Il possède une aura très importante chez les membres de la communauté sourde, tant français qu'américains. Avec Thomas Hopkins Gallaudet, il a cofondé la première école en Amérique du Nord, pour l'éducation et l'instruction des sourds et muets le dans une salle louée à l'hôtel Bennet à Hartford, dans le Connecticut. L'école a été plus tard rebaptisée École américaine pour les sourds (anglais: American School for the Deaf) et a déménagé plusieurs fois avant de s'installer en 1921, dans des bâtiments spécialement construits pour elle à West-Hartford. Cette école est la plus ancienne pour les enfants sourds aux États-Unis.
Né dans un petit village au nord-est de Lyon, d’un père notaire receveur des impôts et maire et d’une mère issue de la bourgeoisie locale, Laurent Clerc tombe à l’âge d’un an dans la cheminée du domicile de ses parents et se brûle la joue. C'est cet accident qui serait, paraît-il, la cause de sa surdité et de sa perte de l’odorat mais il est probable qu'il est né avec ces handicaps. Il gardera une cicatrice au visage et cette marque deviendra son nom-signe dans la communauté sourde, la forme de la main en «U» (avec le pouce étendu) vient glisser le long de la joue[2].
L'année suivante, Gallaudet vient à Paris et demande à Laurent Clerc de l'accompagner aux États-Unis pour y fonder une école. Il accepte un contrat de trois ans[3]. En compagnie de Thomas Hopkins Gallaudet, Laurent s'embarque au Havre[4] et quitte la France le sur le voilier Mary Augusta. Ils arrivent à New York après 52 jours de mer[5]. À Hartford (Connecticut), ils fonderont la première école pour sourds impulsant ainsi l’élan qui permettra à l'un des fils de Thomas Gallaudet, Edward Miner Gallaudet de créer plus tard, à Washington, le Gallaudet College qui deviendra ensuite l’université du même nom, seule université pour sourds. Laurent Clerc aura l’honneur d'être présent à l'inauguration quelques années avant sa mort survenue le .
Laurent Clerc en 1862
Le , Laurent Clerc épousait l’Américaine Elisabeth Crocker Boardman[6], avec laquelle il allait avoir six enfants (trois filles et trois garçons)[7], dont:
1 2 3 Écho Magazine, le mensuel des sourds, n°823, juillet-août-septembre 2015, page 8; on voit une photo d'un document rédigé par Laurent Clerc sur sa famille.
↑ Écho Magazine, le mensuel des sourds n°823 - Juillet • Août • Septembre 2015, page 5.
Voir aussi
Bibliographie
Harlan Lane, Quand l'esprit entend: Histoire des Sourd-Muets (When The Mind Hears: A History of the Deaf, éd. Gallaudet University Press), éd. Odile Jacob, coll. Opus, 1996.
Jean Massieu et Laurent Clerc, Recueil des définitions et réponses les plus remarquables, Londres, 1815.