Fabrice Pannekoucke

From Wikipedia, the free encyclopedia

Élection5 septembre 2024
CoalitionLR-UDI-LC-SL-VIA-LMR (depuis 2021)
PrédécesseurLaurent Wauquiez
Fabrice Pannekoucke
Illustration.
Fabrice Pannekoucke le 29 juillet 2025.
Fonctions
Président du conseil régional
d'Auvergne-Rhône-Alpes
En fonction depuis le
(1 an, 7 mois et 4 jours)
Élection 5 septembre 2024
Coalition LR-UDI-LC-SL-VIA-LMR (depuis 2021)
Prédécesseur Laurent Wauquiez
Conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes
En fonction depuis le
(10 ans, 3 mois et 5 jours)
Élection 13 décembre 2015
Réélection 27 juin 2021
Circonscription Savoie
Président Laurent Wauquiez
Lui-même
Groupe politique LR
Président de la communauté de communes Cœur de Tarentaise
En fonction depuis le
(16 ans, 3 mois et 26 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Création de la communauté de communes
Maire de Moûtiers

(10 ans, 5 mois et 15 jours)
Élection 30 mars 2014
Réélection 15 mars 2020
Prédécesseur Philippe Nivelle
Successeur Chantal Martin
Maire de Saint-Jean-de-Belleville

(13 ans et 16 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
Prédécesseur Antoine Roux-Vollon
Successeur Donatienne Thomas
Biographie
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Malo-les-Bains (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR, UMP, puis LR
Profession Forestier

Fabrice Pannekoucke, né le à Malo-les-Bains (Nord), est un homme politique français. Membre des Républicains, son fief électoral est la vallée de la Tarentaise, en Savoie.

Élu conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes en 2015, puis nommé vice-président du conseil régional chargé de l'agriculture et des espaces valléens en 2022, il succède à Laurent Wauquiez à sa présidence en 2024, à la suite de l'élection de ce dernier comme député et président de groupe à l'Assemblée nationale. Il est également président de la communauté de communes Cœur de Tarentaise depuis .

Il est maire de Saint-Jean-de-Belleville de 2001 à , puis de Moûtiers de 2014 à .

Débuts comme maire en Tarentaise

Fabrice Pannekoucke est originaire du Nord de la France et grandit en Savoie[1],[2]. Après une formation de forestier[3], il est élu maire de la commune savoyarde de Saint-Jean-de-Belleville en , à 26 ans. Il participe à la création de la communauté de communes Cœur de Tarentaise en et en devient le président[4].

Réélu maire de Saint-Jean-de-Belleville en , il est ensuite élu maire de Moûtiers en , menant une liste divers droite face au maire sortant Philippe Nivelle, mandat auquel il est reconduit en [5],[6],[7]. Afin d'éviter le cumul des mandats, il devient conseiller municipal de la ville fin 2024[8].

De 2011 à 2016, Fabrice Pannekoucke est nommé responsable du cabinet d'Hervé Gaymard, alors président du conseil départemental de la Savoie. Cet homme politique, ministre sous la présidence de Jacques Chirac, devient son mentor[9].

Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes

Conseiller régional

Lors des élections régionales de 2015, il est en troisième position sur la liste savoyarde Union des droites menée par Laurent Wauquiez et est élu conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes[10]. À partir de , il est délégué aux Vallées de montagne.

Réélu lors des élections de 2021[11], il prend également en charge le portefeuille de l'agriculture. Dans un contexte de nouvelles compétences régionales en matière d'environnement et de baisse du fond FEADER, il décide de supprimer les subventions au réseau Natura 2000[12], au profit de subventions versées au monde agricole, notamment via la Dotation Jeune Agriculteur[13]. Lors de cette vice-présidence, il fait également la promotion de la préférence régionale et de l'autonomie alimentaire et énergétique des exploitations agricoles[14],[15]. Mediacités note que Pannekoucke s'efface parfois au profit d'Emmanuel Ferrand, élu régional de la majorité et président de la FNSEA de l'Allier[15].

En tant que président de l'agence Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme, élu en [16], Fabrice Pannekoucke soutient activement l'industrie touristique du ski, tout en promouvant la diversification des activités de montagne et se fait le relai du président du conseil régional Laurent Wauquiez pour pousser la candidature des Alpes françaises aux Jeux olympiques d'hiver de 2030[17],[18],[1].

Présidence du conseil régional

En , à la surprise générale, Fabrice Pannekoucke est choisi par Laurent Wauquiez pour lui succéder à la présidence du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes. Il aurait notamment été désigné par ce dernier en raison de son soutien sur le dossier des Jeux olympiques de [1],[19]. Ayant recueilli 132 voix sur 204, il est élu le [20]. Cependant, malgré sa démission, Laurent Wauquiez est nommé « conseiller spécial » auprès de son dauphin[21] et est accusé par l'opposition de conserver sa mainmise sur les affaires régionales en vue des élections présidentielles de [3],[19],[22]. Selon elle, en communiquant, en s'engageant personnellement et en cosignant des courriers officiels, L. Wauquiez pratiquerait un détournement du non-cumul des mandats[23],[8] ; un procédé qui inquiète également la direction juridique de la région, les syndicats et l'observatoire de l'éthique publique[8]. Par exemple, c'est en binôme que le président et son conseiller spécial envoient une lettre signée de leur main adressée aux agriculteurs de la région qui diffame l'Office français de la biodiversité tout en offrant l'aide juridique de la région en cas de litige et en réclamant sa dissolution[24],[25].

Fabrice Pannekoucke se situe dans la continuité de la politique menée par L. Wauquiez. Dans son discours d'investiture, il énonce plusieurs priorités régionales, dont la relocalisation industrielle, la sécurité, le renforcement du service public de la santé et le rééquilibrage des inégalités territoriales[26]. La direction de son cabinet reste la même que celle de son prédécesseur. Néanmoins, les conseillers régionaux notent un changement de forme chez le nouveau président : ses discours sont qualifiés de plus courtois et montrent une absence de connivence avec l’extrême droite[8].

En , Fabrice Pannekoucke, avec le soutien de son prédécesseur Laurent Wauquiez, fait installer sur la façade de l’Hôtel de région à Lyon un portrait de Quentin Deranque, militant d’extrême droite néofasciste et néonazi, mort quelques jours plus tôt à la suite d’une rixe. Cette décision suscite une controverse politique et médiatique[27].

Mise en cause

Références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI