Famille de Tenremonde
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La famille de Tenremonde est une famille de la noblesse française issue de la bourgeoise. Elle a pour région d'origine la Flandre wallonne et plus particulièrement la ville de Lille, à partir de laquelle elle a essaimé dans les alentours. Elle s'est éteinte au XIXe siècle.
La famille de Tenremonde semble provenir, ainsi que l'affirme une source récente[1], de la ville belge de Termonde, laquelle était souvent appelée Tenremonde. La liste des seigneurs de Termonde montre que la lignée des seigneurs de Termonde portant ce nom cesse avec l'entrée du domaine dans les possessions des comtes de Flandre (Louis de Male en particulier) au XIVe siècle. À ce moment, la famille de Tenremonde dont il est ici question, existe déjà, les deux rameaux se sont séparés avant cette date[1].
La famille de Tenremonde est liée à la Flandre wallonne depuis le XIIIe siècle. Elle effectue une ascension sociale rapide. Dès 1337, des membres assument des charges municipales à Lille et à Tournai, puis avec le temps, des fonctions auprès des ducs de Bourgogne et des rois de France, sans omettre les Habsbourg, qui détiennent alors la Flandre wallonne. Plusieurs remplissent des rôles de premier plan dans les Pays-Bas espagnols, tels qu'échanson du duc de Bourgogne Philippe Le Bon, chambellan de l'empereur Charles Quint, archer de ce dernier. Ils servent l'empereur et son fils Philippe II.
La famille de Tenremonde est d'abord retrouvée à Lille où elle figure rapidement dans les rangs de la bourgeoisie. Lille va demeurer son fief de base mais des membres gagnent les environs et deviennent seigneurs de villages et villes proches dans les siècles qui suivent, en même temps que la famille intègre les rangs de la noblesse : un descendant est anobli en 1391 par le roi de France Charles VI
Au fil du temps, les de Tenremonde ont pour possession centrale la seigneurie de Mérignies achetée en 1440. Il y font construire un château dit de la Rosée et vont le garder jusqu'à la mort du dernier héritier masculin au XIXe siècle, soit pendant environ quatre siècles[2]. Leur présence à Mérignies perdure, plusieurs descendants naissent, vivent et meurent dans cette localité, y compris après la Révolution française.
Des de Tenremonde sont donc retrouvés seigneurs de Mérignies, mais aussi de Bachy aux XVe et XVIe siècles. Une chapelle funéraire et un gisant toujours présents dans l'église de Bachy, classé aux Monuments historiques, rappellent leur présence dans la commune.
Quelques-uns embrassent la vie religieuse : un descendant devient doyen du chapitre de chanoines de la collégiale Saint-Pierre de Lille au XVIe siècle, une descendante est élue abbesse d'une abbaye augustinienne, d'autres encore font une carrière dans l'église.
Plusieurs des de Tenremonde bénéficient de la distinction d'être enterrés dans les églises des villages ou des établissements religieux ou des abbayes ou monastères.
Une branche de la famille s'est établie dans le Brabant dans la seconde moitié du XVe siècle et y prospère jusqu'à son extinction au milieu du XVIIe siècle.
Plusieurs membres participent aux réunions préparatoires aux États généraux de 1789, en tant qu'électeurs de la noblesse
La lignée s'éteint au XIXe siècle avec la mort du dernier descendant mâle en 1864.
La ville de Lille garde le souvenir de la famille avec une rue et un hôtel portant leur nom.
Témoignage de l'importance qu'a eue la famille pour la commune, Mérignies a repris pour armes les armoiries de la famille de Tenremonde[3].
Armoiries
Les membres de la famille de Tenremonde ont pour armes : « Plumeté d'or et de sable »[4].
Personnalités
Bourgeois et membres du magistrat de Lille
Leur histoire à Lille débute au XIIIe siècle. Les premiers de Tenremonde connus font rapidement partie des notables de la ville de Lille. Ils accèdent à la bourgeoisie et participent à la gestion de la ville en tant que membres du magistrat de la ville ou en s'alliant à des familles occupant ces fonctions.
- Un de Tenremonde allié à une dame de Vendeville, fille de Pierre de Vendeville, est cité dans une charte du bailli de Lille. Il possède 4,5 bonniers de terre sur Frelinghien entre 1268 et 1272[5].
- Gilles de Tenremonde, fils de Baudon ou Baudouin Ier, petit-fils du 1er de Tenremonde cité, relève la bourgeoisie de Lille en 1312, et meurt avant 1349. Marié à Marguerite Despierre, il a un fils Baudouin II bourgeois de Lille en 1343 après avoir épousé Marie Joie vers 1342. Marguerite Despierre va intenter une action en justice contre sa belle-fille à propos de la jouissance d'un fief sur Mouvaux. Le bailli de Lille donne tort à la veuve de Gilles, du fait du contenu du contrat de mariage de Marie Joie, sentence confirmée en appel par le Parlement de Paris le , Marguerite Despierre étant condamnée aux dépens[5].
- Jean Ier de Tenremonde nait en 1305 et meurt avant . Il est le fils de Guillaume Ier lui-même fils de Baudouin Ier, bourgeois de Lille, marié à N... de Courtrai. Nommé prévôt de Lille, Jean Ier est destitué par lettres du roi Philippe de Valois du . Bailli de Tournai en , il devient bailli de Lille, avec le grade de sergent d'armes du roi de France en jusqu'en 1356. Suite à un partage passé devant les échevins de Lille en 1306, réglant la succession de son grand-père Jean de Courtrai, il hérite de sa mère à l'encontre de ses oncles. Il accroit ses biens par l'achat d'une rente annuelle sur l'héritage de Pierre de Templemars. Il est bourgeois de Lille en 1336, receveur des domaines du Ponthieu pour le duc de Bourgogne Philippe Le Hardi. Il se marie en 1336 avec Sainte Canard ( -1399), fille de Gilles Canard, seigneur de Grimaretz à Esquermes, bourgeois de Lille, roi de l'Épinette en 1333, sergent d'armes du roi de France en 1344, fondateur de l'hospice de Grimaretz , rue Basse en 1337, et de Jeanne le Prévost de Basserode. Sainte Canard est tutrice de ses enfants mineurs en et meurt le . Elle possédait deux rentes sur la ville de Lille, réversibles sur sa fille Isabelle et sa bru Marie de Vinenthieu[6].
- Jean II de Tenremonde, fils de Jean Ier, bourgeois de Lille occupe plusieurs fonctions : échevin, juré ou conseiller de la ville, homme de fief de la salle de Lille. Il scelle un jugement du bailliage de la ville le , sert au comte de Flandre le rapport et dénombrement du fief du Gars situé à Wazemmes le [6]. Il meurt avant 1395. Il épouse en 1365 ou 1366 Jeanne de Thumesnil, fille de Jean, bourgeois de Lille et d'Isabelle de Pontreward. Les deux époux se font don mutuellement de leurs biens par acte du . Devenue veuve, Jeanne se remarie avec Guillaume de Waringhien, seigneur de Fontaine à Croix et de nouveau veuve, paye en 1416 le droit de nouvel acquêt pour récupérer les deux fiefs de son second époux. Jeanne de Thumesnil meurt le [7].
- Guillaume II ou Willaume, alias Louis-Guillaume, de Tenremonde ( -1412[1]), fils de Jean Ier et de Sainte Canard, relève la bourgeoisie de Lille en 1371 et remplit plusieurs fonctions de premier plan dans la ville entre 1381 et 1393 (juré ou conseiller, échevin, mayeur, rewart)[8], puis en Flandre wallonne[9]. Anobli par le roi Charles VI par lettres données à Paris en , moyennant finance taxée à 48 livres parisis[10], il devient premier lieutenant du gouverneur du souverain bailliage de Lille en 1399 et 1404[10], puis receveur du châtelain de Lille en 1403[9]. Il est impliqué avec son frère Henri dans une sombre histoire d'argenterie accaparée par un membre de la famille de leur mère (Sainte Canard) contre un autre membre de la famille. Le Parlement de Paris les condamne le , conjointement avec les autres prévenus à rembourser à la plaignante la valeur de l'argenterie, soit 100 marcs d'argent, équivalent à 25 kg d'argent[11]. Guillaume prend pour femme Jeanne Draghon, fille de Jean, bailli en 1398 de Jean Canard évêque d'Arras, et d'Isabelle Dugardin. Guillaume décède en 1412 et sa femme meurt après cette date[11]. Outre leurs huit enfants légitimes, Guillaume II a engendré un fils naturel Joissin ou Joachim[12].
- Henri Ier de Tenremonde ( -1418), fils de Jean Ier, marchand de draps, relève la bourgeoisie de Lille en 1373. Il est membre du Magistrat de Lille dans différentes fonctions de 1375 à sa mort survenue vers 1418[13]. Il possède en 1417, un fief à Mouvaux, un à La Chapelle-d'Armentières (La Hallerie), et un à Wattignies (fief de Bargues[14]). Sa mère l'émancipe en même temps que son frère Guillaume le . Il a eu trois épouses, mais selon les sources l'ordre des épouses varie. Il se marie avec Marie Fremault, fille de Jean, bourgeois de Lille, membre du Magistrat ayant occupé différentes fonctions et de Jeanne Clenquet[15], puis vers 1384, il prend pour femme Marie le Winentier, fille et héritière de Jean. Il soutient conjointement avec son beau-frère Allard le Winentier un procès à propos du fief d'Angrin, situé à Lesquin. Ils obtiennent une sentence favorable en première instance devant le bailli de Vermandois, puis en appel devant le Parlement de Paris par un arrêt du . Henri plaide également devant le Parlement de Paris en , avec ses files Jeanne et Sainte, suite à un procès intenté contre celle-ci par un dénommé Amand Gossart. Marie le Winentier étant morte avant [16], Henri prend alliance en 3e noces avec Marie Warin (ou avec Marie Fremault[15]). Devenue veuve, Henri décédant vers 1418, celle-ci a également un procès à soutenir contre son neveu Guillaume II de Tenremonde au sujet d'une affaire commune à Henri Ier et Guillaume II. Elle gagne devant la Halle des échevins de Lille. Le Parlement de Paris examine l'affaire en appel en 1422 mais sa décision n'est pas connue. Marie Warin meurt vers 1435[8]. :
- Jeanne Ire de Tenremonde ( -1450), fille d'Henri Ier, née du premier lit, morte le , épouse à Lille le Hubert Gomer (Gommer) ( -1455), écuyer. Elle reçoit du Magistrat de Lille des présents en vin à l'occasion de ses noces. Son mari est un notable de la ville : bourgeois de Lille depuis le , il reçoit du Magistrat un cadeau fait de lots de vin le , suite à un prix gagné lors de joutes à Bruges. Retrouvé dans différentes fonctions de direction de la ville, nommé un des quatre commissaires du souverain chargés du renouvellement de la loi, bailli de Lille en 1418 et pendant trente-huit ans, conseiller du duc de Bourgogne jusqu'à sa mort survenue le , il est fils de Baudouin Gommer, lui aussi notable de la ville et de Laurence Escarlatte, morte en 1391. Du fait de sa mère, il détient le fief de Basinghien à Loos. Il est enterré avec son épouse dans l'ancienne église Saint-Étienne de Lille, où une inscription rappelait son souvenir et celui de son épouse[8],[17]. Le couple a eu 19 enfants[17].
- Catherine Ire de Tenremonde, dame de la Hallerie, et de le Court en 1475, hérités de son demi-frère Pierre Ier puis d'Antoine, fils de Pierre Ier, mort sans héritier, est fille d'Henri Ier et de Marie Fremault, sa première femme. Elle devient la compagne de Maître George d'Ostende, seigneur de Joyeulx-penser, secrétaire des ducs de Bourgogne Jean Sans Peur en 1414 et Philippe Le Bon en 1428, puis de Charles VII roi de France. Le , des lettres données à Gand le promeuvent à l'office de garde des chartes de Flandre et d'Artois[8]. Il prête serment à ce titre devant la Chambre des comptes de Lille le . Georges d'Ostende possède en 1447 les fiefs de Marcot, de l'Épinette, de Cliquesnois, situés à Wambrechies. Il meurt en 1448, est inhumé dans la chapelle Notre-Dame de l'ancienne église Saint-Étienne de Lille, où une plaque de cuivre porte ses armoiries et son identité [18].
- Pierre Ier de Tenremonde ( - 1446) est fils d'Henri Ier et de Marie Warin. Seigneur de la Hallerie et de Bargues, héritées de son père, il relève la bourgeoisie de Lille le [13] et s'intègre au Magistrat dans différentes fonctions jusqu'en 1435 au moins. Ayant été armé chevalier, probablement à la suite d'une action d'éclat, en combattant dans les milices bourgeoises[13], il prend cette qualité le dans le rapport et dénombrement du fief de Bargues, adressé au duc de Bourgogne. Ce fief d'une dimension de 30 bonniers (environ 30 hectares) de terre, relève du châtelain de Lille et génère plusieurs rentes en nature (grains, volailles) et en argent. Dans un acte du , il est dit « à présent chevalier[13]». Pierre meurt en 1446. De son épouse, au nom inconnu, (elle peut être Jeanne de la Douve, dite de Rabecque) il a un fils Antoine et une fille Antoinette. Antoine reprend le fief de la Hallerie dont il sert le relief au duc de Bourgogne le . Il détient également le fief de le Court, situé à Pérenchies et relevant du châtelain de Lille. Il meurt sans héritier : les deux fiefs reviennent à sa tante Catherine Ire en 1475[8].
- Jean III de Tenremonde, écuyer, fils de Guillaume II, remplit entre 1399 et 1431 plusieurs fonctions de direction de la ville. Bourgeois de Lille le , il reçoit du Magistrat 48 lots de vin, à l'occasion de son mariage le avec Isabelle de Pacy, fille de maître Jean et de Péronelle Lakaresmelle. Jean de Pacy est un haut fonctionnaire des finances d'abord à Paris puis à Lille : greffier de la chambre des comptes de Lille à sa création en 1386, ensuite maître de la dite chambre et conseiller du duc de Bourgogne de 1389 à sa mort en 1413. Jean de Tenremonde a quelques différends avec son beau-père au sujet des successions de sa belle-mère et de la mère de celle-ci. Jean Canard, évêque d'Arras, ami et chancellier du duc de Bourgogne Philippe le Hardi, intervient pour aplanir les difficultés, le règlement du dossier étant approuvé par une charte signée du duc le [11].
- Guillaume III de Tenremonde ( - 1436), fils de Guillaume II, est souvent indiqué à tort comme ayant voulu entrer dans l'ordre de Rhodes ce que ne permettait pas l'anoblissement trop récent de la famille. Il relève la bourgeoisie de Lille en 1425. Il remplit plusieurs fonctions au sein du Magistrat entre 1425 et 1432[19]. Il meurt en 1436. Il a épousé Marguerite Hangouart, fille de Jean, membre du Magistrat et d'Agnès de Fourlignier. Veuve, Marguerite se remarie avec Jean de Wavrin, chevalier, gouverneur de Lillers, conseiller et chambellan du duc Philippe le Bon[11].
- Sainte de Tenremonde ( - 1418), fille de Guillaume II, devient vers 1390 la femme de Gérard ou Grard Tuelaine ou Thieulaine ( -1439), fils de Jean, échevin de Lille, juré, et de Willemine le Nepveu. Gérard de Thieulaine, seigneur de Thiembronne, relève la bourgeoisie de Lille en 1390, exerce plusieurs fonctions de direction de la ville. Les deux époux sont enterrés dans la chapelle Sainte-Barbe, de l'ancienne église Saint-Étienne de Lille. Leur épitaphe le dit mort le et la dit décédée le [12].
- Marie de Tenremonde, fille de Guillaume II, épouse en 1404 Jacques le Prévost, seigneur de Fléquieres à Wattignies, fils de Thomas, bourgeois de Lille, et de Jeanne l'Escarlatte. Il relève la bourgeoisie de Lille le puis s'intègre au Magistrat de la ville. Marie de Tenremonde meurt après avoir engendré 9 enfants. Veuf, Jacques Le Prévost se remarie avec Marie de Clary et meurt avant . Il avait un frère nommé Thomas qui avait pris pour femme une Marie de Tenremonde[12].
Branche de Villers-Perwin et Sart-les-Walhain
Cette branche fondée par Jacques Ier de Tenremonde, écuyer, fils de Guillaume II, s'établit dans le Brabant suite à l'achat du fief du Gardin ou du Jardin à Villers-Perwin; le fondateur prend pour femme Agnès Sompecke, d'Anvers. Les descendants exercent souvent des fonctions de direction et/ou s'allient avec des notables.
- Madeleine de Tenremonde, fille de Jacques Ier , épouse Jacques de Harchies, seigneur d'Harchies, Bomale, chevalier, veuf d'Isabelle d'Aspremont (Maison d'Aspremont). Jacques de Harchies vend sa terre de Bomale à son neveu Joachim Ier de Tenremonde en 1515. Madeleine de Tenremonde serait sa troisième épouse selon De Vegiano[20],[21],[22]
- Henri III de Tenremonde, fils de Jacques Ier , seigneur du Gardin, prend pour femme Jeanne de Berghes (Maison de Glymes), fille du comte de Wahlain en 1501[21]. Sans postérité officielle, Henri aurait eu un fils illégitime Joachim de Tenremonde, né de sa maîtresse Jeanne Lambert, légitimé en 1529, mort sans postérité[18].
- Joachim Ier de Tenremonde, ( - 1536), fils de Guillaume IV, mort en 1489 et de Marie Chevalier[18], (Guillaume IV appelé Jacques II de Tenremonde selon De Vegiano[21]), petit-fils de Jacques Ier , écuyer, seigneur de Sart-lez-Walhain, Sart-Messire-Guillaume et de Bomale, acheté à son oncle Jacques de Harchies, est drossard (officier de justice) de la ville et pays de Berg-op-Zoom. Il meurt le . Il a pris pour femme Jeanne-Van-Neez, dite Lambrechts, fille de Corneille et de N. Bautersem, fille naturelle du seigneur de Berg-op-Zoom. L'épouse décède le , est enterrée auprès de son mari, selon les sources, à Walhain sous une tombe ornée de leurs armes ou à Lille[18],[21].
- Jeanne II de Tenremonde, fille d'Antoine, petit-fils de Joachim Ier, dame de Neeryssche, épouse par contrat du Arnould de Gottignies, seigneur de Sainte-Gertrude Machelen, colonel de dix compagnies d'infanterie wallonne, mort le . Elle épouse ensuite Michel de Croÿ, seigneur de Cosroy-le-Grand, fils de Guillaume et de de Gertrude Van-Halle, échevin de Louvain, dont postérité[18].
La branche disparait au XVIIe siècle.
Seigneurs de Mérignies (première branche) et Bachy
La famille de Tenremonde est associée à l'histoire de Mérignies depuis 1440, date à laquelle un membre achète la seigneurie ainsi que celle de la Broye au châtelain de Lille. Un descendant y fonde un château en 1640, il en reste des vestiges (écuries) dans le château dit de la Rosée. Plusieurs membres de la famille ont été enterrés dans les églises de Bachy et de Mérignies.
- Henri II de Tenremonde (vers 1394-1486[1]), fils de Guillaume II et de Jeanne Draghon, écuyer, possesseur ou acquéreur de nombreux fiefs, fonde la branche en achetant la terre de Mérignies. Bourgeois de Lille, notable, il y exerce plusieurs fonctions. Également receveur du domaine de la châtellenie de Lille, choisi par le duc de Bourgogne pour faire partie de ses conseillers, il est encore conseiller du comte de Saint-Pol[23]. Marié trois fois, il est enterré avec sa dernière femme, dans l'église Saint-Étienne de Lille.
- Catherine II de Tenremonde, fille d'Henri II, devient, par contrat passé à Amiens en 1445, la femme de Jean de Parys, écuyer, fils de Robert et de Marie Cardon. Elle prend ensuite alliance, par contrat passé à Lille en 1462, avec Jean de le Cambe dit Gantois, fondateur de l'hospice portant son nom (Hospice Gantois) en 1462, et de la maison des repenties de la Madeleine[24] en 1481, fils de Jacques et de Cécile Dubois. Elle meurt sans enfants vers 1489, laissant pour héritiers son frère Jean et ses sœurs, lesquels donnent quittance pour ces biens à Jean Gantois son mari[25]. Elle est inhumée aux côtés de celui-ci, mort en 1496, dans la chapelle de l'hospice Gantois[26].
- Enfant naturel : Jean IV de Tenremonde, fils naturel d'Henri II et de mère non connue,.devient notaire et secrétaire du roi Louis XI, receveur général du comté de Ponthieu en 1465. Il bénéficie d'une faveur certaine à la Cour du roi qui le nomme en 1467, receveur ordinaire de Paris. il prête serment devant la Chambre des comptes de Lille en début d'année 1467. Des lettres données par Louis XI à Thouars en 1464 le légitiment, avec exemption de finances, contrairement aux édits et statuts du royaume[27].
- Gilbert ou Gavin[19] ou Guillebert[28] de Tenremonde ( -1493), écuyer, fils d'Henri II, seigneur du Gars, occupe diverses fonctions dans le Magistrat de Lille avant de devenir seigneur de Mérignies après son père en 1486. Échanson du duc de Bourgogne Philippe Le Bon, bailli d'Armentières en 1465, bailli de Lille en 1485 et 1486, il participe à la bataille de Monthléry le au service du duc. Très grièvement blessé lors du combat, et donné pour mort pendant trois jours, il disait ensuite sa conviction de devoir sa survie et la récupération de ses moyens à l'intercession de sainte Barbe. Il a donné le boulet qui a transpercé son heaume et le dit casque dans la chapelle qui est consacrée à la sainte dans l'église Saint-Étienne de Lille. Son fils Antoine a fait placer une inscription rappelant le secours providentiel reçu[27],[29]. Il meurt en 1493[30]. Il épouse avant 1453 Antoinette de la Douce, dit de Rabecque, morte avant 1505, fille de Pierre, écuyer et de Catherine de Langlée[27].
- Antoinette Ire de Tenremonde, fille de Gilbert, devient la deuxième femme de Messire Jacques de Harchies, seigneur du lieu, fils aîné de Jean, seigneur de Harchies et d'Oude de Bomal. Il était alors veuf d'Isabeau d'Aspremont et il va prendre pour femme en troisièmes noces Marie de Bercus[27],[22].
- Antoine de Tenremonde († ), ou Antoine II, fils de Gilbert de Tenremonde et de Jacqueline Fremault[1], seigneur de Mérignies, fait une belle carrière. Chevalier, détenteur de plusieurs fiefs, notable de Lille où il occupe différentes fonctions : bailli, échevin, également bailli d'Armentières, lieutenant du gouverneur de la Flandre wallonne puis capitaine au château de Lille, commissaire au renouvellement de la loi. Il complète ces services au service de l'empereur Charles Quint en tant que chambellan. Seigneur de Bachy par son mariage avec Antoinette de Cuinghem, il meurt le [31]. Il gît avec son épouse morte le [32] dans l'église de Bachy[33].
- Antoinette II de Tenremonde, fille d'Antoine II, épouse François de Haynin (1464-1537) seigneur d'Haynin, Amfroiprez, Gusignies, Oby, etc., fait chevalier en 1532, fils de Jean de Haynin (1423-1495), dit Brognart, chevalier, seigneur d'Haynin, Louvignies, et de Marie de Roisin. François de Haynin est lieutenant du gouverneur du château de Lille à partir de 1507, plusieurs fois commissaire au renouvellement de la loi de la ville, Veuf d'Isabeau de Rosimbois, puis de Marie de Gosson, fille du sire d'Halloy, Antoinette de Tenremonde est sa troisième épouse, dont postérité[33].
- Michelle de Tenremonde ( -1553), fille d'Antoine II, meurt le . Elle a épousé Guy de Païage, chevalier, seigneur d'Hersaux, lieutenant du gouverneur de Lille, Douai, Orchies, fils d'Antoine, chevalier, seigneur de Païage, et de Jeanne Chucquet, dame de Planques et d'Hersaux à Wambrechies. Il meurt le . Le couple est enterré dans l'église Saint-Nicolas de Douai[33].
- Jacques II de Tenremonde, fils d'Antoine II, chevalier, reprend les seigneuries de Mérignies de la Broye, du Gars, après la mort de son père Antoine[34]. Il verse à cette fin 20 livres parisis de droit de relief au château de Lille. Il récupère le fief de Meurchin (sur Lesquin) de son parent Jacques de Tenremonde, issu de la branche cadette ci-dessous. Il se marie avec Marguerite Blondel, fille d'Antoine, seigneur de Manchicourt, et d'Agnès Oudart, dame de Cuicnhy-le-Bauduin[35].
- Gérardine ou Gérarde de Tenremonde, fille de Jacques II, dame de Meurchin, devient dame de Mérignies, Durmort, du Gars en 1569, après la mort de son frère également prénommé Jacques mort en 1569[33]. Elle vend Durmort le , et meurt avant 1589. Elle épouse d'abord Jean de Cuinchy, écuyer, seigneur de Libersart, mort avant 1569 en allant au secours des catholiques de France. Il est le fils de Philippe, seigneur de Libersart, et de Marguerite de Croix. Elle se marie ensuite avec Antoine de Nédonchel, chevalier, seigneur du Quesnoy, Douvrin, enseigne de la compagnie du comte de Rœulx, puis gouverneur, capitaine et bailli des villes et château d'Aire-sur-la-Lys, fils de François, écuyer, seigneur du Quesnoy et de Marie Louise de Habarcq. Elle a eu du premier lit, une fille Marguerite qui suit.
- Marguerite de Cuinchy, fille de Jean de Cuinchy et de Gérardine de Tenremonde, est dame de Libersart, de Wailly, du Gars en 1587. de Mérignies. Elle épouse en Louis de Beaufort, chevalier, seigneur de Warlincourt, Boulleux, fils d'Hector, seigneur de Boileu. Elle meurt sans postérité en 1590, est enterrée dans l'église de Mérignies. La seigneurie de Libersart passe à son oncle François de Cuinchy, seigneur de Moreaucourt, et les seigneuries de Mérignies Meurchin, du Gars et de Wailly reviennent à Philippe II de Tenremonde, seigneur de Bachy, cousin germain de la mère de Marguerite[33],[35].
- Philippe Ier de Tenremonde (avant 1493 -1524), écuyer, fils d'Antoine II, nait avant 1493. Il est écuyer d'écurie de Françoise de Luxembourg, épouse de Philipe de Clèves, seigneur de Ravestein[36]. Il épouse en premières noces en 1517 Jeanne de Neufville dite Jeanne d'Allennes (Allennes-les-Marais ?) , morte en 1521, fille de Baudouin dit Morlet, écuyer, et de Marie de la Barre, puis prend pour femme en 1522, Guillemine de le Candelle, veuve de Paul Castelain, morte en 1548, fille de Jacques, seigneur d'Herbamez et d'Isabeau Deliot. À l'occasion de ce mariage, Philippe verse à la ville un droit dû en tant que non bourgeois. Devenue de nouveau veuve, Guillemine se remarie avec le seigneur d'Hollebeke, maître d'hôtel de la reine douairière de Hongrie Marie de Hongrie[33]. Philippe Ier meurt avant son père le à Tournai. En 1904, l'église de Bachy contenait les restes d'une chapelle funéraire à son nom[36].
- Françoise de Tenremonde, fille de Philippe Ier, relève en 1542 la seigneurie de Beaufremez qui lui est échue à la mort de son grand-père Antoine. Elle paye avec son frère 500 livres à la ville de Lille en 1542 pour un héritage reçu de Jeanne Thieulaine, veuve de Paul Delebarre, bourgeois, leur bisaïeule (arrière-grand-mère). Elle se marie en 1551 à Nicolas de Bonmarchié, chevalier, seigneur de la Braïelle, fils de Jacques, écuyer, seigneur d'Héligny et d'Isabeau de Louvernal[34]. Elle est veuve en 1566[33].
- Philippe II de Tenremonde (vers 1529 -1597), chevalier, fils de Philippe Ier, seigneur de Bachy après son grand-père Antoine, relève en 1542 la seigneurie des Frémaux sur Verlinghem (il la vend en 1551[37]). Il hérite Mérignies de sa cousine Marguerite de Cuinchy. Il relève Bercus (Bercu) (hameau sur Mouchin) en 1585 et Mérignies en 1590. Seigneur de Monbrehain, La Broie, Meurchin (sur Lesquin), etc., capitaine de gens de pied et de cheval, il fait les guerres d'Allemagne au service de Charles Quint, puis sert son successeur Philippe II. En 1585, nommé grand prévôt de Tournai, il en achète la bourgeoisie 12 livres de Flandre, et est installé grand prévôt et chef de la commune. Il épouse Catherine Hanette[38] dite de Bercus ou Bercu, dame du lieu, fille aînée de François Hanette, écuyer, seigneur de Bercus, et de Jeanne Le Preudhomme d'Hailly, inhumés dans la chapelle Notre-Dame de l'église de Mouchin[38]. Philippe II meurt le selon sa pierre tombale[31], âgé de 68 ans, à Tournai[35], (on trouve également le [39]) sa femme décède le [31] (ou le [32]). Il est inhumé dans l'église de Bachy avec son épouse. Leur pierre tombale signale qu'ils ont toujours donné aux pauvres et qu'ils ont fondé à perpétuité une messe de requiem tous les vendredis de l'an en l'église de Bachy avec distribution de pain à quelques nécessiteux. Sur la verrière, une inscription rappelait l'identité des donateurs : « Cette verrière ont donné et fait icy poser Messire Philippe de Tenremonde, chevalier, sr de Baissy, Mérignies, Monbrehain, Hostelle, La Broie, Merchin, etc.,...et dame Catherine de Bercus, dame héritière dudit lieu sa compagne »[40].
- Jacques III de Tenremonde (1561 ou 1562-1633), chevalier, fils de Philippe II, est seigneur de Bercus, Mouchin, Baissy, Bois-Wailly, etc., homme d'armes de la compagnie du marquis d'Havré en 1600. Né avant 1561, il meurt le à Tournai. Il épouse en à Tournai, Marguerite de Boubais, fille d'Adophe, écuyer, seigneur d'Anvain (Anvin?), et de Françoise de Hertain ou Hertaing. Elle meurt en 1622 ou 1623. Veuf, il fait son testament à Tournai le et y meurt le [35]. Les deux sont enterrés dans l'église de Mouchin.
- Catherine-Françoise de Tenremonde (1607-1670), fille de Jacques III, dame de Meurchin, nait à Tournai le , meurt le . Elle épouse à Tournai le Robert de Belleforière (mort en 1670), chevalier, seigneur de Thun-Saint-Martin, Maynile-le-Grand, Maynile-le-Petit, fils de Maximilien, chevalier, capitaine d'une compagnie de cavalerie, et de Louise de Bernemicourt. Catherine Françoise et son mari sont enterrés avec leurs deux filles dans l'église de Thun-Saint-Martin. Le couple a fait plusieurs fondations dans l'église (deux messes par semaine, deux obits par an avec distribution d'argent à des pauvres,...)[40].
- Adolphine-Marguerite de Tenremonde, fille de Jacques III, morte en 1647, épouse le à Tournai Louis-Philippe de Calonne ( -1649), écuyer, seigneur d'Annevin et du Bois du Rieu, fils de Louis, chevalier, seigneur du Bois de Rieu, grand prévôt de Tournai en 1620, et de Catherine de la Chapelle. Louis Philippe meurt le . Dont postérité[40].
- Maximilien de Tenremonde(1614-1683), fils de Jacques III, chevalier, seigneur de Meurchin après la mort de sa sœur Catherine-Françoise, Anvain (Anvin) et Bercus( Bercu)[41] après son frère Jacques, Hornaing, etc[42]. Il nait à Tournai le et meurt le . Il épouse Antoinette de Croix, veuve de Sébastien de Woorde, seigneur de Saucourt et de Soupplies, fille de Pierre de Croix, chevalier, seigneur de la Fresnoye, de Malannoy, Bourech et d'Hollain, et de Magdelaine de Thiennes.
- Marie-Catherine de Tenremonde, fille de Maximilien, se marie en 1702 (ou en 1680[43] ) avec Jean de Mesgrigny (1628 ou 1631-1720), fils de Jérôme, seigneur de Marcilly-Le-Hayer, et de Marguerite Coiffart. Jean de Mesgrigny a pu être considéré comme le bras droit de Vauban, ayant notamment édifié la citadelle de Tournai, la canalisation de l'Escaut à Tournai[43]. Le château de Bercu, leur résidence, toujours existant de nos jours[44], est alors un des bâtiments les plus remarquables de Mouchin[43].
- Marie-Marguerite de Tenremonde, fille de Jacques III, fait son testament à Tournai le , en sa maison située, rue de la Haigne. Elle épouse à Tournai le Jacques Spierinck Van Wel, écuyer, seigneur de la Cauchie (La Cauchie?), mayeur (dirigeant) des échevins de Tournai, mort le , dont postérité. Il est inhumé en la chapelle Sainte-Croix de l'église Saint-Brice de Tournai sous une pierre tombale portant son épitaphe. Son épouse, bien que remariée, est enterrée à son côté. Les deux époux ont créé dans cette église une fondation à perpétuité, moyennant le versement de 67 livres de Flandre, pour le salut de leurs âmes, à savoir une messe tous les vendredis et deux obits par an avec distribution de pain aux pauvres, personnes âgées et veuves ayant assisté à l'obit. Elle se marie ensuite à Tournai le avec Charles de Beaufort, chevalier, seigneur de Grincourt (Grincourt-les-Pas?)[34]. Il meurt le , est inhumé dans la même église de Tournai[45].
- Pierre III de Tenremonde ( -1619), fils de Philippe II, écuyer, obtient du roi Philippe II des lettres patentes de chevalerie datées du . Seigneur de Bachy, de Mérignies, et du Gars en 1597, il achète la bourgeoisie de Tournai pour 12 livres de Flandre et en 1590-1591, est nommé grand prévôt de la ville. Il devient ensuite gentilhomme de la bouche de l'empereur Matthias Ier de Habsbourg[34]. Les et , lorsque l'archiduc Albert d'Autriche, souverain des Pays-Bas ordonne l'appel du ban, et charge le gouverneur de Lille de convoquer les nobles de la châtellenie de Lille, Pierre de Tenremonde répond à l'appel et réaffirme être prêt à servir à servir son souverain, comme il l'a fait par le passé. Pierre de Tenremonde rénove le château de Bachy, qui existait déjà en 1552. Il fait construire la chapelle sépulcrale de l'église de Bachy où lui est élevé un monument en pierre de Tournai. Il se marie deux fois. Il épouse par contrat le Jacqueline alias Éléonore de Gruteere, fille d'Antoine, seigneur d'Exaerde, grand bailli du pays de Waes et d'Éléonore de Heurne. Elle meurt le , est inhumée à Bachy. Il prend ensuite pour femme en 1602 Marie de La Hamaïde ( -1641), chanoinesse de Nivelles, fille de Charles de La Hamaïde, chevalier, seigneur de Chéreng et de Trivières, gouverneur de Binche, et de Marie de Gulpen, dame de Héripont. Pierre décède le . Marie de la Hamayde fait hommage le au roi Philippe IV du fief du Gars en sa qualité de mère et tutrice légale de ses enfants[6]. Elle meurt le et est enterrée à Bachy près de son mari, dans le monument funéraire situé dans l'église et préparé pour eux.. Elle est représentée avec son époux, qualifié de « noble et puissant seigneur » sur son monument funéraire[31], via le gisant des Tenremonde dans la chapelle sépulcrale de l'église de Bachy. La pierre tombale reprend les seize quartiers caractérisant les époux, et porte une inscription donnant leur identité et principaux titres[34],[45].
Seigneurs de Bachy
- Louis de Tenremonde (1603-1685), chevalier, fils de Pierre III et de Marie de La Hamaïde, nait le . Il est seigneur de Bachy, du Gars, d'Hostel, de Monbrehain. Il épouse à Tournai le Louise de La Broye, dite de Laval[31], dame du Bois à Bondues, fille de Gilbert, écuyer, seigneur d'Estaimbourg, et de Hélène de la Pierre de Bousies. Elle meurt en . Il prend alors alliance avec Marguerite Chrétienne de Landas, dite de Louvignies, fille de Lamoral, chevalier, seigneur de Rhosne, et de Heulle, vicomte de Florival et de Louise Adrienne de Beaufort dont il n'a pas eu d'enfant. Il se marie enfin avec Anne d'Yve de Ramez, fille du seigneur de Ramez. Il meurt le [46], le selon sa pierre tombale[32], et est inhumé avec ses trois femmes dans la même chapelle que son père dans l'église de Bachy, une inscription rappelant leur identité. Louis de Tenremonde a eu le souci de s'assurer une descendance mâle, son seul fils étant mort encore enfant, mais n'a pas eu cette satisfaction[46].
- Marie-Jeanne de Tenremonde (1630- ), fille de Louis et de sa première épouse, dame de Bachy et du Gars, est baptisée le à Tournai. Elle épouse à Tournai le Pierre Ulrich de Haudion, écuyer, seigneur de Ghibrechies (sur Willemeau) fils de Lancelot, seigneur de Ghibrechies et Wyneghem, et de Gertrude de Hoensbroeck. Par ce mariage, elle fait passer la seigneurie de Bachy et le fief du Gars dans la famille De Haudion[34].
- Hélène-Françoise de Tenremonde (1631- ), fille de Louis et de sa première épouse, dame de Montbrehan, est baptisée à Bachy le . Elle épouse François-Robert de la Pierre, seigneur de Marcq, fils de Guillaume, seigneur de Lannoy, et de Anne de Carondelet. Elle fait enregistrer ses armes et celles de son mari à l'Armorial général de France en 1697 au bureau de Valenciennes[46],[47].
Après ce décès, le fief de Bachy passe dans les possessions de la famille de Haudion.
Seigneurs de Mérignies (seconde branche)
Nombre de membres de cette lignée, décédés au XVIIIe siècle sont enterrés dans l'église de Mérignies.
- Lamoral-François de Tenremonde (1604-1658), fils de Pierre III et de Marie de La Hamaide, chevalier, seigneur de Mérignies, de La Broye, Lannoy, Comproyez etc, nait le . Il fait construire ou reconstruire le château de Mérignies en 1640[3] et la famille, lui-même et sa descendance, vont en faire leur principale résidence. Il épouse en 1652 Marie Madeleine van der Meere, fille de Philippe, seigneur de Woorde, Huysgavère, bourgmestre d'Audenarde et d'Anne de Croix Malannoy. Il meurt en , est enterré dans l'église de Mérignies[48]. Sa veuve se remarie avec Jean-Georges de Calonne d'Avesnes, sergent-major d'un régiment liégeois, gouverneur des forts près d'Anvers et meurt après 1692.
- Anne-Marie de Tenremonde ( -1712), fille de Lamoral-François, chanoinesse de Denain, fait enregistrer ses armes à l'Armorial de France en 1697. Elle est chanoinesse pendant 54 ans et décède « chanoinesse aînée ». Elle fait plusieurs fondations pieuses dans l'église du chapitre par son testament du et meurt le à Valenciennes. Son épitaphe figurait dans l'église du chapitre sous les titres de« noble et illustre dame...chanoinesse aînée de très noble et illustre chapitre...fille de Messire...et de Madame[48]...».
- Marie-Anne de Tenremonde, fille de Lamoral-François, épouse Maximilien-François de Mailly-Mametz, baron d'Ebblinghem, grand bailli de la châtellenie de Cassel, fils de François Florent, chevalier, baron d'Ebblinghem, et d'Anne Françoise Henriette de Sainte Aldegonde, dame de Spy[48].
- Louis-François Ier de Tenremonde ( -1726), chevalier, fils de Lamoral-François, seigneur de La Broye, Lannoy, et de Mérignies, effectue le retrait du fief du Gars puis le vend en 1716. Il achète la terre et seigneurie d'Estrées, dite comté d'Estrées[49], près d'Arleux par acte passé le à François-Dominique de Marnix et à son épouse Marie-Antoinette-Agnès de Haudion. Il nait à Mérignies et meurt à Lille le le , après avoir acheté la bourgeoisie de Lille le . Il est le Tenremonde qui fait bâtir à Lille l'hôtel de Tenremonde. Comme son père, il porte d'abord ses armes écartelées de Tenremonde et de la Hamaide, puis vers 1685, il récupère les armes pleines de sa famille et les fait enregistrer avec celles de sa femme à l'Armorial général de France. Il épouse en 1677 Anne Marie de Logenhagen (vers 1659- ), dame d'Inghelant, fille de Jean-François, seigneur d'Inghelant et de Jeanne de la Porte[48].
- Paul-Louis de Tenremonde (vers 1677-1756), fils de Louis-François Ier, est chevalier, seigneur de Bellone, Mérignies, La Broye, du comté d'Estrées. Il nait à Mérignies, est reçu aux États d'Artois en 1732, achète la bourgeoisie de Lille le . Le , il présente au bureau des finances de Lille le rapport et dénombrement de la terre d'Estrée, héritée de son père et rend foi et hommage pour cette terre le . Membre du corps de la noblesse des États d'Artois, il est député de la noblesse de Lille en . Il meurt le , à l'âge de 79 ans, est enterré à Mérignies. Il épouse le Marie-Louise de Carnin (1705-1789) ou de Carnin-Stadin[39], née à Ypres en 1705 et morte à Lille le à 83 ans, inhumée à Mérignies le aux côtés de son mari, fille de Jean de Carnin, chevalier, créé comte de Carnin-Staden par Louis XIV en 1712, seigneur de Staden, baron de Slype, de Roosebeke, etc; et de Marie-Anne le Poyvre, baronne de Maele, dame de Vyve. Paul-Louis de Tenremonde est inhumé dans l'église de Mérignies sous un grand marbre noir, situé à gauche du chœur, portant une inscription rappelant sa présence, celle de son épouse et de plusieurs de ses parents enterrés dans l'église de Bachy et de Mérignies[48].
- Marie-Françoise de Tenremonde, fille de Louis-François Ier, épouse par contrat passé à Lille le Philippe-Simon de Herbais (1703-1795), seigneur de Pepinghem, vicomte de Thun-Saint-Martin, Les Mottes, fils d'Ignace, vicomte de Thun, seigneur de Pepinghem, des Mottes etc., officier du régiment d'Isenghien, et de Madeleine-Claude de Baudequin, député de la noblesse pour les États de Cambrai de 1770 à 1784. Il nait à Pepinghem le . Veuf il se remarie avec Marie de Landas. Il meurt sans postérité en émigration à Heesen en Westphalie le .
- Jean-François (Jean-François-Louis-Joseph) de Tenremonde (1735-1782), fils de Paul-Louis, chevalier, seigneur de Bellonne, Camproye, Mérignies, du comté d'Estrées, de la Faussardrie et de Comproyé, nait le à Lille et meurt le dans son château de Mérignies à l'âge de 47 ans. Il donne le rapport et dénombrement de la seigneurie d'Estrée le , et rend foi et hommage au roi de France, entre les mains du président du bureau des finances de Lille du fait de cette terre le . Il se marie le avec Marie-Eustache-Reine de Waziers-Wavrin (Maison de Wavrin) (1735-1819), née à Mons en Belgique le , fille de Jean-Joseph-Louis, seigneur de Rebreuviette en Artois et de Montigny-sur-Rocq, et de Marie-Anne-Antoinette-Eugénie de Berghes-Saint-Winoc (Maison de Berghes-Saint-Winock), chanoinesse de Denain. Devenue veuve, son douaire consiste en l'usufruit de la maison de Mérignies[50]. Elle sert le rapport de la terre à clocher et seigneurie d'Estrées au roi de France le , en tant que mère et tutrice de Charles-Louis-Ghislain son fils, et rend foi et hommage pour la même seigneurie le [51]. Marie-Reine de Waziers-Wavrin se rend régulièrement en Belgique pour ses affaires et se fait délivrer en 1792, après le déclenchement de la Révolution française, un passeport à cette fin. En 1793, pendant la Terreur dans le Nord-Pas-de-Calais, ellle se voit accusée d'émigration, du fait de ces déplacements fréquents. La municipalité de Mérignies l'aide en attestant que malgré les « dévastations, pertes, vols, pillages » causés par les ennemis de la République, elle n'a jamais eu l'intention d'émigrer, et en lui délivrant le 9 brumaire an IV () un acte de résidence[50],[52]. Elle meurt à Tournai le à l'âge de 83 ans. Le couple est inhumé dans le chœur de l'église de Mérignies sous une pierre de marbre blanc, les désignant comme « très nobles et très illustres ».
- Louis-François II de Tenremonde (1736-1795), fils de Paul-Louis, chevalier, dit le vicomte de Tenremonde, seigneur de Ransart en Artois et d'Hesdin, nait en , assiste à l'assemblée générale des trois ordres du ressort de la gouvernance de Lille en vue des États Généraux, le , après avoir participé à l'assemblée des États d'Artois tenue du au , du fait de la terre de Ransart[53]. Il meurt le à l'âge de 58 ans, est enterré auprès de ses parents dans l'église de Mérignies[49]. Il épouse le Marie-Louise-Bonne-Joseph de Haynin (1741-1788) (Maison de Haynin). Elle nait le et meurt le , sans enfants, fille unique de Louis-François, baron de Haynin, seigneur d'Amfroipret et de Ransart, ancien officier, premier lieutenant aux gardes wallonnes, mayeur d'Arras, grand conservateur de la forêt de Mormal, membre de la noblesse d'Artois, et de Marie-Ignace de Widebien[48].
- Charles (Charles-Louis-Ghislain) de Tenremonde (1771-1836), fils de Jean-François, chevalier, seigneur d'Estrées et de Mérignies en 1783 et 1789, nait à Lile le . Il assiste à l'assemblée générale des trois ordres du ressort de la gouvernance de Lille tenue le pour l'élection aux États Généraux de 1789. Il meurt en célibat le à Tournai à l'âge de 64 ans. Il peut être le Charles-Louis qui baptise la cloche de l'église de Mérignies en 1781[54].
Après la Révolution française
- François-Auguste-Ghislain de Tenremonde (1774-1825), fils de Jean-François, chevalier, seigneur de Comproye, officier au régiment de Vintimille[51], nait à Lille le et y meurt le à l'âge de 51 ans. Il assiste comme son frère Charles à l'assemblée générale préparatoire aux États Généraux de 1789. Il épouse en , Amour-Désirée-Caroline-Joséphine-Albertine, vicomtesse de Dam (1775-1845), née à Mons le , fille de François-Albert-Camille de Dam, vicomte de Dam, colonel au régiment de Wurtemberg, chambellan de l'empereur d'Autriche, et d'Antoinette-Amélie-Joseph de Rodoan, comtesse de Rodoan, dame de la Croix-Étoilée[51]. L'épouse meurt à Haubourdin le , âgée de 70 ans[51]. Une source dit qu'il était comte de Tenremonde et d'Estrée, ce qui n'est pas confirmé[55].
- Claire-Marie-Constance-Élise de Tenremonde (1804-1881), fille de François-Auguste-Ghislain, nait à Tournai le . Elle meurt à Lille le , à l'âge de 77 ans[56]. Elle se marie le à Mérignies avec Adalbert d'Hespel, (Famille d'Hespel), conseiller général, député, comte d'Hespel, fils de Romain-Séraphin-Marie-Joseph, comte d'Hespel, ancien maréchal de camp, inspecteur de la garde nationale, chevalier de Saint-Louis, de la Légion d'honneur, du mérite civil de Saxe, ancien officier au régiment d'Auvergne, et à l'Armée du prince de Condé[51], maire d'Haubourdin de 1813 à 1830[57], et de Louise-Angélique-Omer de La Croix d'Ogimont. Le couple a plusieurs enfants dont Octave-Joseph d'Hespel, maire de Wavrin, conseiller général, député, sénateur[51]. Les filles jumelles d'Adalbert d'Hespel et de Claire-Marie-Constance-Élise de Tenremonde, Claire et Anna, sont les marraines en 1845 de la cloche installée dans la nouvelle église d'Emmerin[58].
- Marie-Élisabeth-Louise de Tenremonde (vers 1805- ), fille de François-Auguste-Ghislain, vient au monde vers 1805. Elle prend pour époux en 1831 Marie-Pierre-Félix Moullart de Torcy, baron de Torcy, peintre, né en 1803, fils d'Antoine-Louis-Augustin Moullart, baron de Torcy, maire de la commune de Conchil-le-Temple de 1804 à 1843, cadet au régiment du Béarn en 1781, capitaine d'infanterie en 1791 et de Marie-Charlotte-Félicité de Sart, dame de Nielles. Ils résident au château du Pas d'Authie à Conchil-le-Temple. Un de leurs enfants Camille-Joseph est maire de Conchil-le-Temple[51].
- Victor (Victor-Charles-Albert) de Tenremonde (1807-1864), fils de François-Auguste-Ghislain, chevalier, dit le Comte de Tenremonde, nait au château de Mérignies, dit de la Rosée, le et y décède le , à l'âge de 56 ans. Il prend pour femme à Arry le Victorine-Élisabeth de Courteville d'Hodicq (1807-1833), fille d'Alexandre-François-Charles-Joseph, lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis et de Julie-Éléonore de Romberg, petite-fille du député de Courteville d'Hodicq. Le couple a trois filles, dont deux mortes en bas-âge et la troisième sans renseignements. L'épouse meurt en couches au château d'Arry le . Victor-Charles-Albert se remarie le à Ypres avec Caroline-Marie-Hubertine d'Artois, née à Ypres le , fille de Charles-Hubert-Marie et de Colette-Françoise-Constance de Moucheron[59],[60].
- Marie-Hélène-Charlotte-Joséphine de Tenremonde (1809- ), fille de François-Auguste-Ghislain, nait à Mérignies le . Elle épouse le à Douai le frère de son beau-frère Marie-Pierre-Félix Moullart de Torcy, Charles-Jules Moullart de Vilmarest, né à Conchil-le-Temple, le , chevalier, officier au 10e régiment de dragons, démissionnaire en 1830, sans doute suite aux journées révolutionnaires (Trois Glorieuses). Ils résident au château de Bomy. Un de leurs enfants Édouard est maire de Bomy.
- Octavie-Céleste-Justine de Tenremonde (1813-1883), fille de François-Auguste-Ghislain, nait à Mérignies le . Elle meurt à Hulluch le , à l'âge de 69 ans et y est enterrée. Elle prend pour mari à Mérignies le Arnould-Aimable-Valentin, baron de Bertoult d'Hulluch (1802-1855), mort au château d'Hulluch le , fils d'Arnould-Louis-Philippe, baron de Bertoult, chevalier de Malte (Ordre de Saint-Jean de Jérusalem), chevalier de Saint-Louis,et de Valentine-Aimable-Augustine de Vitry[51].
Avec Victor disparait le dernier descendant mâle de cette famille.
Le château de la Rosée à Mérignies, disparait lui en 1917[61].
Branche cadette
On retrouve dans cette branche les caractéristiques des autres rameaux composant la famille : membres occupant des fonctions administratives, aliiances maritales avec des familles ayant le même profil.
- Jean V de Tenremonde, ( -mort avant 1495), écuyer, est le fils d'Henri II (1394-1486), premier seigneur de Mérignies, et de Jacqueline Fremault sa troisième épouse. Licencié es lois, il est nommé conseiller pensionnaire (conseiller juridique) de la ville de Lille le et le demeure 32 ans jusqu'au . Il hérite de son père le fief d'Hébuterne situé sur Houplines, celui de Meurchin sur Lesquin, et relève la bourgeoisie de Lille le . En 1492, il fait un prêt à la ville de Lille et meurt avant 1495. Il épouse vers 1456 Marie du Bosquiel, fille de Jean dit Le Grand Bosqueau et de Catherine de Bouvines; elle teste et décède vers 1503[59].
- Jean VI de Tenremonde ( -1518), fils de Jean V, écuyer, seigneur d'Hébuterne, dont il donne le dénombrement en 1496. Il fait partie du magistrat de Lille à plusieurs reprises entre 1487 et 1517 : juré, échevin , appaiseur, rewart, mayeur. Il relève la bourgeoisie de Lille le . Il s'adonne aux lettres ce qui lui vaut le titre de « Prince du Puy », et un don du magistrat lors d'une fête qu'il donne à ce titre en [62]. Il meurt le . Il a pris pour femme Jacqueline de la Cambe, dit Gantois, morte le , fille de Baudouin, échevin de Lille, roi de l'Épinette, et de Jeanne Dubois. Jean VI et sa femme ont été inhumés sous une épitaphe rappelant leur qualité dans la chapelle Saint Jean-Baptiste de l'église Saint-Maurice de Lille.
- Catherine de Tenremonde, fille de Jean VI, dame d'Hébuterne, se marie avec Allard de La Porte II ( de la maison Mortagne d'Espierres), seigneur de Vertain en Pévèle, lieutenant de la gouvernance de Lille en 1513 et 1518, conseiller des empereurs Maximilien et Charles Quint, nommé en 1521 maître ordinaire de la chambre des comptes de Lille, fonction dont il se démet en . Il meurt en 1546, est enterré dans l'église Saint Maurice de Lille. Il était le fils d'Allard de La Porte Ier, seigneur de Vertain, secrétaire du duc de Bourgogne, maître de la chambre des comptes de Lille et d'Isabelle Abonnel. Allard de La Porte II et Catherine de Tenremonde ont eu 22 enfants dont 20 morts en bas-âge[63].
- Henri IV de Tenremonde, fils de Jean VI, écuyer, remplit le rôle de roi de l'Épinette en 1486. il hérite de la seigneurie de la Riandrie, située sur Marcq-en-Barœul, relève la bourgeoisie de Lille le . Il exerce plusieurs fonctions dans le magistrat de Lille entre 1508 et 1532 : plusieurs fois échevin, juré, gard'orphène. Il a une file naturelle née avant 1501, d'une femme prénommée Bauduine et la reconnait devant l'échevinage de Lille le . Il épouse Jeanne Descretons, fille de Guy ou de Maître Jacques, bourgeois de Lille.
- Eustache deTenremonde, fils de Jean VI, écuyer, prêtre curé de la paroisse de Lille en 1500, devient chanoine du chapitre de chanoines de la collégiale Saint-Pierre de Lille, est nommé doyen du chapitre le et le demeure jusqu'au , date de sa démission. En 1503, il paye à la ville les droits dus sur une somme de 600 livres reçue de son père. En 1510, Eustache et ses co-héritiers se retrouvent en procès contre Jean, frère d'Eustache, au sujet du fief d'Hébuterne. En 1512, il acquitte les droits dus sur sa part des constructions et plantations du fief en question[63].
- Jacqueline de Tenremonde ( -1504), fille de Jean VI, est morte en . Elle devient par contrat de mariage passé à Lille en 1478, la femme de Jacques de le Cambe, dit Gantois, fils de Jean, fondateur de l'hospice Gantois et de Jeanne Dubus. L'époux accède à la bourgeoisie de Lille le et occupe différentes activités dans la gestion de la ville (juré, conseiller, appaiseur, échevin, rewart, mayeur, roi de l'Épinette) entre 1478 et 1502. Il meurt le , à l'âge de 45 ans. Les deux époux sont enterrés avec leur fille Marie dans la chapelle Notre-Dame de l'ancienne église Saint-Étienne de Lille, sous une épitaphe, reprenant les armes du mari et l'identité des personnes inhumées[64].
- Catherine III de Tenremonde, fille de Jean VI , est abbesse de l'abbaye d'Argenton[64].
- Pierre II de Tenremonde ( -1540), fils de Jean VI, écuyer, est seigneur de Meurchin, pour lequel il sert le rapport et dénombrement à Marie de Luxembourg, châtelaine de Lille en 1505. Il est également seigneur de Blanchemaille ou les Blanches-Mailles sur Roubaix et des Plancques. Il relève la bourgeoisie de Lille le , est appaiseur en 1526 et 1528 et meurt le . Il est inhumé dans la collégiale Saint-Pierre de Lille. Il prend pour femme Jeanne Bourgeois, fille de Léon, bourgeois de Tournai, et de Jeanne de Clermes, morte le , inhumée sous le préau de la collégiale Saint-Pierre, puis épouse Barbe de le Becque. Son épitaphe et celle de sa première épouse figuraient sous le clocher de la collégiale[64].
- Catherine IV de Tenremonde ( -1578), fille de Pierre II, meurt le ; le service funéraire et les funérailles ont lieu à Lille le . Elle a pris pour mari, d'abord Valerian ou Wallerand de Hennin, né à Lille. Fils de Jacques, mayeur et rewart de Lille et d'Antoinette le Prevost de Basserode, il relève la bourgeoisie de Lille le et meurt avant 1540. Elle se marie ensuite en 1540 avec Wallerand de Villers, dit Poilvache ou Poilvacque, écuyer, né vers 1508 à Lille. Il relève la bourgeoisie de Lille le , devient notable de Lille : échevin, juré, commissaire au renouvellement de la loi. Il se fait également recevoir bourgeois de Douai le [65].
- Isabelle de Tenremonde, fille de Pierre II, prend pour mari vers 1543, Roger de la Hamayde, écuyer, seigneur de Richier, prévôt ou chef du magistrat de Cysoing. Né à Gruson, fils de Jacques, écuyer, seigneur de Richier et de Jeanne Lefebvre, veuf sans enfants de Marie de Landas de Wannehain, il achète la bourgeoisie de Lille le . Il fait l'acquisition en 1545 d'une maison située à Cysoing. Il meurt le , est inhumé avec sa femme dans l'église de l'abbaye Saint-Calixte de Cysoing, sous une inscription rappelant leur identité[65].
- Jacques IV de Tenremonde ( - 1563), fils de Pierre II, seigneur de Blanchemaille et des Plancques, nait à Lille, sert en tant qu'archer au service de Charles Quint, dans la compagnie du prince d'Orange, Guillaume Ier d'Orange-Nassau. Il possède un temps le fief de Meurchin puis le cède à son parent Jacques, seigneur de Mérignies et de Bachy. Il relève la bourgeoisie de Lille le , et mène une carrière de dirigeant de la ville : plusieurs fois membre du magistrat entre 1548 et 1561 : échevin, gard'orphenne, appaiseur. Il meurt peu de temps avant le . Il épouse Adrienne Cauwet, morte le , fille de Bauduin et de Catherine de Vaux, dame de Wailly[66].
- Catherine V de Tenremonde ( -1611), fille de Jacques IV, parfois nommé Isabeau[67], dame de Blanchemaille et de Wailly, meurt en 1611, est inhumée dans la chapelle des Trinitaires à Douai. Elle prend pour mari Thomas Lemaire, docteur en droit, conseiller et lieutenant de la gouvernance de Douai et Orchies de 1572 à 1592. Originaire du Cambrésis, il est anobli par lettres patentes du roi Philippe II le . Il est inhumé dans la chapelle des Frères Prêcheurs de Douai.
- Adrienne de Tenremonde, fille de Jacques IV, est propriétaire en 1596 d'un fief sur Wazemmes, relevant de la seigneurie du Vert Bois située à Annappes. Elle est inhumée dans la chapelle des Frères mineurs récollets d'Arras. Elle devient vers 1568 l'épouse de Maître Philippe Lepers, licencié en droit, second lieutenant du gouverneur de Lille le , et le demeure jusqu'au au moins. En outre, depuis 1578, il exerce l'office de prévôt des maréchaux (chef de la maréchaussée qui a précédé la mise en place de la gendarmerie) et reçoit cette même année une lettre de commission lui conférant le titre de souverain bailly des châtellenies de Lille, Douai, Orchies. Natif de Lille, Philippe Lepers, fils de Jean, plusieurs fois échevin de Lille et de Philippine Hangouart, relève la bourgeoisie de Lille le [66].
Cette branche cadette s'éteint au cours du XVIIe siècle faute de descendants masculins