Gabriel Serville

homme politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Gabriel Serville, né le à Cayenne (Guyane), est un homme politique français. Il est président de l'Assemblée de Guyane depuis le .

Élection27 juin 2021
PrédécesseurRodolphe Alexandre
Élection17 juin 2012
Réélection17 juin 2017
Faits en bref Fonctions, Président de l’Assemblée de Guyane ...
Gabriel Serville
Illustration.
Gabriel Serville dans le jardin des Quatre colonnes du palais Bourbon en 2017.
Fonctions
Président de l’Assemblée de Guyane
En fonction depuis le
(4 ans, 9 mois et 21 jours)
Élection 27 juin 2021
Prédécesseur Rodolphe Alexandre
Député français

(9 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection 17 juin 2012
Réélection 17 juin 2017
Circonscription 1re de la Guyane
Législature XIVe et XVe (Cinquième République)
Groupe politique GDR
Prédécesseur Audrey Marie
Successeur Carine Sinaï Bossou
Maire de Matoury

(3 ans, 5 mois et 2 jours)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Jean-Pierre Roumillac
Successeur Serge Smock
Biographie
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Cayenne, France
Nationalité Française
Parti politique FDG (jusqu'en 2008)
PSG (2008-2017)
Péyi Guyane (depuis 2018)
Profession Proviseur de lycée

Image illustrative de l’article Gabriel Serville
Présidents de l’Assemblée de Guyane
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Député de la première circonscription de la Guyane de 2012 à 2021, il est maire de Matoury de 2014 à 2017, avant d'être élu président de l'Assemblée de Guyane en 2021. Ancien membre du Parti socialiste guyanais, il est le fondateur de Péyi Guyane (affilié à la Nupes) en 2018.

Biographie

Professeur de mathématiques puis proviseur de lycée, Gabriel Serville entame son engagement politique au sein des Forces démocratiques de Guyane dont il est le secrétaire général de 2004 à 2006[1]. En 2008, il quitte le parti et se présente sans étiquette aux élections municipales de Matoury. Il devient alors conseiller municipal d'opposition[2] et rejoint la même année les rangs du Parti socialiste guyanais.

Conseiller régional depuis le , il est élu député de la première circonscription de la Guyane lors des élections législatives de 2012 en Guyane. Sa victoire marque le retour de son parti sur la scène locale où il n'avait plus été député depuis 1993 et avait perdu la région en 2010[3]. Afin de permettre au Parti communiste français de disposer d'un groupe à l'assemblée nationale[4], il rejoint le groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR)[5].

En 2013, toujours dans le groupe Gauche démocrate et républicaine, il se démarque de son camp en s'abstenant de voter pour la loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels.

Lors de la 14e législature de l'Assemblée nationale, Gabriel Serville est membre du bureau de l'assemblée nationale, de la Commission d'évaluation financière des propositions de loi, de la Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, de la délégation aux outre-mer[6] ainsi que la Commission nationale d'évaluation des politiques de l’État outre-mer[7].

De nouveau candidat aux élections législatives de 2017, il est réélu au second tour dans la première circonscription de Guyane avec 51,33% des voix[8].

Élu maire de Matoury[9] le , il démissionne le pour se mettre en conformité avec la loi sur le non-cumul des mandats. Dans la foulée, il quitte le Parti socialiste guyanais[10].

En , il lance son mouvement politique régional Péyi Guyane. Pour la XVe législature de l'Assemblée nationale, il est de nouveau élu au bureau de l'Assemblée nationale[11]. Il siège à la délégation chargée de l'application du statut du député, de la délégation chargée des activités internationales, de la délégation aux outre-mer, de la mission d'information sur la préparation d'une nouvelle étape de décentralisation en faveur du développement des territoires et de la mission d'information sur les chambres de commerce et d'industrie. Il préside le groupe d'amitié France-Haïti et est vice-président des groupes d'amitiés France-Brésil et France-Suriname. Il est également vice-président des groupes d'études sur l'impact des changements climatiques, sur les énergies vertes, sur l'eau et la biodiversité, sur les langues régionales et sur la santé mondiale [12].

En , il est à l'initiative de la création d'une commission d’enquête sur l'orpaillage illégal[13].

En , il doit rejoindre la Métropole en urgence en raison de problèmes de santé[14],[15]. Interrogé par la presse le , il déclare être « très malade et très souffrant » tout en promettant un retour rapide chez lui[16]. Malgré cette longue absence, il continue d'assumer ses fonctions à distance, créant beaucoup d'interrogations et d'agacement, notamment en raison d'un manque de communication autour de ses fonctions pendant cette absence[17].

Le , il regagne la Guyane sept mois après son départ forcé en Métropole pour y soigner un cancer de l'estomac. Indiquant être en rémission, il explique avoir subi un « traitement de choc » pour vaincre la maladie[18]. Il explique aussi poursuivre son traitement tout en reprenant ses fonctions[19].

Travaux parlementaires

Lors de la XIVe législature, bien que siégeant au sein du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à majorité Front de gauche, Gabriel Serville se démarque de ses collègues en votant la majorité des projets de loi du gouvernement socialiste. Le , il vote la confiance au gouvernement Ayrault II alors que son groupe s'abstient[20]. De même, il vote le la confiance au gouvernement Valls alors que cette fois-ci, son groupe vote contre[20]. Il réitère cette confiance le en votant favorablement à la suite de la déclaration du gouvernement sur le projet de programme de stabilité pour 2014-2017 alors que son groupe y était là aussi opposé[21]. Le , il vote la confiance au second gouvernement Valls. En , il présente un amendement visant à étendre à l’ensemble des territoires d’Outre-mer le principe de séparation des Églises et de l’État garanti par la loi du .

En 2018, il remet un rapport d'information sur la lutte contre les discriminations anti-LGBT dans les outre-mer[22],[23].

Le , pour se conformer aux règles de cumul des mandats, il démissionne de son mandat de député. Sa suppléante Carine Sinaï Bossou, présidente sortante de la Chambre de commerce et d'industrie, lui succède mais démissionne immédiatement[24],[25].

Détail des mandats et fonctions

Au niveau local

À l’Assemblée nationale

Notes et références

Voir aussi

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