes les organisations de jeunesse progressistes du monde. Dirigée par des Français (membres de l’UJRF), Guy de Boysson (1945-1950) puis Jacques Denis après 1950, la FMJD mène de nombreuses initiatives importantes parmi lesquelles, tous les ans, l’organisation de la journée internationale contre le colonialisme. Sa principale activité, toutefois, demeure le Festival mondial de la jeunesse et des étudiants. Sa première édition, en 1947, à Prague réunit des dizaines de milliers de participants de par le monde, dont 4 000 jeunes Français (principalement de l’UJRF mais aussi de la CGT ou de la Ligue de l’enseignement). L’organisation de jeunesse française s’illustre le plus souvent par la richesse de sa délégation culturelle : foulards dessinés par Picasso, etc. Les festivals mondiaux sont des événements de très grand retentissement. Le plus grand de ceux-ci fut celui de Berlin, organisé en 1951, rassemblant plus d’un million de jeunes du monde entier. C’est encore à ce jour le plus grand rassemblement de jeunes jamais tenu.

Cette histoire de combats qui est celle de l’UJRF fut aussi celle d’un rapide étiolement du fait d’une contradiction liée à la guerre froide. Assez vite, ses effectifs s’effondrent pour se stabiliser autour de 30 000.

Luttes des années 1956-1962

Toute perspective de large rassemblement sur le modèle de 1945 ou de 1936 semblant fort lointaine, l’UJRF disparaît en 1956 pour laisser la place au Mouvement de la jeunesse communiste de France (MJCF). Il est alors composé de quatre branches :

Cette dernière récupère le journal des étudiants du PCF, Clarté et connaît assez vite un succès notable : c’est de loin la première organisation politique à l’université. Son organe de presse, Clarté, est un outil prestigieux où de grands noms se sont illustrés. Il sert également de support pour l’organisation de rencontres culturelles de haut rang : Aragon, Sartre, Ehrenbourg défilent, parmi d’autres.

À la fin des années 1950, dans le contexte de la guerre froide et du réarmement de la République fédérale d’Allemagne, le MJCF participe aux campagnes menées par le Parti communiste français contre l’intégration de l’Allemagne de l’Ouest dans les structures militaires occidentales, notamment l’OTAN. Ces mobilisations s’inscrivent dans un climat marqué par les débats sur le réarmement allemand, encore fortement influencés par le souvenir de la Seconde Guerre mondiale et de l’occupation nazie. L'appareil d'état ouest-allemand, plus de la moitié des hauts fonctionnaires de justice, et son armée étant constitué de nombreux anciens nazis, parfois même de haut dignitaires, criminels de guerre et criminels contre l'humanité[14],[15]. Parmi les officiers allemands intégrés aux nouvelles structures militaires ouest-allemandes figure Hans Speidel, ancien officier de la Wehrmacht ayant servi comme chef d’état-major du maréchal Rommel pendant la Seconde Guerre mondiale. Après-guerre, Speidel occupe des fonctions importantes au sein des structures militaires liées à l’OTAN. Le PCF et ses organisations de jeunesse dénoncent alors la présence d’anciens officiers allemands dans les dispositifs militaires occidentaux et organisent des campagnes politiques et militantes contre cette réintégration. Le cas de Speidel devient un symbole de cette opposition, notamment dans les milieux communistes et pacifistes français[11],[13],[16],[17],[18].

La guerre d’Algérie constitue un enjeu majeur de la vie politique française dans les années 1954–1962. Dans ce contexte, les organisations proches du Parti communiste français, dont le Mouvement de la jeunesse communiste de France (MJCF), participent aux mobilisations politiques contre la guerre. Elles prennent part à diverses formes d’action militante, notamment la diffusion de tracts, la publication de presse militante et l’organisation de manifestations en France métropolitaine. Parmi les formes de contestation observées au sein du contingent, certains soldats refusent de partir ou expriment leur opposition à la guerre. Ces cas restent toutefois minoritaires et s’inscrivent dans un cadre disciplinaire strict. Le cas d’Alban Liechti, appelé du contingent et militant communiste, est l’un des plus connus : il est sanctionné pour refus d’obéissance et emprisonné, et devient par la suite une figure mobilisée dans les campagnes politiques contre la guerre. Les organisations de jeunesse communiste encouragent principalement les actions de diffusion d’information et de propagande au sein des forces armées, considérées comme des moyens d’influence politique sur les soldats du contingent. Ces pratiques donnent lieu à des poursuites et à des sanctions disciplinaires ou judiciaires dans certains cas[19].

En parallèle, des mobilisations de grande ampleur contre la guerre d’Algérie se développent en France, impliquant des organisations politiques, syndicales et des mouvements associatifs. Parmi ces épisodes, la manifestation du 8 février 1962 à Paris à laquelle participe le MJCF, marquée par une répression policière violente au métro Charonne, fait 9 morts membres de la CGT et du PCF, et plus de 250 blessés parmi les manifestants[19],[20].

Au temps des divisions (les années 1960)

L’unité parmi les communistes n’est pas à l’ordre du jour. La nouveauté, c’est qu’émerge une force décidée à gagner en influence : le trotskisme. Pierre Frank, dirigeant d’un des courants trotskistes (Parti communiste internationaliste), envoie plusieurs jeunes (dont Alain Krivine et son frère jumeau Hubert Krivine) infiltrer, noyauter et prendre la direction de l'Union des étudiants communistes. Du fait de l’autonomie accrue donnée aux organisations de jeunesse par le Parti communiste français conduit par Waldeck Rochet, l'U.E.C. est noyautée assez vite et sans grande difficulté. Elle opte pour des positions différentes de celles du PCF et reprend de plus en plus clairement les mots d'ordre du Parti communiste internationaliste. La dernière phase de l’entrisme arrive à maturité au milieu des années 1960. Sous la conduite de Roland Leroy, l'U.E.C. multiplie les exclusions. Assez vite, les exclus créent la Jeunesse communiste révolutionnaire, qui donnera naissance, peu après, à la Ligue communiste. La JCR, dont les effectifs sont d'environ 350 adhérents en et la LC rassemblent peu d’adhérents et ne peuvent se mesurer à l'UEC « survivante » mais celle-ci est extrêmement fragilisée, pour longtemps.

Dans le même temps, une fois la guerre d'Algérie finie, en 1962, la société de consommation naissante se tourne résolument vers les jeunes[21]. C'est le temps du « yéyé ». Le MJCF cherche à être davantage en phase avec les jeunes. Dès le milieu des années 1950, la JC avait décidé d'impulser une réorientation « dans le sens des loisirs »[22] : à la suite du 5e congrès de l'UJRF (avril 1955), L'Avant-garde[23] avait adopté une nouvelle mouture en devant « le magazine des jeunes ». En 1958, le journal et l'Humanité avaient créé les « Relais de la chanson française », sur le modèle des crochets radiophoniques, et qui devaient promouvoir de jeunes chanteurs français, contre la vogue des reprises étrangères[24]. De même, la programmation des fêtes s'ouvre à de nouvelles esthétiques[25].

Avec l'essor de la culture yéyé, le MJCF lance un magazine calqué sur le géant commercial vendu à plus d’un million d’exemplaires (Salut les copains), ce sera Nous les garçons et les filles[26] (dont le titre est inspiré de celui de la chanson de Françoise Hardy Tous les garçons et les filles)[27]. Le premier numéro de N.G.F. sortira des presses : Jean-Paul Belmondo est à la une, avant Claude François, Richard Anthony ou Johnny Hallyday. Cette ligne de conquête des jeunes sur une base de culture de consommation connaît les premiers mois un certain succès parmi les jeunes (près de 60 000 exemplaires pour le numéro d’été)[28], mais guère parmi les jeunes communistes qui ne disposent plus de leur journal de combat, L'Avant-garde.

L’absence d’un journal politique, l’extrême faiblesse de l’UEC, la force médiatique des exclus plus anticommunistes, tout concourt à compliquer la tâche du MJCF pour Mai 68. Néanmoins, les jeunes communistes s’activent : dans les usines, dans les lycées, les universités. Ils font reparaître un numéro exceptionnel d'Avant-Garde, se battent pour des augmentations de salaires, de nouveaux droits pour les salariés.

Recompositions des années 1970

Dans les années 1960 et 1970, plusieurs organisations politiques, syndicales et étudiantes participent aux mobilisations contre la guerre du Vietnam, notamment des groupes de gauche radicale, des organisations étudiantes, ainsi que le Parti communiste français et ses organisations de jeunesse, dont le MJCF. Le MJCF organise des actions de propagande, de meetings et des manifestations contre la guerre. Ces mobilisations s’inscrivent dans un contexte de concurrence politique à gauche, marqué par l’émergence de mouvements dits « gauchistes » à partir de la fin des années 1960. Les manifestations contre la guerre du Vietnam rassemblent parfois des effectifs importants dans les grandes villes françaises, notamment à Paris, les chiffres de participation variant selon les sources et les organisations organisatrices[29],[13].

Le MJCF tout entier ne survit pas à l’après-68. Nous les garçons et les filles ne s’en relève pas (et L’Avant-Garde ressuscite). L’Union des jeunes filles de France disparaît elle aussi en 1974. Créée en 1936 par Danielle Casanova, elle s’était fondue dans l’UJRF en 1945 avant d’être recréée en 1946 sous la houlette de Madeleine Vincent. L’idée était simple et s’organisait autour de trois points.

  1. Les jeunes femmes ont des revendications particulières à défendre et les cercles mixtes tendent à les écraser au profit des revendications masculines ou mixtes. Une organisation à part permet de mener ces luttes, pleinement légitimes.
  2. Beaucoup de parents refusent que leurs jeunes filles fréquentent de jeunes hommes dans une organisation. Une UJFF permet de ne pas couper ces jeunes femmes du militantisme et de la lutte pour l’émancipation[30].
  3. La société actuelle ne se charge guère de former des cadres féminins. Or, les communistes croient nécessaire et impérative la présence de femmes à tous les niveaux de direction. Une organisation spécifique permet l’émergence de dirigeantes.

Toutefois, dans les années 1970, à l’heure où le féminisme se développe tout particulièrement[31], ces arguments se brisent sur l’idée que la non-mixité est une vieillerie au mieux obsolète, au pire réactionnaire. Janine Jambu et d’autres dirigeantes de l’UJFF mènent donc à bien sa dissolution. Les adhérentes rejoignent l’UJCF.

Les années 1970 sont marquées pour le Mouvement communiste français par le déploiement de la tactique du « programme commun » initiée par Waldeck Rochet et mise en œuvre, à partir de 1972, par Georges Marchais. Les jeunes communistes s’inscrivent dans cette tactique et appuient la démarche. Le Festival national qu’ils organisent en 1975 au Parc des expositions de la porte de Versailles est clairement placé sous ce signe : « Avec les communistes pour que change la vie ».

Années 1980

Dans les années 1980, l’heure est plutôt au désenchantement pour les communistes : 1983, c’est le tournant libéral du PS ; 1984, c’est le retrait des communistes du gouvernement ; 1988, c’est « l’ouverture à droite », François Mitterrand ne prend aucun ministre communiste mais des ministres de droite. Les pays socialistes voient leur image se détériorer.

Manifestation des jeunes communistes, en soutien à Mandela, emprisonné en Afrique du Sud.

Les jeunes communistes s'engagent notamment contre les Travaux d’utilité collective (TUC) et autres Contrats emploi solidarité (CES), en 1986, contre le projet de loi Devaquet. La JC est de tous ces combats et semble connaître un grand essor au point d’approcher les 100 000 adhérents[réf. nécessaire].

Dans le même temps, la JC mène campagne contre l’apartheid et pour la libération de Nelson Mandela, dirigeant de l’A.N.C. (le Congrès national africain, parti historiquement proche du Mouvement communiste international) notamment dans les colonnes de L’Avant-Garde, dans les rues des villes – ils sont 60 000 en 1986 autour du Musée national d’art moderne Georges-Pompidou[réf. nécessaire], sur des T-shirts et même sur des vinyles édités pour l’occasion.

Sous l’impulsion de Jacques Perreux, alors secrétaire général du MJCF, le mouvement s’investit pleinement dans ces luttes internationalistes et anti-racistes et va jusqu’à changer de logo : ce sera un pied (souvent mi-blanc mi-noir), symbole de l’universelle humanité.

Après la chute, de la « mutation » au renouveau (années 1990-2000)

Les années 1990 sont de nouvelles années difficiles pour le mouvement communiste français et, tout particulièrement la JC. Après l’effondrement des pays socialistes d’Europe centrale et orientale, l’idée même de communisme est lourdement affaiblie et la JC perd beaucoup de son pouvoir d’attraction. Par ailleurs, en 1994, le Mouvement communiste français choisit de marquer nettement une rupture par rapport à la période antérieure, c’est la « mutation » menée par Robert Hue à la tête du PCF et Pierre Zarka à la direction de L’Humanité.

Le MJCF change lui aussi : en 1998 est décidé de créer trois réseaux largement autonomes destinés à structurer la JC au niveau national, fédéral et local  réseau antiprécarité, chaîne humaine, solidarité internationale. Cependant, si le MJCF organise une mutation à sa manière, il ne suit pas exactement la même voie que le Parti communiste. Les tensions entre MJCF et PCF se développent.

Les années 2000 apporteront un certain renouveau. Le congrès d’étape du MJCF de 2002 est un moment clé : élection d’un nouveau secrétaire général, adoption d’un nouveau logo, élaboration d’une nouvelle structuration (fin des réseaux). La JC se redéploie dans nombre de villes et de villages, de quartiers et de régions qu’elle avait dû déserter. La mobilisation contre Le Pen (2002), la guerre d'Irak (2003), la réforme Fillon des lycées (2005) le C.P.E. (2006) ou la L.R.U. (2007) ou en faveur de la Palestine et de la libération de Salah Hamouri sont l’occasion d’un renforcement. Les liens se resserrant avec le PCF, les jeunes communistes disposent de davantage de moyens pour mener à bien leur lutte.

Années 2010-2020

Les années 2010 semblent en continuité avec le renouveau de la décennie précédente. La campagne du Front de gauche et de son candidat commun Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2012 est un succès et une nouvelle occasion de structuration et de visibilité pour l'organisation.[réf. nécessaire]

Manifestation anti-précarité des Jeunes communistes d'avril 2015.

Fin 2014, le mouvement revendique 15 000 adhérents et met le « cap vers les 20 000 » pour 2017. Le mouvement communiste se reconstruit alors lentement, le Parti communiste français augmente lui aussi son nombre d’adhérents chaque année. Bien que leurs liens se multiplient depuis le départ de Robert Hue, le congrès des jeunes communistes de entérine une ligne révolutionnaire plus poussée que celle du PCF. Le MJCF veut la rupture avec l'Union européenne[32][source insuffisante] et le socialisme comme phase de transition vers le communisme est réaffirmé comme objectif[33][source insuffisante]. Un travail de refondation progressif de l'organisation est mis en place et un logo modernisé est adopté par le Conseil national. Son attitude critique de l'Union européenne, désormais vue comme une « institution autoritaire au service des puissants »[34][source insuffisante], s'intensifie avec la situation de la crise grecque. Dans le même temps, le MJCF combat la politique menée par le gouvernement Valls, incarnée par la « loi Macron », ainsi que sa politique migratoire et sécuritaire. Depuis le printemps 2015, le MJCF mène la campagne « Relève la tête » visant à remettre les jeunes des classes populaires à l'offensive. Celle-ci regroupe alors aussi bien des campagnes contre le contrôle au faciès que pour des tarifications moins chères dans les transports.

Le début de l'année 2016 est marqué par l'annonce du projet de loi travail de la ministre Myriam El Khomri à l'origine d'un mouvement social d'ampleur ou les jeunes et les étudiants prennent une place de premier choix.

Début 2018 puis à nouveau en , le Mouvement des Jeunes communistes de France est secoué par une série d'accusations d'agressions sexuelles et de viols[35],[36]. La direction du MJCF se défend d'avoir protégé des partisans ou d'avoir caché des affaires. Le Parti communiste annonce, par le biais de son nouveau premier secrétaire Fabien Roussel, qu'il y aura des sanctions contre les agresseurs après les nombreuses révélations effectuées par des militantes qui ont confié avoir été victimes d'agressions sexuelles[36]. Le , les deux organisations annoncent avoir exclu quatre membres du PCF et du MJCF, tandis que cinq autres sont suspendus[37].

Banderole du MJCF lors d'une manifestation de la Journée internationale des femmes, le .

Depuis 2020

Après son 43ᵉ congrès tenu en , le MJCF se définit à nouveau officiellement comme un mouvement marxiste-léniniste.

Depuis , la JC mène une campagne pour la création d'emplois pour la jeunesse en France[38] et milite en soutien à la Palestine contre le génocide à Gaza et pour la reconnaissance d'un état palestinien dans le contexte de la guerre en Palestine[réf. souhaitée].

Organisation

Fonctionnement local

Au niveau local, le MJCF s'organise en Union de groupe, qui est constituée des adhérents d'un ou plusieurs lieux. L'Union de groupes est le lieu de souveraineté. Elle se réunit en assemblée locale le plus souvent possible, discute en fonction de l’actualité, des enjeux politiques locaux, et des besoins de l’organisation de ses adhérents et prend ses décisions démocratiquement. L'assemblée locale se dote, et favorise la création, d'autant de groupes et de collectifs qu'elle le souhaite pour développer l'activité et l'intervention des jeunes communistes. Le groupe rassemble les adhérents d'un même quartier, d'un même lycée, d'une même entreprise, d'un même centre d'apprentissage, d’un foyer jeune travailleur, d'un même village, etc. Son but est de développer l'activité, la rencontre, la réflexion, l'intervention des jeunes communistes sur un même lieu. Le collectif rassemble les jeunes communistes d'une même ville, des étudiants communistes d'une même université sur une thématique permanente ou ponctuelle. Son but est de développer la rencontre, la réflexion, l'intervention, l'activité des jeunes et étudiants communistes sur cette thématique[3],[39].

Illustration partielle de l'organisation interne du Mouvement Jeunes Communistes de France.

Les Unions de groupes d'un même département se regroupent au sein d'une fédération. Elle veille à l'information et à la participation des adhérents isolés et au développement de nouvelles Unions de groupes. Elle travaille à l'échange d'expériences entre les Unions de groupes, avec les secteurs UEC du département à la construction d'initiatives départementales et au partage des orientations en se dotant d'un Conseil départemental. La fédération peut aider au regroupement des Unions de groupes quand l'engagement et l'activité des jeunes communistes le nécessitent pour faire grandir le rapport de force départemental et garantir un fonctionnement plus cohérent de la fédération[3],[39]. En 2019, le MJCF compte 77 fédérations et est présent sur l'ensemble des régions de France[40].

Direction nationale

Le congrès national du mouvement convoqué par le conseil national se réunit tous les 3 ans et est la plus haute instance du MJCF ; il est le lieu privilégié d'exercice de la souveraineté. Un congrès extraordinaire peut cependant être convoqué par l'Assemblée nationale des animateurs, le Conseil national ou par la majorité des conseils départementaux. Le conseil national détermine alors le nombre de délégués au congrès sur la base d'au moins un par fédération puis le nombre restant de délégués proportionnellement au nombre d'adhérents. Le congrès décide des orientations du mouvement et élit le conseil national[3].

L'assemblée nationale des animateurs (ANA) est convoquée par le conseil national en fonction de l'actualité politique et de celle du MJCF. Se réunissant une fois par an minimum (depuis le congrès national de auparavant il y en avait au minimum deux par an), elle est la plus haute instance du MJCF entre deux congrès. Elle est un moment de rencontre, de construction collective, de définition commune d'objectifs, dans le cadre des orientations du congrès, et sur la base de l'activité dans les unions de ville. Elle permet de faire des bilans, de construire des initiatives et campagnes nationales, d'approfondir des thématiques. Elle se réunit au moins une fois par an. L'ANA peut renouveler le conseil national une fois par an afin de prendre en compte les évolutions du Mouvement. Elle le fait dans la limite de 30 % de son effectif.

Le conseil national (CN) est l'organe de direction entre le congrès et l'ANA. Il se réunit plusieurs fois par an. C'est un lieu d'échange sur la base de l'activité des jeunes communistes. Il anime l'activité des jeunes communistes, il fait vivre les orientations du congrès, les décisions de l'ANA. Il échange et prend des décisions en fonction de l'actualité. Il est chargé de l'aide aux fédérations. Chaque membre du conseil national doit rendre compte des débats et décisions. Tous les animateurs du mouvement reçoivent un bulletin de décision du CN. Il se dote d'autant de collectifs, réseaux, commissions qu'il juge utiles pour l'activité des jeunes communistes. Le CN élit la coordination nationale. La coordination nationale est chargée du bon fonctionnement du CN. Enfin, le conseil national élit le ou la secrétaire général-e du mouvement.

L'UEC, la branche étudiante du MJCF

Les étudiants sont organisés dans l'Union des étudiants communistes. L'UEC est une branche sectorielle adaptée aux enjeux propres à l'enseignement supérieur et aux luttes qui s'y développent, animée par le Collectif National[3].

Au niveau local, l'UEC est organisé en secteurs, rassemblant un ou plusieurs lieux d'enseignement supérieur[39]. L'assemblée de secteur se dote, et favorise la création, d'autant de cercles et de collectifs qu'elle le souhaite pour développer l'activité et l'intervention des étudiants communistes. Le cercle rassemble les étudiants communistes d'un même UFR, cité-U, IUT, institut, filière, etc. Son but est de développer la rencontre, la réflexion, l'intervention, l'activité des étudiants communistes sur un même lieu. Un collectif étudiant, sur le modèle de tout collectif de jeunes communistes, rassemble des étudiants communistes d'un même secteur sur une thématique permanente ou ponctuelle. Son but est de développer la rencontre, la réflexion, l'intervention, l'activité des étudiants communistes sur cette thématique.

Logo de l'UEC en 2015.

L'UEC (parfois la JC elle-même) est implantée dans un nombre important d'universités : Aix-Marseille, Albi, Angers, Artois, Bordeaux, Bordeaux Montaigne, Bretagne-Occidentale, Clermont-Auvergne, Grenoble-Alpes, Limoges, Lyon, Orléans, Montpellier, Montpellier Paul-Valéry, Panthéon-Sorbonne, Université Paris-Saclay, Paris 8, Rennes, Rouen-Normandie, Strasbourg, Sorbonne-Nouvelle, Sorbonne Université, Toulouse, Toulouse-Capitole, Tours, Versailles. L'UEC compte des cercles et des secteurs dans l'ensemble des IEP.

Le Collectif National de l'UEC est constitué des responsables élus lors de la séance étudiante du congrès national. Il impulse l'activité des étudiants communistes dans l'ensemble des lieux de l'enseignement supérieur. Il fait vivre les orientations du congrès et de l’ANA. Il peut être renouvelé tous les ans à l'ANA et est élu par l'ensemble des délégations de secteurs présentes à l'ANA. Le Collectif National de l'UEC élit sa coordination nationale et son ou sa secrétaire national-e[3],[41].

Liste des secrétaires généraux

Davantage d’informations Mandat, Nom ...
Secrétaires généraux des Jeunes communistes depuis 1920
Mandat Nom
Fédération des jeunesses communistes de France (1920-1946)
1920-1923 Maurice Laporte
1923-1926 Jacques Doriot
1926-1926 André Ferrat
1926-1928 Henri Barbé
1928-1930 François Billoux
1930-1932 Raymond Guyot
1932-1933 Georges Charrière (Raymond Guyot emprisonné)
1933-1945 Raymond Guyot
Certaines données des lignes précédentes sont encore manquantes ou incertaines.
1940-1942 André Leroy (zone nord de la France)
1941-1944 Léo Figuères (zone sud de la France)
Union de la jeunesse républicaine de France (1946-1956)
1945-1946 Raymond Guyot (président)
1946-1948 André Leroy
1948-1953 Léo Figuères
1953-1955 Guy Ducoloné
1955-1956 Paul Laurent
Mouvement jeunes communistes de France (depuis 1956)
1956-1962 Paul Laurent
1962-1965 Christian Echard
1965-1970 François Hilsum
1970-1973 Roland Favaro
1973-1979 Jean-Michel Catala
1979-1984 Pierre Zarka[42]
1984-1993 Jacques Perreux[43]
1993-1998 Sylvie Vassallo
1998-2002 Christophe Hodé
2002-2005 Jérôme Dulauroy
2005-2008 Cédric Clérin
2008-2012 Pierric Annoot[44]
2012-2016 Nordine Idir[45]
2016-2019 Camille Lainé[46]
2019-2023 Léon Deffontaines[47]
2023-2026 Assan Lakehoul[48]
Depuis 2026 Bastien Bonnargent
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Davantage d’informations Mandat, Nom ...
Secrétaires générales de l'Union des jeunes filles de France (1936-1956)
Mandat Nom
1936-1942Danielle Casanova
Les données postérieures ne sont pas encore connues.
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Liste des congrès du MJCF

Davantage d’informations Liste des congrès des Jeunesses communistes, Numérotation officieuse ...
Liste des congrès des Jeunesses communistes
Numérotation officieuse Date Lieu Liste des congrès selon les organisations précédentes
0 Paris 20e, salle de la Bellevilloise 0 Congrès des Jeunesses socialistes
Ier congrès et Paris 10e, salle de l'Égalitaire FJCF[49]Ier congrès Congrès fondateur de la Fédération des Jeunesses communistes de France (FJCF)
IIe congrès MontluçonIIe congrès
IIIe congrès MarseilleIIIe congrès
IVe congrès ParisIVe congrès
Ve congrès Saint-Denis[50]Ve congrès
VIe congrès - Paris 20e, salle de La Bellevilloise[51]VIe congrès
VIIe congrès - Montigny-en-GohelleVIIe congrès
VIIIe congrès - Ivry-sur-Seine Congrès extraordinaire
IXe congrès - Marseille[52]VIIIe congrès
Xe congrès et ParisIXe congrès
XIe congrès - Issy-les-Moulineaux[53]Xe congrès
XIIe congrès - Paris 5, à la MutualitéXIe congrès Création de l'Union de la jeunesse républicaine de France (UJRF)
XIIIe congrès - Clichy UJRFIer congrès
XIVe congrès - LyonIIe congrès
XVe congrès - GennevilliersIIIe congrès
XVIe congrès - Montreuil-sous-Bois, salle des Fêtes de la mairieIVe congrès
XVIIe congrès - MontrougeVe congrès
XVIIIe congrès - Ivry-sur-Seine MJCFIer congrès Officialisation de la création du Mouvement de la jeunesse communiste de France (MJCF)[54]
XIXe congrès 27 - Gennevilliers IIe congrès Congrès de l'Union des jeunesses communistes de France
XXe congrès - Saint-Denis IIIe congrès Congrès de l'Union des jeunesses communistes de France
XXIe congrès 5 - IIIe congrès Congrès de l'Union des jeunesses communistes de France
XXIIe congrès - Saint-DenisIVe congrès
XXIIIe congrès - Ivry-sur-SeineVe congrès
XXIVe congrès - Saint-Denis, gymnase Auguste-DelauneVIe congrès
XXVe congrès 15 - Montreuil, parc MontreauVIIe congrès
XXVIe congrès - [55] Nanterre, palais des SportsVIIIe congrès
XXVIIe congrès - [56] Saint-DenisIXe congrès Congrès extraordinaire
XXVIIIe congrès 1977 Xe congrès
XXIXe congrès - [57] Vitry-sur-Seine, palais des Sports Maurice-ThorezXIe congrès
XXXe congrès - [58] Ivry-sur-SeineXIIe congrès
XXXIe congrès - PantinXIIIe congrès
XXXIIe congrès - Ivry-sur-SeineXIVe congrès
XXXIIIe congrès - GenneviliersXVe congrès
XXXIVe congrès - Villejuif[59]XVIe congrès
XXXVe congrès - Villejuif[60]XVIIe congrès
XXXVIe congrès - GenneviliersXVIIIe congrès
XXXVIIe congrès - AubervilliersXIXe congrès
XXXVIIIe congrès - AubervilliersXXe congrès
XXXIXe congrès - Ivry-sur-SeineXXIe congrès
XLe congrès - GenneviliersXXIIe congrès
XLIe congrès 18 - Genneviliers XXIIIe congrès
XLIIe congrès 24 - Paris, Colonel Fabien[61] XXIVe congrès
XLIIIe congrès 28 - Villejuif XXVe congrès
XLIVe congrès 11 - 13 avril 2025 Bobigny[62] XXVIe congrès
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Notes et références

Voir aussi

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