Famille Pozzo di Borgo
famille de noblesse d'extraction originaire de corse
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La famille Pozzo di Borgo est une famille de noblesse d'extraction, originaire de Corse[1].
| Pozzo di Borgo | ||
Armes de la famille | ||
Armes anciennes. | ||
Armes modernes. | ||
| Blasonnement | d'azur au château de trois tours d'argent sur un rocher de même (blason ancien) et Blason : Écartelé aux 1 et 4 d'azur à un château de trois tours d'argent posé sur un rocher du même (Pozzo di Borgo) aux 2 et 3 d'argent à un écusson d'azur en abîme chargé d'une fleur de lys d'or (concession de Louis XVIII) au chef de l'écu d'or brochant sur l'écartelé et chargé d'une aigle de Russie issante.( branche comtale et ducale) | |
|---|---|---|
| Devise | virtute et consilio (branche ducale et comtale) | |
| Lignées | Descendant probablement des seigneurs des "Monticci", famille Leca, seigneurs de Gozzi, Celavo et Cauro. | |
| Branches | Corse (Ajaccio, Alata, Apietto, Villanova), Napolitaine, Vénitienne, Grecque (île de Zante), Romaine | |
| Période | XVe siècle - à nos jours | |
| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Fiefs tenus | Seigneurs des Monticci, Gozzi, Celavo et Cauro (Corse) dans le bassin d'Ajaccio. | |
| Demeures | Tours de Monticci, château de la Punta, château de Dangu, hôtel de Soyecourt ( Paris) | |
| Charges | Président du Sénat (Royaume anglo-corse), député, sénateur, ambassadeur de Russie en France et en Grande-Bretagne, ambassadeur de France, préfet, conseiller général, maire | |
| Fonctions militaires | Officiers généraux aux services de la république de Venise, de Gènes, des papes, de l'office de Saint-Georges, de l'Empire russe, de l'Autriche, du royaume de France, de la République française | |
| Fonctions ecclésiastiques | Abbé, archidiacre, chevalier du Saint-Sépulcre, chevalier de l'ordre de Malte. | |
| Preuves de noblesse | ||
| Montres | Gènes : preuve en 1585,1592 / noblesse pontificale : preuve en 1619 en confirmation d'une bulle de 1465 / noblesse française : reconnaissance et maintenu en 1774 | |
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La présence de la famille est attestée depuis au moins le XVe siècle[1], en Corse dans le bassin d'Ajaccio, d'abord dans le village de Monticchi puis dans celui éponyme de "Pozzo di Borgo" qui lui donnera son nom. Le village de Pozzo di Borgo fut définitivement ruiné par les barbaresques en 1574 et la famille se réfugia dans les alentours, en particulier à Alata, Ajaccio et Apietto.
De noblesse génoise[2] et pontificale [3],puis françaises pour certaines de ses branches. Elle prouve sa filiation depuis l'année 1629[4],[5].
Pour Suzzone Pozzo di Borgo (noble-six en 1585 auprès de la république de Gènes et colonel des Garde corse du pape) obtention des privilèges attachés à la qualité de gentilhomme par la république de Gènes pour lui et ses descendants des deux sexes. Le , une bulle du pape Paul V, en confirmation d’une autre bulle datant de 1465, l'exemptait à perpétuité du paiement de la Dîme[3].
Après la cession par Gènes de la Corse à la France en 1769, certains membres de la famille demanderont à être reconnus nobles français par le Conseil souverain de Corse. Ils se verront ainsi intégrés et maintenus par arrêt des et [6],[4],[7] faisant partie des familles subsistantes de la noblesse française.
À partir du XVIe siècle, la famille Pozzo di Borgo se divise en de nombreuses branches établies principalement dans les villes et villages de Corse, en particulier à Ajaccio, Alata, Appietto et Villanova mais également à Paris et sur les rives de la Méditerranée.
Elle a formé de nombreux rameaux, encore subsistants dont plusieurs de ses membres se sont distingués dans l’armée, la diplomatie, la politique et la finance.
Histoire
Des lignées d'officiers, d'hommes de loi et de capitaines corailleurs
Pier Lovico da Pozzo di Borgo qui vit au milieu du XVe siècle est l’ancêtre de la branche de la famille qui s’installa et prospéra sur l’île de Zante (Grèce). Cette branche donna entre autres, Stefano Pozzo di Borgo, soldat à Ajaccio en 1598 et capitaine au service de la république de Venise en 1606 ; Domenico Pozzo di Borgo (1612-1685) resté aux ordres du gouvernement vénitien pendant 51 ans pour finir sa carrière comme colonel de la compagnie d’italiens en 1675 aux îles de Corfou, Suda et Zante et major de la place de Candie. Il épouse sur l'ile de Zante le Elena Apostoliti, fille de Giorgio d’une noble famille de Zante.
D'autres membres de la famille Pozzo di Borgo entrent au service de la république de Venise pour y occuper, souvent, les grades supérieurs. Ainsi, Girolamo Pozzo di Borgo (1660-1705) est sergent major au service de la république de Venise et capitaine en 1683. Il épouse en 1684 Bianca Mocenigo, fille du noble Battista. Cette branche s’éteindra à Venise en la personne de Girolamo Pozzo di Borgo, sergent-major en 1737, qui meurt sans postérité connue.
Selon les sources de l’historien Colonna de Cesari Rocca, l’un d’entre eux, Suzzone Pozzo di Borgo, est officier, colonel de la garde corse du pape en 1619. Il s'illustre au service du Saint-Siège à Rome où la communauté corse était largement représentée. Il est auteur de la branche principale d'Alata. Il est également associé à la Torre di Suzzone, une tour construite sur le site d'A Latta, dont les ruines ont servi de fondation pour une maison dans le village d'Alata sur les hauteur d'Ajaccio[8].
« En 1582, la maison Pozzo di Borgo est appelée à prendre rang parmi les familles privilégiées du Conseil des Six d’Ajaccio, et bientôt, on la voit figurer en première ligne », rappelle André Borel d'Hauterive en 1841, dans sa Revue historique sur La Noblesse de Corse. À tel point que la famille fournit, entre 1585 et 1611, les principaux oratori (députés) envoyés auprès de la république de Gênes pour représenter la Corse[9].
Alors que certaines branches de la famille Pozzo di Borgo donnent des lignées d’hommes de loi, notaires, avocats, d’autres en revanche se tournent vers la mer dans les compagnies de capitaines corailleurs à Ajaccio. Dès sa fondation, à la fin du XVe siècle, Ajaccio devient un lieu de pêche au corail qui, au fil des années, se développera. Au début du XVIIIe siècle, près de la moitié de la ville vit directement ou indirectement de la pêche au corail. D'après l'abbé Rossi, la vente du corail à Livourne, lors du rattachement de la Corse à la France en 1769, rapporte plus de 100 000 écus par an et de conclure que « les patrons corailleurs étaient les gens les plus aisés de la ville »[10]. Ce commerce et cette pêche rapportent : en 1790 sont recensés à Ajaccio 710 « citoyens électeurs-actifs », c'est-à-dire autorisés à voter grâce à leur niveau de fortune ; parmi eux, plusieurs membres de la famille Pozzo di Borgo sont patrons corailleurs : Anton-Giovanni, Bernardo, trois Domenico, Felice, Gio, Giovanni, deux Giuseppe, Luiggi et Paolo, donc douze chefs de famille Pozzo di Borgo, citoyen actifs électeurs, tous cités dans le Catalogue dei cittadini attivi della città d'Ajaccio[11]. Dans une ville qui compte 4 701 habitants en 1794, ces 12 foyers Pozzo di Borgo forment une élite.
En 1774, la France interdit la pêche en Corse pour préserver les ressources. Une décision forcément mal vécue. Quand la loi est levée en 1779, cinq ans plus tard, Il est trop tard, l'activité s'est effondrée. Puis, le , un événement tragique scelle le destin des corailleurs. À Alger, la garde du Dey tente d'arrêter plus de 2 000 corailleurs, dont 500 ajacciens et plusieurs membres de la famille Pozzo di Borgo.Notamment les patrons de Gondoles, Antonio, Domenico et Paolo Pozzo di Borgo et les marins Felix et Francesco Pozzo di Borgo[12].
Noblesse et titres
Pour Géronimo Pozzo di Borgo, père de Luca, père de Péraldo, propriétaire à Villanova au dessus d'Ajaccio, exemption du paiement de la taille accordée par la République de Gène. Il est cité avec Quilico Pozzo di Borgo en 1573 et Mannone Pozzo di Borgo, également exempté de taille à Villanova en 1591[13].
Pour Suzzone Pozzo di Borgo (Noble-Six 1585, colonel des Garde corse du pape en 1619 ) et ses descendants des deux sexes, privilèges attachés à la qualité de Gentilhomme par la république de Gènes qui possède a l'époque la Corse: Port d'armes et exemptions d'impôts et de tailles [14]
Le - bulle du pape Paul V, en faveur du capitaine Suzzone, en confirmation d’une autre bulle pontificale datant de 1465 qui exemptait la famille Pozzo di Borgo de payer la dîme [15].
Après l'annexion de la Corse par la France en 1769, certaines branches de la famille Pozzo di Borgo à Ajaccio et Alata furent maintenues et reconnues nobles par le Conseil souverain de Corse par arrêt des et [6],[4]. Ainsi, 13 représentants de la famille se verront ainsi intégrée dans la noblesse française.
Charles-André Pozzo di Borgo fut titré comte "Pozzo di Borgo" et pair de France par Louis XVIII par ordonnances des et avec concession d'une fleur de Lys à ajouter a ses armes. Pour le même Charles-André, le 22 aout 1826, concesion du titre de comte Russe par l’empereur de Russie Nicolas Ier (ennemi de Napoléon, Charles-André a été ambassadeur de Russie en France de 1814 à 1830)
Son neveu et héritier, Charles-Jérôme Pozzo di Borgo fut nommé 1er duc Pozzo di Borgo par Ferdinand II des Deux-Siciles (1852). Ce titre étranger non régularisé a son époque ne fut pas reconnu en France[6] par les autorités mais valablement porté et transmis dans la branche des héritiers de l'ambassadeur Charles André Pozzo di Borgo. Reynier Pozzo di Borgo, né le à Mutuelleville (Tunisie) est actuellement le 6e duc Pozzo di Borgo[5] et lui succèdera son fils Nicolas, comte Pozzo di Borgo.
Propriétés
- Hôtel de Longueuil (dit aussi hôtel de Maisons, puis d'Angervilliers, puis de Soyecourt, puis hôtel Pozzo di Borgo), rue de l'Université à Paris[16], qui fut acheté par le comte Carlo Andrea (Charles-André) Pozzo di Borgo, en 1839, sous Louis-Philippe. Une partie de l'hôtel a longtemps été louée par le couturier Karl Lagerfeld qui en avait fait sa résidence parisienne. Mis en vente en 2009, l'hôtel a été acheté par le gouvernement du Gabon[17],[18].
- château de la Punta situé près d'Ajaccio en Corse, il fut construit par le deuxième duc, Jérôme Pozzo di Borgo et son fils Charles, le troisième duc ; la construction a duré de 1882 à 1891, elle s'est faite au moyen des restes du palais des Tuileries de Paris. Le château de la Punta a été vendu en 1992 au conseil général de la Corse du Sud, à la suite d'un incendie survenu en 1978. Il appartient actuellement à la collectivité de Corse, qui en assure la restauration et projette de le rendre accessible au public. Une première partie pourrait être visible en 2024.
- Château de Montretout[19], situé à Dangu en Normandie, construit par le quatrième duc Pozzo di Borgo vers 1890. Le château a été vendu en 2018 à la famille Laiguillon.
- Tour de Monticci (base du XIVe siècle, reconstruite au XIXe siècle) sur les hauteurs d'Ajaccio.
- Village d'Alata, fief de la branche de la famille Pozzo di Borgo, descendante du capitaine Suzzone.
- Château de la Punta, édifié par la branche ducale des Pozzo di Borgo avec des éléments architecturaux du palais des Tuileries.
- Porche du Palazzu Pozzo di Borgo, rue Bonaparte à Ajaccio.
- Chapelle des Grecs (Ajaccio) restaurée en 1620 par le colonel Paul-Emile Pozzo di Borgo. Plusieurs membres de la famille Pozzo di Borgo y furent inhumés.
Une histoire mouvementée avec la famille Bonaparte : alliances et divisions
Les liens d'amitié entre les familles Pozzo di Borgo et Bonaparte ont été étroits pendant plusieurs siècles. De très nombreuses alliances et patronage ont rapproché les deux familles :
- le 23 aout 1615 : Francesco Bonaparte, ancêtre de Napoléon, est parrain de Géronima Pozzo di Borgo[20] ;
- le : Carlo Bonaparte, bisaïeul de Napoléon est témoin au mariage de Gio-Batista Pozzo di Borgo (Alata -) ;
- le , mariage de Gio-Batiste Pozzo di Borgo, avec Chiara Maria Ramolino, fille du noble Franchesco, proche parente de Madame, mère de Napoléon 1er, née Laeticia Ramolino ;
- en , mariage de Maria-Viginia d’Alata[21] (fille de Domenico et sœur de Tomaso Pozzo di Borgo d'Alata) au Magnifico Giuseppe Maria Bonaparte (deuxième mariage), grand-père de Napoléon Ier ;
- le 24 aout 1771 : Carlo Bonaparte, le père de Napoléon Ier est le parrain de Maria Saveria Pozzo di Borgo ;
- le : Laetizia Ramolino est marraine d'Angéla Maria Pozzo di Borgo (cousine germaine et nièce de Charles-André Pozzo di Borgo) ;
- le 7 aout 1776 : Gertruda Bonaparte est marraine de Chiara Maria Pozzo di Borgo ;
- en 1780 : Charles Bonaparte et Maria-Laetizia sont parrain et marraine de Laetizia Pozzo di Borgo, petite fille de Gio-Lorenzo Pozzo di Borgo ;
- le : mariage de Gio-Giuseppe Pozzo di Borgo fils de Gio-Battista et de Chiara Maria Ramolino avec Maria Orazia Ferri-Pisani
En revanche, à l'approche de la Révolution française leurs intérêts politiques divergeront[13]. À la différence de la famille Bonaparte, les Pozzo di Borgo eurent particulièrement à souffrir des invasions des barbaresques tout au long du XVIe siècle. Il est même arrivé aux Pozzo di Borgo de devoir racheter un des leurs aux Barbaresques, ce fut le cas de Leone Pozzo di Borgo d'Ajaccio, pris par les corsaires Turcs et racheté par les Lenche de Marseille en 1575. Ce contexte a favorisé et explique sans doute le catholicisme farouche de la famille Pozzo di Borgo, que l'on ne retrouve pas chez les Bonaparte[13].
Ainsi l’empereur Napoléon Ier, fils de franc-maçon et frère de franc-maçon (Joseph Bonaparte) n'a pas évolué dans le même contexte familial que son lointain cousin et ami, qui deviendra son ennemi farouche et tenace, Charles-André Pozzo di Borgo, futur ambassadeur de Russie en France. Les Pozzo di Borgo, sont beaucoup plus conservateurs que les Bonaparte. Les prêtres de la famille Pozzo di Borgo sont légion, à la différence de Don Luciano Bonaparte et Don Ramolino.
On relève chez les Pozzo di Borgo les membres du clergé suivants[13] :
- le R.P Mannone Pozzo di Borgo de Villanova, prêtre en 1609
- Ambrosio Sosacio Pozzo di Borgo d'Ajaccio (1572-mort à Rome en 1606 et inhumé à San Chrysogone) ancien curé de Sant-Andréa de Funaris et chanoine d'Ajaccio.
- Le R.P Ignazio Pozzo di Borgo d'Ajaccio (né en 1640)
- Le R.P Gio-Lorenzo Pozzo di Borgo de Villanova, prêtre, teste en 1640
- Cesare Pozzo di Borgo, admis dans les ordres en 1650
- Le R.P Paolo Franchesco Pozzo di Borgo (v.1600-18 aout 1665) est mort recteur d'Alata
- Le R.P Antonio Pozzo di Borgo (1654-1707), curé piévan de Tavera
- Le R.P Domenico Antonio Pozzo di Borgo (-16 août 1779) est vicaire de la Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption d'Ajaccio
- Carlo Felice Pozzo di Borgo, prieur de la Mezzana oncle du futur ambassadeur Carlo-Andrea
Personnalités
- Maestro Giovanninello ou Giovanni da Pozzo di Borgo, fils du maestro Simone, ( v.1515-1579) fut syndicateur en 1550. Il figure en tête des habitants des villages détruits par les corsaires demandant le droit d'habiter la cité d'Ajaccio. Il est le père de Pasquale, secondo et Terzio, tous installés à Ajaccio[13].
- Abramo Pozzo di Borgo ( 1560-1608), officier corse, fils de Nicolo et petit fils de Giudicello, fut capitaine au service de Venise[13].
- Pasquale Pozzo di Borgo, Officier Corse, fils d'Abramo ( v.1588-Vérone 29 decembre 1648), capitaine au service de Venise. Inhumé dans l'église San Bernardino de Vérone. ces armes et son épitaphe ornent son tombeau[13].
- Pasquale Pozzo di Borgo, officier corse, fils de Maestro Giovaninello, († ), notaire, lieutenant du chancelier de l’office de Saint-Georges en 1567, orateur de l’au-delà des monts en 1584, 1589, 1591 et 1592. Capitaine d’une compagnie corse en Ligurie en 1599[10].
- Secondo Pozzo di Borgo, officier corse, fils de Maestro Giovanello, collecteur des tailles de la piève d’Ajaccio par lettre patentes du , commissaire des routes du delà-des-monts le , capitaine de la compagnie corse de Ligurie, membre du conseil des anciens de la ville d’Ajaccio et orateur à Gênes en 1597.
- Paolo-Emilio Pozzo di Borgo, officier corse ( v.1570-mort a Ascoli en 1626), capitaine de la compagnie corse de l’au-delà des monts, après la mort de son père en 1603, puis colonel au service du Saint-Siège. Réside à Ascoli où il meurt en 1626. Père de Paolo-Agostino et Giacomo, tous deux capitaines au service de la république de Venise.
- Paolo-Géronimo (v.1575-), colonel au service du Saint-Siège. Nommé commissaire des routes du delà-des-monts le après son Oncle secondo. Il épouse Vannina da Bozzi puis Maria Baciocchi. Il aura 4 enfants du premier lit[13].
- Géronimo ( oct.1612-v.1698) Au services de la République de Venise, il obtient l'autorisation de rentrer en Corse en 1639 ou il devient le Lieutenant des feudataires dans la juridiction d'Istria. Il épouse Giulia, fille de Gio-Gérome Pozzo di Borgo d'Alata, petite fille de Suzonne Pozzo di Borgo d'Alata. Dont six enfants[13].
- Livio Pozzo di Borgo[22], officier corse, colonel au service de Rome, fondateur de "l'ospedale dei poveri" à Ajaccio en 1581 qu'il dotera d'un budget de 800 ducats pendant 10 années. A l'exemple de la charité chrétienne, cet hôpital est destinée aux pauvres et aux malades. Cet hôpital fut administré par les deux confréries religieuses, Saint-Jean Baptiste et Saint-Jérôme et sera le berceau de l'actuel hospice Eugénie.
- Géronimo Pozzo di Borgo, membre des "Anziani" d'Ajaccio, renouvelle en 1660, la demande de protection de la ville d'Ajaccio à la vièrge Marie devant l'évèque d'Ajaccio ( vœux de 1656 fait en raison de la peste qui sévissait à Gènes) Cette fête du est toujours célébrée a Ajaccio chaque année lors d'une procession ou les pèlerins suivent la statut de la Madanuccia dans les rues de la ville[13].
- Suzzone Pozzo di Borgo (1547-1634), Noble-Six (1585), officier corse, colonel de la Garde corse du pape (1619). Auteur de la branche principale d’Alata.
- Tertio Pozzo di Borgo, officier corse, mort avant 1651, Alfière (lieutenant) dans la compagnie de Germino de Franchi, confirmé dans les privilèges d’exemption d’impôts et de taille le . Capitaine de la compagnie corse en Ligurie. Après un début de carrière au sein des armées françaises au temps d'Alphonse d'Ornano, il obtient l'autorisation de rentrer en Corse par lettres patentes du 2- aout 1590Il est père de Simon-Giovanni et Giorgio.
- Giorgio Pozzo di Borgo, mort avant 1650, capitaine au service de la République de Venise par brevet du 14 aout 1650. Il épouse à Martinengo le Catarina Foresti d'une famille de Bergame. Il a 4 enfants dont Carlo, lui aussi capitaine au service de Venise dès 1654, impliqué dans la guerre de Candie et père de Rodomonte[13].
- Simon-Giovanni Pozzo di Borgo, fils de Tertio, capitaine d'une compagnie corse au service de la République de Venise ( 1629-1640)[13]
- Domenico Pozzo di Borgo (1612-1685), officier corse au service de la république de Venise pendant cinquante-et-un ans, sergent major des ordonnances de Zante, commandant et provéditeur de la citadelle de Parga en 1669, colonel d’une compagnie d’Italiens en 1675 aux îles de Corfou, Studa et Zante, puis major de la place de Candie.
- Carlo Andrea Pozzo di Borgo (1764-1842), homme politique corse, puis français, diplomate au service de la Russie. Il finit sa carrière comme Général d'infanterie et ambassadeur de Russie auprès de la France puis de l’Angleterre. C'est le plus illustre des membres de la famille, son rôle politique et son influence a son époque furent considérables.Avant de mourir à Paris le , célibataire, et d'être inhumé au Père-Lachaise, Carlo-Andréa (charles-André), a joué pendant plus de vingts cinq ans en Europe, un rôle diplomatique éminent de 1813, juqu'à sa reraite qu'il pris a 75 ans[13]. On dit de lui qu'il fut un des plus grand des diplomates Russes car il servit le tsar Alexandre non seulement avec passion mais également avec succès puisqu'il est un des principaux artisan de la chute de Napoléon en 1814. Grace à l'immense fortune qu'il a pu constituer, ses héritiers firent ériger sur les hauteurs d'Ajaccio le château de la Punta avec une partie des ruines incendiées du palais des Tuileries.
- Giuseppe-Maria Pozzo di Borgo (1787-1827), homme politique français, président du conseil général de la Corse, neveu de l'ambassadeur Charles-André, colonel au service de l’Autriche, épouse à Prague en 1808 Thérèse, comtesse Wratislaw de Mittrowsky, dont la fille Marie-Thérèse épouse Joseph-Antoine, comte Baciocchi, chambellan de l’empereur Napoléon III.
- Charles-Jérôme Pozzo di Borgo (1791-1879), officier français, commandant de la place de Barcelone, colonel du régiment de Hohenlohe, nommé 1er duc Pozzo di Borgo par Ferdinand II des Deux-Siciles (1852).
- André Pozzo di Borgo, homme politique français, commissaire général ( préfet) du département de la Corse (1848)
- Charles Jean Félix Pozzo di Borgo (1858-1902), historien et homme politique français, député de la Corse.
- Joseph Pozzo di Borgo (1890-1966), homme politique, résistant et activiste d'extrême droite dans l'entre-deux-guerres.
- Olivier Pozzo di Borgo (1900-1991), professeur, historien, résistant et haut fonctionnaire français.
- Alexis-Théodore Pozzo di Borgo (1923-2020),général de brigade, commandeur de la Légion d'Honneur.
- Roland Pozzo di Borgo (1928-2001), homme d’affaires français, fils de Mathieu Ferrandini et de Marie-Anne Pozzo di Borgo dont il prend le nom.
- Louis Pozzo di Borgo (né le à Oran) Membre de l'Association des Ecrivains Catholiques de Langue Française. Poète et romancier. Les thèmes de son inspiration demeurent de son premier à son dernier livre la Royauté capétienne, l'Algérie française, la mer.
- Claude Pozzo di Borgo, général de division aérienne, né à Ajaccio en 1929, ancien directeur de l'IHEDN de 1982 à 1984, commandeur de la légion d'honneur.
- Xavier Pozzo di Borgo (1941-2017), maire de Villecresnes (2001-2003)[23]
- Christian Pozzo di Borgo (1944-2004), médecin anesthésiste, universitaire, franc-maçon, grand maître du Grand Orient de France de 1988 à 1989
- Yves Pozzo di Borgo (° à Ajaccio), haut fonctionnaire francais, inspecteur général de l'administration,homme politique français, ancien menbres du conseil de Paris, adjoint au Maire de la mairie du VIIeme arrondissement de Paris, ancien sénateur centriste et membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Président de l'institut Jean Lecanuet[24].Défend des thèses antivax pendant la pandémie de Covid-19, puis devient un relais des positions pro-russes pendant la guerre en Ukraine dénonçant le rôle des américains dans l'OTAN. Il est marié à Marella Moretti[25].
- Philippe Pozzo di Borgo (1951-2023), homme d’affaires, écrivain, dont l’histoire est évoquée dans le film Intouchables en 2011.
- Cécile Pozzo di Borgo, née Mouton-Brady (1952), haut fonctionnaire, ancienne ambassadrice de France en République dominicaine et au Pérou, ancienne préfète de l’Aveyron, nommée administratrice supérieure des Terres australes et antarctiques françaises le . Elle est l'épouse d'Alain Pozzo di Borgo.
- Louis Pozzo di Borgo (1977), homme politique, président de la communauté d'agglomération de Bastia (depuis 2020 et réélu le 2026 ), premier adjoint au maire de Furiani, et conseiller à l'Assemblée de Corse[26] au sein du groupe autonomiste majoritaire.
Portraits
- Général comte Carlo Andrea Pozzo di Borgo, ambassadeur de l'empereur de Russie en France
- Général comte Carlo Andrea Pozzo di Borgo, ambassadeur de l'empereur de Russie en France par Karl Brulhov
- Charles-Jérôme, comte puis 1er duc Pozzo di Borgo
- Général comte Carlo Andréa Pozzo di Borgo par William Salter
- Général comte Carlo Andrea Pozzo di Borgo, statue au cimetière du Père-Lachaise
- Charles Jean Félix Pozzo di Borgo, conseiller général, député de la Corse à l'Assemblée nationale
- Yves Pozzo di Borgo, sénateur, conseiller de Paris, membre de l'assemblée parlementaire du conseil de l'Europe, adjoint à la mairie du 7e arrondissement de Paris
- Louis Pozzo di Borgo, président de la communauté d’agglomération de Bastia | Furiani • conseiller à l’Assemblée de Corse
- Cécile Pozzo di Borgo, haut fonctionnaire, ancienne ambassadrice de France en République dominicaine et au Pérou, ancienne préfète de l’Aveyron, nommée administratrice supérieure des Terres australes et antarctiques françaises
- Général de brigade Alexis Pozzo di Borgo
Alliances
Les principales alliances de la Famille Pozzo di Borgo sont : da Bozzi (1598), Apostoliti ( 1649), da Ponte (1598) ,Tavera[13], famille Mocenigo (1684), Ferri-Pisani (1783), Péraldi, Wratislaw de Mittrowsky, famille Baciocchi, de peretti de la Rocca (famille de Peretti), Ramolino (1721),Ramolino, Colonna d'Ornano, Famille Abbatucci, Bonaparte (1750)[21], Levie (1776), colonna de giovellina[27] , Leca Christinacce, Galonni d'istria, Avogari Gentile, Colonna d'ornano,Colonna di Cinarca (1844) Colonna d'istria (1845), Colonna di Leca (1850), de Berton des Balbes de Crillon (1831), de Barbeyrac de Saint-Maurice[28], de la Baume Pluvinel, de Rocca Serra, de Montesquiou-Fézensac (1857), de Boisgelin (1881), Michaud de Beauretour (1839), Mortemard de Boisse (1918), Lanfranchi, de Marescot, Monroy di Belmonte, Leccia de Zicavo[29], Espallungue d'aros (1932)[30] , Poliakoff-Baidaroff (1953);du Pont de compiègne, de Vogüé (1949), de villegas de saint Pierre-Jette (1999), Mullot de villenaut , de Noailles (2019), etc.
