Fabien Mandon
militaire français
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Fabien Mandon, né le à Montmorency (Val-d'Oise), est un militaire français.
| Chef d'état-major des armées | |
|---|---|
| depuis le | |
| Chef de l'état-major particulier du président de la République française | |
| - | |
| Chef du cabinet militaire du ministre français des Armées | |
| - | |
| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Fabien André Hervé Mandon |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité |
Officier de force aérienne |
| Arme | |
|---|---|
| Grades militaires |
Lieutenant (- Capitaine (- Commandant (- Lieutenant-colonel (- Colonel (- Général de brigade (- Général de division (- Général de corps d'armée (- Général d'armée (depuis ) |
| Distinctions | Liste détaillée Officier de l'ordre national du Mérite () Commandeur de la Légion d'honneur () Médaille de reconnaissance de la Nation Médaille commémorative française Médaille d'Outre-Mer Médaille de l'OTAN Croix du combattant Médaille de l'Aéronautique Croix de la Valeur militaire Médaille de la Défense nationale Officier de l'ordre national du Lion du Sénégal |
Général d'armée aérienne, il est chef d'état-major des armées depuis le , après avoir été chef de l'état-major particulier du président de la République du au , et chef du cabinet militaire du ministre français des Armées du au .
Biographie
Famille
Fabien Mandon est le fils d'un ingénieur et d'une kinésithérapeute devenue commerçante, il est marié et père de trois enfants[1]. Il intègre l'équipe de jeunes de l'Olympique lyonnais, puis s'oriente vers la préparation des concours des écoles militaires[1]. Il intègre l’École de l'air en 1990 et en sort breveté pilote de chasse en 1994[2].
Carrière militaire
Il rejoint l’École de l’Air en 1990, au sein de la promotion « Lieutenant Poznanski ». Il y obtient son brevet de pilote de chasse. Quatre ans plus tard, en 1994, il est affecté à l’escadron de chasse 3/13 « Alsace », basé à Colmar[3].
De 1994 à 2002, il est affecté à l’escadron de chasse 3/13 Alsace situé sur la base aérienne 132 de Colmar-Meyenheim sur Mirage F1CT[2] où, à partir de 1999, il commande l'escadrille « Colmar »[4].
En 2005, il est affecté à l’escadron de chasse 2/3 Champagne de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, équipé de Mirage 2000D. Il commande cette unité avant de rejoindre le bureau « plans » de l’état-major de l’Armée de l’air en 2008[2].
En tant que pilote de chasse, Fabien Mandon effectue 144 missions de guerre, en particulier au Tchad et en république démocratique du Congo[5].
Fabien Mandon commande la base aérienne 702 d'Avord de 2012 à 2014[6]. Alors chef de la division « cohérence capacitaire » à l’état-major des Armées, il est nommé chef du cabinet militaire du ministre des Armées le [5],[7],[8].
Chef d'état-major particulier du président de la République
En , le journaliste spécialiste des questions de défense Jean-Dominique Merchet indique dans le quotidien L'Opinion que Fabien Mandon « devrait être le prochain chef de l'état-major particulier du président de la République », la nomination devant « prendre effet en mai (2023) »[9]. Fabien Mandon est effectivement nommé à ce poste à compter du , en remplacement de Jean-Philippe Rolland[10],[11]. À la même date, il est élevé aux rang et appellation de général d'armée aérienne[12].
En , le quotidien du Monde fait état de « relations plus que dégradées » entre l'état-major particulier et la cellule diplomatique du président, dirigée par Emmanuel Bonne. Ce dernier menace de démissionner en raison d'une note confidentielle rédigée par Fabien Mandon dont il n'était pas destinataire[13].
Chef d'état-major des armées
Le [14], il est nommé en Conseil des ministres chef d'état-major des armées[15] à compter du suivant[16]. En , dans le contexte de craintes de guerre contre la Russie, il déclare que la France doit « accepter de perdre ses enfants », ce qui provoque une vive émotion[17]. Le gouvernement précise en affirmant que « nos enfants n’iront pas combattre et mourir en Ukraine »[18], mais que cette phrase est destinée à réveiller la nation, face aux risques que représente la Russie à moyen terme (2030).
Grades militaires
Distinctions et honneurs
Décorations françaises
Commandeur de la Légion d'honneur en 2023[27] (officier en 2017[28], chevalier en 2008[29])
Officier de l'ordre national du Mérite en 2014[30]
Croix de la Valeur militaire, avec deux étoiles de bronze
Médaille de l'Aéronautique[31]
Croix du combattant
Médaille d'Outre-Mer avec une agrafe
Médaille de la Défense nationale, échelon argent avec une agrafe
Médaille de reconnaissance de la Nation avec une agrafe
Médaille commémorative française avec deux agrafes
Décorations étrangères
Médaille de l'OTAN
Officier de l'ordre national du Lion du Sénégal
Troisième classe de l'ordre du Mérite (Ukraine)
Déclarations
Sa prise de parole musclée au Congrès des maires de France, le mardi , a déclenché une véritable onde de choc dans l’arène politique. En rappelant que la France devait se préparer à un affrontement potentiel avec la Russie de Vladimir Poutine, le chef d’état-major des Armées a créé un malaise immédiat chez nombre d’élus.
- « Le général a affirmé que le pays devait retrouver une « force d’âme », être prêt à souffrir économiquement et « accepter de perdre ses enfants » si une guerre éclatait. Un discours alarmiste, qui sonnait comme une injonction adressée aux maires : « Il faut en parler dans vos communes », avait-il lancé »[32].
Le projet de loi d'actualisation de la Loi de programmation militaire 2024-2030 présenté mercredi en Conseil des ministres prévoit 36 milliards d'euros supplémentaires pour les Armées en plus des 413 milliards déjà alloués pour la période 2024-2030[33], a plaidé le général Mandon.
« Nous sommes dans une période de danger. Il ne faut pas susciter de l'inquiétude, mais juste de l'éveil parce qu'on a besoin de cet investissement de défense. »
- « La politique de défense au travers des lois de programmation militaire de 1994 à 2030 », sur Vie Publique, (consulté le ).