Ferdinand Berthier

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SuccesseurV.-G. Chambellan
Nom de naissanceJean-Ferdinand Berthier
Surnomle Napoléon des sourds[1]
Date de naissance[2],[3]
Ferdinand Berthier
Illustration.
Portrait de Ferdinand Berthier.
Fonctions
1er président de la Société centrale des sourds-muets de Paris

(19 ans)
Successeur V.-G. Chambellan
Biographie
Nom de naissance Jean-Ferdinand Berthier
Surnom le Napoléon des sourds[1]
Date de naissance [2],[3]
Lieu de naissance Louhans (France)
Date de décès (à 82 ans)
Lieu de décès 6e arrondissement de Paris
Sépulture Sagy[4]
Nationalité France
Profession Professeur
Distinctions Prix de la Société des sciences morales
Légion d'honneur

Jean Ferdinand Berthier Écouter est une personnalité de la culture sourde, né le à Louhans (Saône-et-Loire) et mort le à Paris. Doyen des professeurs de l'Institut des sourds-muets de Paris, il est notamment connu pour la création de la Société centrale des sourds-muets de Paris qui devient la Société universelle des sourds-muets quelques années plus tard.

Naissance et enfance

Jean-Ferdinand Berthier naît le à Louhans, dans la région de Bourgogne. Son père est chirurgien[2],[5],[6].

Devenu sourd à l'âge de quatre ans, c'est à huit ans (en 1811) qu'il entre à l'Institut des sourds-muets de Paris[7]. À cette époque, les instituteurs entendants Louis-Pierre Paulmier et Auguste Bebian et les professeurs sourds Laurent Clerc et Jean Massieu dispensent les cours dans l'institution[8]. Durant sa scolarité, Ferdinand Berthier se montre un élève brillant.

Carrière

Ferdinand Berthier commence une carrière dans l'enseignement à partir de 1829, date à laquelle il est nommé en compagnie d'Alphonse Lenoir professeur à l'Institut des sourds-muets de Paris[9]. Durant ses années d'enseignement, Émile Mercier, le fils d'Eugène Mercier, est un des élèves de Ferdinand Berthier[10]. Il y termine sa carrière en étant le doyen des professeurs sourds.

Il fait preuve d'une grande activité pour organiser la communauté sourde française et permettre l’enseignement et la formation des personnes sourdes. Devenu membre de la Société des gens de lettres, il fonde la Société centrale des sourds-muets de Paris en 1838. En 1850, il est l'un des cofondateurs de la Société centrale d'éducation et d'assistance pour les sourds-muets en France. En 1867, la Société centrale des sourds-muets de Paris évolue et devient la Société universelle des sourds-muets.

Il est surnommé « Napoléon des sourds » par Victor Hugo, puis par les sourds[11],[9].

Actions et écrits

Ses écrits défendent la langue des signes et les sourds qu'il appelle « mes frères ». Il fait connaître l'œuvre de l'abbé de l'Épée auprès des sourds et des entendants du XIXe siècle. Il se montre le mobilisateur de la culture sourde, ne cessant de revendiquer le droit pour les sourds de pouvoir utiliser la langue des signes en toutes circonstances (à l'école, au tribunal, etc.) afin d'accéder à l'égalité civile. Il fait également connaître les artistes et les poètes sourds de son époque et des précédentes.

Distinctions et récompenses

Citation à propos de Ferdinand Berthier

Citation de Victor Hugo

« Qu’importe la surdité de l’oreille quand l’esprit entend ? La seule surdité, la vraie surdité, la surdité incurable, c’est celle de l’intelligence »

 l'écrivain Victor Hugo écrivait à Ferdinand Berthier le [12].

Postérité

Le musée des Sourds à l'hôtel-Dieu de Louhans est créé par Armand Pelletier en 2013[13],[14]. Le choix de la ville est un hommage au lieu de naissance de Ferdinand Berthier et à l’œuvre du personnage.

S'y trouve un buste en bronze à son effigie, œuvre de l'artiste Jean-Pierre Malaussena (visible place Saint-Jean, 1999)[15].

Le , un Google Doodle lui est consacré à l'occasion du 220e anniversaire de sa naissance[16],[17].

Publications

Notes et références

Annexes

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