Ferdinand Bascans
journaliste français gérant de la Tribune
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Ferdinand Bascans, né le 18 nivôse an IX à Toulouse est mort le à Neuilly-sur-Seine, est un professeur et journaliste français.
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Bertrand Auguste Ferdinand Bascans |
| Nationalité | |
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| Conjoint |
Sophie Lagut (à partir de ) |
| Enfant | |
| Parentèle |
Georges d’Heylli (gendre) |
Biographie
Fils d’un négociant toulousain, Bascans se destinait, à l’issue de ses études au lycée de sa ville natale à l’École polytechnique et à une carrière militaire[1], lorsque les événements de 1814 et des revers de fortune subis par sa famille changeant ses dispositions, l’ont amené à entrer dans l’enseignement[2].
Successivement professeur à Toulouse et à Pont-le-Voy de 1825 à 1827, l’indépendance de son esprit ne pouvant se plier à la direction imprimée aux études par le ministre Frayssinous, il monte à Paris, où il donne des leçons particulières. Après avoir pris une part active à la révolution de juillet 1830, il sépare très tôt du nouveau gouvernement qu’il avait contribué à fonder, et accepte la gérance de la Tribune, le journal d’opposition le plus agressif et le plus attaqué de l’époque, dont son compatriote Germain Sarrut avait pris la direction[3].
L’un des plus énergiques lutteurs de la presse dans les premières années du règne de Louis-Philippe[2], ses articles dans la Tribune lui ont occasionné plusieurs duels[a], remportés pour la plupart, soixante-cinq saisies, autant de procès, plus de soixante mille francs d’amende ou de frais judiciaires, trente-deux mois de prison, deux arrestations préventives, trois accusations capitales devant des conseils de guerre, etc[2].
Dans ces derniers procès, il a eu pour coaccusé son ami Armand Marrast, et pour principal adversaire le procureur général, Jean-Charles Persil, surnommé « Père Scie », partisan résolu du parti de l'ordre et adversaire acharné des libéraux[b], auquel il a adressé une lettre restée célèbre pour sa modération[2].
Après la chute de la Tribune, il a donné quelques articles au National et à la Revue Républicaine, mais las des luttes politiques, il s’est retiré du journalisme en 1840, pour entrer comme professeur de littérature et d’histoire dans le grand pensionnat que dirigeait Sophie Lagut, qu’il devait épouser quelques mois plus tard.
Il s’est occupé, avec ]a collaboration de Louis Viardot, de la traduction d’un ouvrage important du comte de Toreno, l’Histoire du soulèvement, de la guerre et de la révolution d’Espagne, par le comte de Toreno, parus simultanement à Paris et à Madrid, 1845, 5 vol. in-8º. Ce vétéran de la presse militante a ensuite longtemps vécu modestement, retiré du monde politique, peu connu de la génération nouvelle[4].
Publications
- José María Queipo de Llano (trad. Louis Viardot avec la collaboration de MM. D'Ayllon et Ferdinand Bascans), Histoire du soulèvement, de la guerre et de la révolution d’Espagne [« Historia del levantamiento, guerra y revolución de España »], Paris, Paulin, 1835-1838, 5 t. en 3 vol. ; in-8º (lire en ligne).