Fanny Clar
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(à 69 ans) 14e arrondissement de Paris |
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Fanny Clar, de son vrai nom Clara Fanny Olivier, née le dans le 4e arrondissement de Paris et morte le dans le 14e arrondissement[1], est une journaliste et écrivaine française, qualifiée d'intellectuelle socialiste (au sens de la SFIO)[2]. Elle est également connue pour son engagement pacifiste et féministe[3]. Son œuvre littéraire compte des romans, des poèmes et des pièces de théâtre. Elle a fait une carrière dans l'écriture d'histoires essentiellement pour enfants.
Jeunesse et vie privée
Fanny Clar naît le à Paris[3] et est la fille d’un couple d’opticiens vivant avenue Victoria[4].
Fanny Clar épouse Émile Célié. Ils ont un fils, Jean, né le , et habitent au 70 rue des Batignolles[4]. Elle vit ensuite avec le sculpteur et peintre Raphaël Diligent (1884-1964) qui illustre plusieurs de ses livres (Les Mains enchantées, Dix-sept et un)[5].
Fanny Clar meurt le [3].
Son petit-fils François Clar (1931-2011) est artiste peintre[6].
Journalisme
En 1904, Fanny Clar écrit dans Le Libertaire sous la signature de Francine[4]. Elle y rencontre Miguel Almereyda, père de Jean Vigo, avec lequel elle reste liée. Elle fait partie de la Ligue Internationale pour l’Éducation Rationnelle de l’enfance, fondée par Francisco Ferrer en 1908[4].
Chaque semaine depuis le , elle rédige dans le journal antimilitariste La Guerre sociale une chronique hebdomadaire pour femmes intitulée « Notre coin »[4]. En , elle travaille avec Miguel Almereyda au journal Le Bonnet rouge[4]. Son roman-feuilleton sentimental, La Rose de Jéricho parait dans L'Humanité dès le du [4].
Dans l'entre-guerre, elle collabore, avec son fils Jean Célié, à plusieurs titres de la presse socialiste tels que Le Travail de Seine-et-Marne, Floréal, Le Populaire, Le Peuple[4].
Fanny Clar écrit des articles pour le journal féministe La Voix des femmes lorsque celui-ci est relancé en [7].
En 1920, elle est accusée de défaitisme et de démoralisation par Louis Marchand[8] dans son livre L'offensive morale des Allemands, en France, pendant la guerre[9] pour ses écrits de 1915 (, , , , , etc.).
Avec son mari Jean Célié, elle signe une liste de soutien pour la réhabilitation de Miguel Almereyda, mort en prison, en 1922[5].
Outre de nombreux articles dans différents journaux et revues, Fanny Clar écrit des romans, des poèmes et des pièces de théâtre[3].

La Société des gens de lettres l'admet en 1924[10].
En 1932, ses articles sont lus dans Le Soir (rubrique des arts), L’Ère nouvelle (rubrique féminine), le Peuple de Bruxelles, Vu et L’Âge heureux[4]. Ainsi, elle écrit dans le magazine Vu un commentaire de huit photographies de Brassaï intitulé Un homme tombe dans la rue sur l'attroupement à la suite de cet accident où elle constate qu'une vie humaine représente peu et beaucoup à la fois. Elle adapte également des écrits étrangers comme Les premiers épis de José M. del Hogar (avec Aubert-Gris).
Jean Vigo l'engage pour le rôle de figurante de la mère de Juliette dans le film L'Atalante de 1934[4] et elle en fait la promotion.
