Faustin-Archange Touadéra

homme d’État centrafricain From Wikipedia, the free encyclopedia

Faustin-Archange Touadéra, né à Bangui le , est un professeur et homme d'État centrafricain, Premier ministre de 2008 à 2013 sous le régime de François Bozize, puis président de la République depuis 2016.

PrédécesseurCatherine Samba-Panza (chef de l'État de la Transition)
Faits en bref Fonctions, Président de la République centrafricaine ...
Faustin-Archange Touadéra
Illustration.
Faustin-Archange Touadéra en 2025.
Fonctions
Président de la République centrafricaine
En fonction depuis le
(10 ans et 1 mois)
Élection 14 février 2016
Réélection 27 décembre 2020
28 décembre 2025
Premier ministre Simplice Sarandji
Firmin Ngrebada
Henri-Marie Dondra
Félix Moloua
Prédécesseur Catherine Samba-Panza (chef de l'État de la Transition)
Premier ministre de Centrafrique

(5 ans et 12 jours)
Président François Bozizé
Prédécesseur Élie Doté
Successeur Nicolas Tiangaye
Biographie
Nom de naissance Faustin-Archange Touadéra
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Bangui (Oubangui-Chari)
Nationalité Centrafricaine
Parti politique KNK (jusqu'en 2019)
MCU (depuis 2019)
Diplômé de Université de Bangui
Université Félix-Houphouët-Boigny
Université Lille-I
Université de Yaoundé
Profession Enseignant
Religion Baptisme
Résidence Palais de la Renaissance (Bangui)

Signature de Faustin-Archange Touadéra

Image illustrative de l’article Faustin-Archange Touadéra
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Biographie

Fils d’une famille de 10 enfants, du quartier populaire de Boy-Rabe de Bangui, Faustin-Archange Touadéra est né le , d'un père chauffeur et d'une mère cultivatrice[1]. Il étudie en mathématiques à l'université Lille-I et obtient un doctorat en 1986.

Carrière universitaire

En 1987, il devient professeur adjoint de mathématiques à l'université de Bangui et il est vice-doyen de la faculté des sciences de l'université de 1989 à 1992. Il rejoint le Comité inter-États pour la standardisation des programmes de mathématiques dans les pays de langue française et l'océan Indien (CIEHPM) en 1999, servant en tant que président du comité de 2001 à 2003. En 2004, il obtient un deuxième doctorat à l'université de Yaoundé.

Il est vice-chancelier de l'université de Bangui en puis recteur de cette dernière de 2005 à 2008[2], période durant laquelle il contribue au lancement de plusieurs initiatives clés, telles que le programme de formation à l'entrepreneuriat[3] et le consortium Euclid (en).

Ministère

Il est diacre dans une église baptiste de l’Union Fraternelle des Églises Baptistes[4],[5].

Carrière politique

Premier ministre

Faustin-Archange Touadéra est nommé Premier ministre le par le président François Bozizé à la suite de la démission d'Élie Doté.

Le , il est destitué de ses fonctions[6] suite à l’accord de Libreville entre le gouvernement et les milices du groupe rebelle la SELEKA qui menaçaient de renverser le pouvoir de Bangui, remplacé le par Nicolas Tiangaye, qui constitue un cabinet d'union nationale le suivant.

En 2014, il se réfugie sur la base de l'ONU de Bangui pendant six mois puis à Villeneuve d'Ascq[7], en France, avec son épouse et ses trois enfants[8].

Élection présidentielle de 2016

Faustin-Archange Touadéra est de retour en Centrafrique en 2015 après l'intervention militaire Sangaris et la mise en place d'une transition politique[9]. Vice-président du Kwa Na Kwa, il se présente comme candidat indépendant à l'élection présidentielle de 2015-2016. Il arrive deuxième du premier tour avec 19 % des voix, derrière son opposant, Anicet-Georges Dologuélé qui arrive en tête avec 23,7 %. Il est finalement élu président de la République centrafricaine à l'issue du deuxième tour, avec 62,7 % des suffrages contre 37,3 % à Anicet-Georges Dologuélé[10]. Le KNK suspend Touadéra pour « indiscipline ». Il est radié en [11].

Président de la République

Faustin-Archange Touadéra est investit président de la République centrafricaine le , succédant à Catherine Samba-Panza, chargée de la transition[12].

Faustin-Archange Touadéra avec le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, 2019.

Le , Faustin-Archange Touadéra, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle prévue le [13].

Selon des résultats provisoires, le président sortant est réélu à la tête de la Centrafrique avec 53,92 % des voix au terme d’un cycle électoral mouvementé. Le , la Cour constitutionnelle valide sa réélection avec 53,16 % des voix[14].

Le , Faustin-Archange Touadéra prend la présidence de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC)[15].

La nouvelle Constitution centrafricaine soumise à referendum le 30 juillet 2023 prévoit de faire passer le mandat présidentiel de cinq à sept ans sans restriction de nombre. En cas d'adoption du texte, Faustin-Archange Touadéra pourrait se représenter en 2025.

En , lors d'un congrès de son parti Mouvement Cœurs unis, Faustin-Archange Touadéra est investi candidat du parti pour l'élection présidentielle de [16]. Il remporte l'élection dès le premier tour avec 77,9 % des voix. Ses deux principaux adversaires, Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra arrivent en deuxième et troisième positions avec 13,5 % et 3,2 % des voix. La participation est de 52,4 %. Les deux adversaires dénoncent les conditions d'organisation du scrutin, ses irrégularités et demandent l'annulation de celui-ci[17],[18].

Appel aux services de sécurité privée

Il fait appel à la société de sécurité privée russe Wagner pour aider au rétablissement de la stabilité du pays, ce qui entraine une détérioration des relations avec la France, dont le président Emmanuel Macron ordonne le retrait des coopérants français et la suspension de l'aide économique. Le groupe Wagner obtient, en échange de sa présence, des concessions minières[19]. Le rapprochement du président Touadéra avec la Russie se ressent également dans sa politique étrangère, puisqu'il est l'un des rares chefs d'État à apporter son soutien à la décision de Vladimir Poutine de reconnaître l'indépendance des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk en [20],[21]. Le , lors du vote de la résolution ES-11/1 condamnant l'« agression contre l'Ukraine », le délégué centrafricain à l'Assemblée générale des Nations unies s'abstient[22].

En , il est reçu à l'Élysée pour la seconde fois depuis le début de son mandat pour signer une feuille de route qui va prévoir le rétablissement de rapports bilatéraux entre les deux pays[23].

Notes et références

Voir aussi

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